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de l'ouvrage RÉFLEXION A- On pourrait se demander pour quelles raisons le Mariage constitue un Sacrement., alors quil sagit apparemment dune question dordres sentimental et physique, à savoir : lépanouissement des époux et la procréation des enfants. B- Les motifs profonds sont de trois ordres principaux que nous verrons plus loin. Mais nous remarquons tout de suite que cest lintention de perpétuer la race humaine sur la terre, que Dieu a voulu cette institution. Et le Créateur et Père a voulu associer lhomme et la femme à son uvre créatrice. C- Par ailleurs, si Dieu a voulu faire éclore la vie et la conduire à son épanouissement en chacun deux dabord, la femme et lhomme doivent sunir légalement et vivre ensemble dans une union spéciale : la famille. D- Lêtre humain est avant tout un être social, et dabord familial. Cest logiquement dans la famille quil nait, grandit et vit généralement. Celle-ci est la source, la base et lhonneur de toutes les sociétés humaines. Tant vaut la famille : tant vaut la société. Cest pourquoi Dieu lui a consacré un Sacrement. EXPLICATION 1.- Les trois principaux motifs pour lesquels le Mariage a été élevé à la dignité de Sacrement sont les suivants :
2.- Tout cela trouve sa justification dans la Sainte Écriture. En effet, nous y constatons que cest Dieu Lui-même qui a établi le Mariage et fondé la famille humaine, quand Il créa et unit ensemble Adam et Ève, nos premiers parents :
3.- Il est à noter que pour le Sacrement du Mariage, tout comme pour celui de "LOnction des Malades", on ne trouve pas, dans lÉcriture-Sainte, de texte relatant l institution elle-même du Sacrement de Mariage par Notre-Seigneur. Mais cette institution se déduit de lattitude précise que Jésus a eue envers cet état, et les précisions quIl a occasionnellement données à son sujet : Après avoir dit les paroles que nous avons rapportées ci-dessus en St. Matthieu 19,6. Jésus déclara : "Que lhomme ne sépare pas ce que Dieu a uni !" 4.- Malgré les variations nombreuses quil a connues au cours des siècles, selon les différentes cultures, structures sociales et attitudes spirituelles, le Mariage nest pas une institution purement humaine. En venant sur terre, Jésus trouva la famille dans un profond état de dégradation. En particulier, les deux lois dunité et dindissolubilité sétaient effacées de bien des mémoires. Le vice triomphait souvent. Et lhomme était devenu souvent un tyran, la femme une esclave, et lenfant une victime. Cest pourquoi, rappelant la norme en ce domaine, Jésus a fait du contrat de Mariage un Sacrement. 5.- Aujourdhui, comme laffirme Saint Paul, le Mariage est un "grand Sacrement" quil compare à lunion sainte de Jésus avec son Église. Le Mariage en remplit, en effet, les trois conditions :
6.- Ces Grâces particulières et propres au Mariage sont très importantes. Elles le sont en raison de ce que le Mariage réalise physiquement ce que Dieu a établi spirituellement entre Lui et le genre humain, en nous faisant ses enfants adoptifs. Et, sur un plan pratique, en raison des difficultés que toute société, imparfaite quelle est et soumise aux contraintes que le péché a entraînées, a largement besoin dêtre puissamment soutenue par les Grâce de Dieu, afin de vivre en harmonie et en paix entre époux. 7.- On peut donc définir ce Sacrement de la façon suivante : Le Mariage est un Sacrement qui unit devant Dieu et devant la société, un homme et une femme, pour former entreux une société chrétienne unique et définitive pour leur bien mutuel, et pour la génération et léducation de leurs enfants. 8.- Cest, en effet, dans le but dune vie chrétienne menée en commun et pour leur épanouissement mutuel que Dieu a institué le Mariage. Dès la création, Dieu remarque : "Il nest pas bon pour lhomme quil soit seul" (Genèse 2, 18-25). Et cest pourquoi Il laccompagna dune femme, "chair de sa chair", cest-à-dire de même nature que lhomme, son vis-à-vis et son égale, toute proche de lui. N.B. Cest sous forme imagée que la création de la femme est exprimée dans la Bible. Ainsi le terme de "côte de lhomme", dont la femme est dite issue, est à comprendre comme signifiant que la femme est "à côté de lhomme", cest-à-dire son égale par sa nature humaine à laquelle elle appartient tout autant que lhomme. 