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MANUEL D'INSTRUCTION ET D'EDUCATION RELIGIEUSES
Abbé Lucien Arène, Aumônier d'Ecoles libres
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LE SACREMENT DE MARIAGE

RÉFLEXION

A- On pourrait se demander pour quelles raisons le Mariage constitue un Sacrement., alors qu’il s’agit apparemment d’une question d’ordres sentimental et physique, à savoir : l’épanouissement des époux et la procréation des enfants.

B- Les motifs profonds sont de trois ordres principaux que nous verrons plus loin. Mais nous remarquons tout de suite que c’est l’intention de perpétuer la race humaine sur la terre, que Dieu a voulu cette institution. Et le Créateur et Père a voulu associer l’homme et la femme à son œuvre créatrice.

C- Par ailleurs, si Dieu a voulu faire éclore la vie et la conduire à son épanouissement en chacun d’eux d’abord, la femme et l’homme doivent s’unir légalement et vivre ensemble dans une union spéciale : la famille.

D- L’être humain est avant tout un être social, et d’abord familial. C’est logiquement dans la famille qu’il n’ait, grandit et vit généralement. Celle-ci est la source, la base et l’honneur de toutes les sociétés humaines. Tant vaut la famille : tant vaut la société. C’est pourquoi Dieu lui a consacré un Sacrement.

EXPLICATION

1.- Les trois principaux motifs pour lesquels le Mariage a été élevé à la dignité de Sacrement sont les suivants :

  1. L’amour humain conduisant au mariage est l’image vivante de l’amour que Dieu nous a manifesté en nous créant. En effet, le Mariage est le reflet, l’image et même une participation à cet amour de Dieu pour nous.
  2. De plus, le Mariage est aussi l’image, le reflet et même une participation du "Mariage divin" que le Seigneur a réalisé en nous adoptant pour ses enfants. Ce faisant, Dieu nous a rendus membres de son Église : Corps Mystique du Christ.
  3. Par ailleurs, tout ce qui concerne la vie humaine, "de près ou de loin" en ses diverses sortes d’échanges dans le Mariage, est absolument sacré. En effet, la vie : la notre, celle des autres, ou celles à venir par la procréation, est absolument sacrée ! La vie est le premier de tous les biens que Dieu a créés. Il est Lui-même la VIE !

2.- Tout cela trouve sa justification dans la Sainte Écriture. En effet, nous y constatons que c’est Dieu Lui-même qui a établi le Mariage et fondé la famille humaine, quand Il créa et unit ensemble Adam et Ève, nos premiers parents :

  1. Le mode de création auquel Dieu procéda est déjà significatif : "Homme et femme, Il les créa." Créés différents à maints égards, l’homme et la femme trouvent cependant leur complément instinctif et harmonieux, chacun en l’autre. La vocation au mariage est donc inscrite dans la nature-même de l’homme et de la femme.
  2. "C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme ; et tous deux ne feront plus qu’un." ( Genèse 2, 18-25. Et St. Matthieu 19,6) Ces paroles, si fortement imagées, affirment bien, d’une façon puissante, la fusion de deux êtres unis en un seul. Et elles indiquent deux grandes lois du Mariage voulues par Dieu : INDISSOLUBILITÉ et UNITÉ.
  3. Cet amour que Dieu a béni est appelé à être fécond et à se réaliser dans l’œuvre commune de la garde de la création ; "Et Dieu les bénit et leur dit : "soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la !" (Genèse I,28)

3.- Il est à noter que pour le Sacrement du Mariage, tout comme pour celui de "L’Onction des Malades", on ne trouve pas, dans l’Écriture-Sainte, de texte relatant l’ institution elle-même du Sacrement de Mariage par Notre-Seigneur. Mais cette institution se déduit de l’attitude précise que Jésus a eue envers cet état, et les précisions qu’Il a occasionnellement données à son sujet : Après avoir dit les paroles que nous avons rapportées ci-dessus en St. Matthieu 19,6. Jésus déclara : "Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni !"

4.- Malgré les variations nombreuses qu’il a connues au cours des siècles, selon les différentes cultures, structures sociales et attitudes spirituelles, le Mariage n’est pas une institution purement humaine. En venant sur terre, Jésus trouva la famille dans un profond état de dégradation. En particulier, les deux lois d’unité et d’indissolubilité s’étaient effacées de bien des mémoires. Le vice triomphait souvent. Et l’homme était devenu souvent un tyran, la femme une esclave, et l’enfant une victime. C’est pourquoi, rappelant la norme en ce domaine, Jésus a fait du contrat de Mariage un Sacrement.

5.- Aujourd’hui, comme l’affirme Saint Paul, le Mariage est un "grand Sacrement" qu’il compare à l’union sainte de Jésus avec son Église. Le Mariage en remplit, en effet, les trois conditions :

  1. C’est un signe sensible et sacré, puisqu’on voit le don mutuel que se font les époux et que l’on entend par le "oui", par lequel ils s’acceptent mutuellement.
  2. Il a été institué par Notre-Seigneur. Cela ressort du comportement qu’a eu Jésus vis-à-vis du Mariage et des déclarations qu’Il a faites concernant ce Sacrement. Depuis longtemps, l’Église a vu une sanctification du Mariage par Jésus, du fait que c’est à un Mariage fait à Cana, que Notre-Seigneur a réalisé son premier miracle en changeant l’eau en vin au repas des noces...
  3. Le Mariage produit des Grâces : Grâce habituelle, qu’il augmente dans les mariés ; et Grâce sacramentelle spéciale qui leur viendra en aide au cours de la vie, en proportion de leurs bonnes dispositions et comportements.

6.- Ces Grâces particulières et propres au Mariage sont très importantes. Elles le sont en raison de ce que le Mariage réalise physiquement ce que Dieu a établi spirituellement entre Lui et le genre humain, en nous faisant ses enfants adoptifs. Et, sur un plan pratique, en raison des difficultés que toute société, imparfaite qu’elle est et soumise aux contraintes que le péché a entraînées, a largement besoin d’être puissamment soutenue par les Grâce de Dieu, afin de vivre en harmonie et en paix entre époux.

7.- On peut donc définir ce Sacrement de la façon suivante : Le Mariage est un Sacrement qui unit devant Dieu et devant la société, un homme et une femme, pour former entr’eux une société chrétienne unique et définitive pour leur bien mutuel, et pour la génération et l’éducation de leurs enfants.

8.- C’est, en effet, dans le but d’une vie chrétienne menée en commun et pour leur épanouissement mutuel que Dieu a institué le Mariage. Dès la création, Dieu remarque : "Il n’est pas bon pour l’homme qu’il soit seul" (Genèse 2, 18-25). Et c’est pourquoi Il l’accompagna d’une femme, "chair de sa chair", c’est-à-dire de même nature que l’homme, son vis-à-vis et son égale, toute proche de lui.

N.B. C’est sous forme imagée que la création de la femme est exprimée dans la Bible. Ainsi le terme de "côte de l’homme", dont la femme est dite issue, est à comprendre comme signifiant que la femme est "à côté de l’homme", c’est-à-dire son égale par sa nature humaine à laquelle elle appartient tout autant que l’homme.

9.- En ce qui concerne la procréation des enfants, on peut dire que la tendance innée et instinctive de l’homme le portant vers son complément que lui apparaît la femme, et réciproquement, aboutit à un épanouissement mutuel en les divers domaines intellectuel, sentimental et physique . Mais la nature-même de ce qui permet de réaliser cet épanouissement mutuel contient en soi un appel à une éventuelle procréation.

10.- C’est la raison pour laquelle, lorsque la Théologie considère les fins du Mariage, elle les énumère comme fins primaire et secondaire : La fin primaire étant -par la nature-même de l’intimité- la procréation (éventuelle) ; et la fin secondaire comme étant l’épanouissement mutuel des époux.

11.- Relativement à la question de la procréation : contrairement à une opinion qui s’est répandue largement, même chez bien des chrétiens, et un comportement à l’inverse de la saine doctrine : la contraception non-naturelle, ainsi l’avortement sont des actes gravement coupables. L’avortement, en particulier, constitue, quoi que l’on en dise et pense, un véritable et indiscutable homicide.

12.- A quelque moment que l’on intervienne pour supprimer ce qui a été conçu chez la mère, cela constitue un crime abominable, parce que réalisant absolument un homicide. Et l’Église, pour bien montrer le caractère abominable et assassin de la chose, frappe d’excommunication automatique toutes les personnes ayant décidé, pratiqué et collaboré volontairement à un avortement.