9.- En ce qui concerne la procréation des enfants, on peut dire que la tendance innée et instinctive de lhomme le portant vers son complément que lui apparaît la femme, et réciproquement, aboutit à un épanouissement mutuel en les divers domaines intellectuel, sentimental et physique . Mais la nature-même de ce qui permet de réaliser cet épanouissement mutuel contient en soi un appel à une éventuelle procréation. 10.- Cest la raison pour laquelle, lorsque la Théologie considère les fins du Mariage, elle les énumère comme fins primaire et secondaire : La fin primaire étant -par la nature-même de lintimité- la procréation (éventuelle) ; et la fin secondaire comme étant lépanouissement mutuel des époux. 11.- Relativement à la question de la procréation : contrairement à une opinion qui sest répandue largement, même chez bien des chrétiens, et un comportement à linverse de la saine doctrine : la contraception non-naturelle, ainsi lavortement sont des actes gravement coupables. Lavortement, en particulier, constitue, quoi que lon en dise et pense, un véritable et indiscutable homicide. 12.- A quelque moment que lon intervienne pour supprimer ce qui a été conçu chez la mère, cela constitue un crime abominable, parce que réalisant absolument un homicide. Et lÉglise, pour bien montrer le caractère abominable et assassin de la chose, frappe dexcommunication automatique toutes les personnes ayant décidé, pratiqué et collaboré volontairement à un avortement. 13.- Nous avons nommé ici "excommunication automatique", lexcommunication encourue du fait-même que lon procède à un tel acte. En terme juridique, lÉglise lappelle : "Excommunication latae sententiae". 14.- La régulation artificielle est aussi une faute grave, parce quelle ne respecte pas une loi naturelle, laquelle a pour origine Dieu, et de plus, en un domaine sacré : la vie humaine ! 15.- Assurément, la perspective dune nouvelle naissance pose parfois des problèmes humains importants et graves à divers points de vue ; parfois même humainement tragiques. Mais cest toujours la vie de lenfant innocent qui doit être considérée absolument ; même dans les cas les plus tragiques et humainement catastrophiques dont il puisse être question. 16.- En ce qui concerne la partie essentielle du Sacrement de Mariage, cest-à-dire ce qui fait le Sacrement et le rend valide, il y a deux formules : Dans la liturgie catholique du rite oriental, on considère que cest le Prêtre qui est le ministre de ce Sacrement. Tandis que dans la liturgie du rite latin - qui est le nôtre - on considère habituellement que ce sont les époux eux-mêmes qui sont les ministres du Sacrement et que celui-ci est réalisé au moments où les époux échangent leurs consentements mutuels. 17.- Le consentement de chacun des époux doit remplir plusieurs conditions pour que le Mariage soit valide. En effet, le consentement mutuel est essentiel, parce quil constitue la partie intégrante du Sacrement. Il doit être conscient, libre , volontaire et mutuel. Si une de ces qualités manquait, le Mariage serait invalide. 18.- On comprend aisément que soit prévue une préparation au Mariage, et durant laquelle le Prêtre rappelle ou enseigne les vérités essentielles aux futurs mariés. Et un dossier de Mariage est alors établi, qui considère les points de vue religieux, moraux et pratique, tout en permettant déviter quelque empêchement au Mariage projeté. 19.- Si lon passait outre à un des empêchements prévus par lÉglise, le Mariage contracté serait alors absolument invalide, cest-à-dire nul. Les principaux empêchements de Mariage sont : Une proche parenté; une contrainte grave rendant insuffisant ou inexistant le consentement ; un engagement antérieur; une disparité de culte non explicitement permise par lÉvêque; une fraude quelconque et dissimulée rendant le mariage nul; limpuissance physique ou psychologique; etc... 20.- Il y a deux sortes dempêchements :