13.- Nous avons nommé ici "excommunication automatique", l’excommunication encourue du fait-même que l’on procède à un tel acte. En terme juridique, l’Église l’appelle : "Excommunication latae sententiae".

14.- La régulation artificielle est aussi une faute grave, parce qu’elle ne respecte pas une loi naturelle, laquelle a pour origine Dieu, et de plus, en un domaine sacré : la vie humaine !

15.- Assurément, la perspective d’une nouvelle naissance pose parfois des problèmes humains importants et graves à divers points de vue ; parfois même humainement tragiques. Mais c’est toujours la vie de l’enfant innocent qui doit être considérée absolument ; même dans les cas les plus tragiques et humainement catastrophiques dont il puisse être question.

16.- En ce qui concerne la partie essentielle du Sacrement de Mariage, c’est-à-dire ce qui fait le Sacrement et le rend valide, il y a deux formules : Dans la liturgie catholique du rite oriental, on considère que c’est le Prêtre qui est le ministre de ce Sacrement. Tandis que dans la liturgie du rite latin - qui est le nôtre - on considère habituellement que ce sont les époux eux-mêmes qui sont les ministres du Sacrement et que celui-ci est réalisé au moments où les époux échangent leurs consentements mutuels.

17.- Le consentement de chacun des époux doit remplir plusieurs conditions pour que le Mariage soit valide. En effet, le consentement mutuel est essentiel, parce qu’il constitue la partie intégrante du Sacrement. Il doit être conscient, libre , volontaire et mutuel. Si une de ces qualités manquait, le Mariage serait invalide.

18.- On comprend aisément que soit prévue une préparation au Mariage, et durant laquelle le Prêtre rappelle ou enseigne les vérités essentielles aux futurs mariés. Et un dossier de Mariage est alors établi, qui considère les points de vue religieux, moraux et pratique, tout en permettant d’éviter quelque empêchement au Mariage projeté.

19.- Si l’on passait outre à un des empêchements prévus par l’Église, le Mariage contracté serait alors absolument invalide, c’est-à-dire nul.

Les principaux empêchements de Mariage sont : Une proche parenté; une contrainte grave rendant insuffisant ou inexistant le consentement ; un engagement antérieur; une disparité de culte non explicitement permise par l’Évêque; une fraude quelconque et dissimulée rendant le mariage nul; l’impuissance physique ou psychologique; etc...

20.- Il y a deux sortes d’empêchements :

  1. les empêchements dirimants, qui rendent le Mariage nul et invalide.
  2. les empêchements prohibants, qui rendent le Mariage illicite, à moins que l’Évêque en ait accordé la dispense. (Exemple : Mariage entre Catholique et Protestant; ou entre Catholique et Israélite, ou d’une autre religion). La dispense d’empêchement n’est accordée par l’Évêque que s’il n’y a pas danger, pour la partie catholique : de perdre sa Foi, ou de perdre la possibilité d’observer les lois chrétiennes ; ou, pour tous les enfants à naître, le risque de ne pas être élevés chrétiennement.

21.- Contrairement à ce que beaucoup pensent, l’Église ne peut pas rendre nul un Mariage valide. Elle peut seulement, après une enquête très sérieusement réalisée, déclarer nul un Mariage qui avait auparavant les apparences d’un Mariage valide. C’est la raison pour laquelle est fausse l’expression souvent entendue : "l’Église, ou le Pape a annulé le Mariage de..." Car, ni par prix d’argent, ni par complaisance, l’Église n’a le droit de procéder à un acte pareil. Si cela était, cet acte serait, d’ailleurs, absolument nul.

22.- Avant le Mariage et pendant plusieurs semaines, l’annonce de promesse de Mariage doit être faite dans les diverses paroisses concernées ou intéressées ; cela, afin que les personnes qui connaîtraient quelque empêchement puissent le signaler au Prêtre qui doit procéder à l’union sacramentelle, afin d’éviter l’invalidité du Mariage projeté. Cette annonce a pour nom "publication des bans"

Pour le même motif, l’union sacramentelle réalisée est enregistrée dans la Paroisse où l’union sacramentelle a eu lieu, ainsi que dans chacune des Paroisses où les nouveaux époux ont été baptisés.

23.- Les Catholiques qui ne se présentent qu’à la Mairie pour se marier ne sont pas vraiment mariés. De nos jours, en raison des multiples exemples qui les entourent, bien des Chrétiens, soit par oubli de cette réalité, soit par négligence volontaire, ne tiennent plus compte de cette loi naturelle et s’engagent dans ce désordre moral et religieux. C’est la plaie désastreuse et corruptrice de la société que nous connaissons !

24.- Le Mariage chrétien doit être précédé d’une préparation. Celle-ci se fait, matériellement, soit auprès du Clergé de la Paroisse sur laquelle chacun demeure, soit auprès du Clergé de la Paroisse où le Mariage doit avoir lieu. C’est alors qu’est constitué tout un "dossier de Mariage", qui contiendra les extraits des actes de Baptême de chacun des futurs époux ; le ou les certificats de publication des "bans" et les "interrogatoires" de chacun des fiancés.

25.- Mais il doit aussi y avoir une "préparation spirituelle et morale" au Mariage. Elle consistera dans le recours à la prière, à la réflexion et à une bonne conduite. La prière : car le Mariage constitue toujours un certain risque. Un bon foyer est une réussite difficile et exigeante. La réflexion devra porter sur le choix de celui , ou de celle à qui l’on veut s’unir; et il faut, dans ce choix, se préoccuper surtout du côté religieux et moral. C’est ainsi que, penser convertir plus tard un futur mari est bien souvent une illusion. Tandis que c’est le contraire qui risque de se produire... Enfin, la nécessité de mieux se connaître n’autorise pas les fréquentations trop longues ou trop intimes.

26.- Pour les Chrétiens vivant sérieusement leur Foi - et surtout, si ce n’est pas le cas ! - le Mariage doit être précédé du Sacrement du Pardon. Le Mariage doit être normalement reçu en ayant l’âme en état de Grâce. Les Chrétiens qui reçoivent le Sacrement de Mariage sans être en état de Grâce, sont réellement mariés, mais ils aggravent lourdement leur état spirituel.

27.- Pour vivre selon la Loi de l’Évangile, les époux chrétiens doivent s’aimer et rester fidèles l’un à l’autre jusqu’à la mort. S’étant donné l’un à l’autre librement et volontairement, leur cœur doit rester fermé à toute autre affection. C’est parfois une chose difficile, tant les tentations sont nombreuses et le Démon insidieux ; mais de bonnes mœurs et la prudence aideront puissamment la mutuelle fidélité.

28.- Les époux chrétiens doivent veiller à se sanctifier mutuellement en s’unissant dans la prière et dans la pratique des vertus religieuses et morales. Pour cela aussi, ils sauront, chaque fois que cela sera nécessaire, se sacrifier l’un pour l’autre et s’entr’aider en divers domaines. Ne pas oublier que "aimer, c’est être attentif à l’Autre, en vue de le rendre meilleur et plus heureux ; quitte, pour cela, à se sacrifier soi-même".

29.- Les époux doivent accepter tous les enfants que Dieu permet qu’ils aient : car ils sont les plus forts traits d’union de leurs parents. C’est un immense honneur que de contribuer ainsi à l’œuvre créatrice de Dieu. Et s’il y a des raisons sérieuses et graves de devoir limiter le nombre de ses enfants, (état de santé; manque de moyens pécuniaires; exiguïté des lieux; autres dangers, etc...), cela ne devra être envisagé qu’en respectant les lois de la nature, grâce à certaines méthodes naturelles; mais jamais par les moyens artificiels et devenus, hélas !, si faciles et courants, que sont ceux des techniques modernes, telle la contraception chimique ou autre.

QUESTIONS DU CHAPITRE SEPT

1.- Qu’est-ce que le Sacrement de Mariage ?

- Le Mariage est un Sacrement par lequel un homme et une femme s’unissent devant Dieu et devant la société pour fonder une famille chrétienne.

2.- Qui réalise le Sacrement de Mariage ?

- Ce sont les époux eux-mêmes qui, par l’échange de leurs consentements, réalisent le Sacrement de Mariage..

3.- Qui a institué le Mariage ?