21.- Contrairement à ce que beaucoup pensent, lÉglise ne peut pas rendre nul un Mariage valide. Elle peut seulement, après une enquête très sérieusement réalisée, déclarer nul un Mariage qui avait auparavant les apparences dun Mariage valide. Cest la raison pour laquelle est fausse lexpression souvent entendue : "lÉglise, ou le Pape a annulé le Mariage de..." Car, ni par prix dargent, ni par complaisance, lÉglise na le droit de procéder à un acte pareil. Si cela était, cet acte serait, dailleurs, absolument nul. 22.- Avant le Mariage et pendant plusieurs semaines, lannonce de promesse de Mariage doit être faite dans les diverses paroisses concernées ou intéressées ; cela, afin que les personnes qui connaîtraient quelque empêchement puissent le signaler au Prêtre qui doit procéder à lunion sacramentelle, afin déviter linvalidité du Mariage projeté. Cette annonce a pour nom "publication des bans". Pour le même motif, lunion sacramentelle réalisée est enregistrée dans la Paroisse où lunion sacramentelle a eu lieu, ainsi que dans chacune des Paroisses où les nouveaux époux ont été baptisés. 23.- Les Catholiques qui ne se présentent quà la Mairie pour se marier ne sont pas vraiment mariés. De nos jours, en raison des multiples exemples qui les entourent, bien des Chrétiens, soit par oubli de cette réalité, soit par négligence volontaire, ne tiennent plus compte de cette loi naturelle et sengagent dans ce désordre moral et religieux. Cest la plaie désastreuse et corruptrice de la société que nous connaissons ! 24.- Le Mariage chrétien doit être précédé dune préparation. Celle-ci se fait, matériellement, soit auprès du Clergé de la Paroisse sur laquelle chacun demeure, soit auprès du Clergé de la Paroisse où le Mariage doit avoir lieu. Cest alors quest constitué tout un "dossier de Mariage", qui contiendra les extraits des actes de Baptême de chacun des futurs époux ; le ou les certificats de publication des "bans" et les "interrogatoires" de chacun des fiancés. 25.- Mais il doit aussi y avoir une "préparation spirituelle et morale" au Mariage. Elle consistera dans le recours à la prière, à la réflexion et à une bonne conduite. La prière : car le Mariage constitue toujours un certain risque. Un bon foyer est une réussite difficile et exigeante. La réflexion devra porter sur le choix de celui , ou de celle à qui lon veut sunir; et il faut, dans ce choix, se préoccuper surtout du côté religieux et moral. Cest ainsi que, penser convertir plus tard un futur mari est bien souvent une illusion. Tandis que cest le contraire qui risque de se produire... Enfin, la nécessité de mieux se connaître nautorise pas les fréquentations trop longues ou trop intimes. 26.- Pour les Chrétiens vivant sérieusement leur Foi - et surtout, si ce nest pas le cas ! - le Mariage doit être précédé du Sacrement du Pardon. Le Mariage doit être normalement reçu en ayant lâme en état de Grâce. Les Chrétiens qui reçoivent le Sacrement de Mariage sans être en état de Grâce, sont réellement mariés, mais ils aggravent lourdement leur état spirituel. 27.- Pour vivre selon la Loi de lÉvangile, les époux chrétiens doivent saimer et rester fidèles lun à lautre jusquà la mort. Sétant donné lun à lautre librement et volontairement, leur cur doit rester fermé à toute autre affection. Cest parfois une chose difficile, tant les tentations sont nombreuses et le Démon insidieux ; mais de bonnes murs et la prudence aideront puissamment la mutuelle fidélité. 28.- Les époux chrétiens doivent veiller à se sanctifier mutuellement en sunissant dans la prière et dans la pratique des vertus religieuses et morales. Pour cela aussi, ils sauront, chaque fois que cela sera nécessaire, se sacrifier lun pour lautre et sentraider en divers domaines. Ne pas oublier que "aimer, cest être attentif à lAutre, en vue de le rendre meilleur et plus heureux ; quitte, pour cela, à se sacrifier soi-même". 29.- Les époux doivent accepter tous les enfants que Dieu permet quils aient : car ils sont les plus forts traits dunion de leurs parents. Cest un immense honneur que de contribuer ainsi à luvre créatrice de Dieu. Et sil y a des raisons sérieuses et graves de devoir limiter le nombre de ses enfants, (état de santé; manque de moyens pécuniaires; exiguïté des lieux; autres dangers, etc...), cela ne devra être envisagé quen respectant les lois de la nature, grâce à certaines méthodes naturelles; mais jamais par les moyens artificiels et devenus, hélas !, si faciles et courants, que sont ceux des techniques modernes, telle la contraception chimique ou autre. QUESTIONS DU CHAPITRE SEPT 1.