- C’est Dieu qui a institué le Mariage, et c’est Notre-Seigneur Jésus-Christ qui en fait un Sacrement.

4.- Pourquoi Jésus-Christ a-t-Il fait du Mariage un Sacrement ?

- Jésus-Christ a fait du Mariage un Sacrement pour donner aux époux chrétiens les Grâces nécessaires pour vivre saintement et pour bien élever leurs enfants.

5.- Que doivent faire les époux pour vivre saintement ?

- Pour vivre saintement, les époux doivent s’aimer et se respecter; rester fidèles l’un à l’autre; vivre vraiment leur Foi, et élever chrétiennement leurs enfants.

6.- Un Mariage valide peut-il être rompu par un divorce ?

- Non, un Mariage valide ne peut jamais être rompu par un divorce; car il ne peut l’être que par la mort de l’un des deux époux.

7.-Les Chrétiens qui ne se présenteraient qu’à la Mairie pour se marier, le seraient-ils vraiment ?

- Non, les Chrétiens qui ne se présenteraient qu’à la Mairie pour se marier ne le seraient pas vraiment; seul, le Mariage religieux est valide.

8.- Que faut-il pour que le Mariage chrétien soit valide ?

- Pour que le Mariage chrétien soit valide, il faut :

  1. Qu’aucun empêchement ne se présente;
  2. Qu’il y ait un clair et libre consentement de chacun des futurs époux;
  3. Que le Mariage soit célébré devant le Curé de la Paroisse ou son délégué, ainsi que devant deux autres témoins.

CONSÉQUENCES PRATIQUES

-- Bien des Chrétiens, depuis les lois civiles néfastes concernant la famille (= divorce, unions libres, libéralisme sexuel et publicité des médias tournant, en ces domaines, à l’obsession :contraception artificielle, avortement, etc...) se trouvent effectivement contaminés par ce libéralisme de l’État en des lois inspirées par une certaine Franc-Maçonnerie en place ainsi que par la décadence galopante des mœurs.

-- Les Chrétiens doivent donc d’autant plus réagir en ces domaines, que tout cela touche à la cellule fondamentale de la société en général et de la Communauté chrétienne en particulier, à savoir : la famille.

-- Il faut que chaque chrétien se rappelle que, dans la vie tout se paie tôt ou tard. Il se doit donc de mener, non seulement durant la toute première jeunesse, mais après et toujours, une vie droite, pure et prudente ; se gardant des comportements équivoques et d’un mimétisme corrupteurs. Il faut mériter une vie heureuse et bonne en foyer chrétien.

-- Saint Paul nous rappelle que, une fois mariés, "... les époux ne forment plus qu’un seul corps, une seule chair". En effet, les époux ne constituent plus, aux yeux de Dieu et de l’Église Universelle, qu’un seul être nouveau. D’où la recommandation impérative de Jésus : " Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni ! "

-- Si les instincts de l’esprit, du cœur et du corps, excités par les tentatives du Démon corrupteur, se manifestent souvent et dès la jeunesse d’une façon intempestive, le chrétien se doit de faire effort pour dominer ses passions, tout comme ses désirs les plus légitimes. Il le pourra avec la Grâce de Dieu. Grâce aussi à sa propre prudence dans un monde souvent tourné vers le matérialisme, la facilité et les plaisirs de tous genres.

-- Mais c’est surtout en se sanctifiant positivement par les Sacrements, la prière et souvent dans le sacrifice en divers domaines, que les époux chrétiens pourront garder une bonne et saine orientation, et demeurer dans la voie sûre que Dieu a tracée dans la conscience de chacun de ceux qui entendent - sans y réussir parfaitement cependant - persévérer courageusement et avec confiance.

-- Enfin, il faut bien se dire que, même dans le mariage, une certaine exigence de chasteté s’impose. Les plaisirs de la chair, s’ils sont prévus par le Créateur comme moyen d’épanouissement mutuel, ne constituent cependant pas l’essentiel du Mariage chrétien digne de ce nom. Ce qui est primordial, ce sont l’assistance et l’aide mutuelles des époux, ainsi qu’envers envers les enfants. Redisons-le encore une fois ici :

"Aimer, c’est être attentif à l’Autre, en vue de le rendre meilleur et plus heureux, quitte à devoir se sacrifier pour cela !"