- Quest-ce que le Sacrement de Mariage ? - Le Mariage est un Sacrement par lequel un homme et une femme sunissent devant Dieu et devant la société pour fonder une famille chrétienne. 2.- Qui réalise le Sacrement de Mariage ? - Ce sont les époux eux-mêmes qui, par léchange de leurs consentements, réalisent le Sacrement de Mariage.. 3.- Qui a institué le Mariage ? - Cest Dieu qui a institué le Mariage, et cest Notre-Seigneur Jésus-Christ qui en fait un Sacrement. 4.- Pourquoi Jésus-Christ a-t-Il fait du Mariage un Sacrement ? - Jésus-Christ a fait du Mariage un Sacrement pour donner aux époux chrétiens les Grâces nécessaires pour vivre saintement et pour bien élever leurs enfants. 5.- Que doivent faire les époux pour vivre saintement ? - Pour vivre saintement, les époux doivent saimer et se respecter; rester fidèles lun à lautre; vivre vraiment leur Foi, et élever chrétiennement leurs enfants. 6.- Un Mariage valide peut-il être rompu par un divorce ? - Non, un Mariage valide ne peut jamais être rompu par un divorce; car il ne peut lêtre que par la mort de lun des deux époux. 7.-Les Chrétiens qui ne se présenteraient quà la Mairie pour se marier, le seraient-ils vraiment ? - Non, les Chrétiens qui ne se présenteraient quà la Mairie pour se marier ne le seraient pas vraiment; seul, le Mariage religieux est valide. 8.- Que faut-il pour que le Mariage chrétien soit valide ? - Pour que le Mariage chrétien soit valide, il faut :
CONSÉQUENCES PRATIQUES -- Bien des Chrétiens, depuis les lois civiles néfastes concernant la famille (= divorce, unions libres, libéralisme sexuel et publicité des médias tournant, en ces domaines, à lobsession :contraception artificielle, avortement, etc...) se trouvent effectivement contaminés par ce libéralisme de lÉtat en des lois inspirées par une certaine Franc-Maçonnerie en place ainsi que par la décadence galopante des murs. -- Les Chrétiens doivent donc dautant plus réagir en ces domaines, que tout cela touche à la cellule fondamentale de la société en général et de la Communauté chrétienne en particulier, à savoir : la famille. -- Il faut que chaque chrétien se rappelle que, dans la vie tout se paie tôt ou tard. Il se doit donc de mener, non seulement durant la toute première jeunesse, mais après et toujours, une vie droite, pure et prudente ; se gardant des comportements équivoques et dun mimétisme corrupteurs. Il faut mériter une vie heureuse et bonne en foyer chrétien. -- Saint Paul nous rappelle que, une fois mariés, "... les époux ne forment plus quun seul corps, une seule chair". En effet, les époux ne constituent plus, aux yeux de Dieu et de lÉglise Universelle, quun seul être nouveau. Doù la recommandation impérative de Jésus : " Que lhomme ne sépare pas ce que Dieu a uni ! " -- Si les instincts de lesprit, du cur et du corps, excités par les tentatives du Démon corrupteur, se manifestent souvent et dès la jeunesse dune façon intempestive, le chrétien se doit de faire effort pour dominer ses passions, tout comme ses désirs les plus légitimes. Il le pourra avec la Grâce de Dieu. Grâce aussi à sa propre prudence dans un monde souvent tourné vers le matérialisme, la facilité et les plaisirs de tous genres. -- Mais cest surtout en se sanctifiant positivement par les Sacrements, la prière et souvent dans le sacrifice en divers domaines, que les époux chrétiens pourront garder une bonne et saine orientation, et demeurer dans la voie sûre que Dieu a tracée dans la conscience de chacun de ceux qui entendent - sans y réussir parfaitement cependant - persévérer courageusement et avec confiance. -- Enfin, il faut bien se dire que, même dans le mariage, une certaine exigence de chasteté simpose. Les plaisirs de la chair, sils sont prévus par le Créateur comme moyen dépanouissement mutuel, ne constituent cependant pas lessentiel du Mariage chrétien digne de ce nom. Ce qui est primordial, ce sont lassistance et laide mutuelles des époux, ainsi quenvers envers les enfants. Redisons-le encore une fois ici : "Aimer, cest être attentif à lAutre, en vue de le
rendre meilleur et plus heureux, quitte à devoir se sacrifier pour cela !" |