Carême en ligne 2010 : Chaque jour, une méditation...
lecture quotidienne du lundi 8 mars au samedi 13 mars 2010
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Lise croise un SDF qui lui tend la main. Elle a rencontré la veille un ami qui grognait : « Si on ne donnait rien à tous ces mendiants,ils chercheraient au moins des petits boulots pour gagner quatre sous ! »
Peut-être, se dit-elle, s’agit-il d’un sans-papiers qui n’a pas le droit de travailler en France ?
Par ailleurs elle a dans la tête les mots de l’Evangile : « J’avais faim et vous ne m’avez pas donné à manger. »
Que faire ?
L’ignorer ?
Lui adresser un simple sourire ?
Lui jeter une piécette ?
Lui donner la baguette de pain qu’on vient d’acheter ?
Lui conseiller de prendre contact avec des associations de secours et lui indiquer où s’adresser ?
Engager la conversation avec lui ?
Rayez les solutions qui, à votre avis, attristeraient le Christ ; et, dans celles qui restent, retenez la meilleure à vos yeux, pour la mettre en pratique le cas échéant !
Prière :
"Ouvre nos yeux, Seigneur, qu’ils voient le pauvre et le malheureux.
Que nous puissions Te reconnaître en eux !
Mardi 9 mars
Ne retenir qu’une seule de ces maximes, c’est suffisant pour la semaine.
La vie est promesse, tenez-la !
La vie est chagrin, surmontez-le !
La vie est chant, chantez-le !
La vie est lutte, acceptez-la !
Mère Teresa
Dans l’œil du vieillard, on voit de la lumière.
Victor Hugo
Ne te laisse pas aller à ne rien faire, parce que tu ne peux pas tout faire.
Wagner
Pense avant de parler et pèse avant d’agir !
Shakespeare
Aime la vérité, mais pardonne à l’erreur !
Voltaire
On se fait toujours des idées exagérées de ce qu’on ne connaît pas.
Camus
Le bonheur est la seule chose qui se double.
Schweitzer
On obtient de Dieu tout autant qu’on espère.
Saint Jean de la Croix
Prière :
Seigneur, ne permets pas que je sois heureux tout seul !
Mercredi 10 mars
Et voici une instruction d’une personne avisée, saint François d’Assise : « Quand la haine domine, que nous annoncions l’amour ! ». Il est fascinant de voir à quel point les Evangiles exhortent à aimer. Pour le Christ c’est l’unique commandement. Quant aux épîtres, mêmes paroles. En voici une de saint Jean : « Qui aime son frère demeure dans la lumière. » (1ère Jean 2, 10). Au fil des pages du Nouveau Testament, le lecteur se trouve comme aimanté par des appels renouvelés à aimer.
Finalement, c’est le Christ qui focalise tout : « Il a tué la haine. » (Ephésiens 2, 16). Ces mots sont très forts et révèlent la puissance de ce mal qu’il faut surmonter. D’ailleurs ce programme répond à l’aspiration universelle, parce que l’ensemble de l’humanité condamne la souffrance infligée à autrui, le manque d’amour, la haine.
Prière :
Seigneur, ton programme est trop beau pour moi.
Je me sens incapable et faible ; je compte sur toi.
Alors mes lèvres, mon âme et toute ma vie proclameront ta louange,
et mon existence tout entière te sera consacrée.
Jeudi 11 mars, ( mi carême )
Entre plusieurs occasions de sourires aujourd'hui, j'en profite pour dire, une fois de plus :
Je vous salue Marie, pleine de grâce,
le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
Vendredi 12 mars
Mon voisin, dont la femme attend un enfant, cherche un prénom possible dans le calendrier qu’on vient de lui donner au bureau. Il l’épluche soigneusement, relevant de temps en temps des prénoms étranges, impossibles, qu’il ne pourra jamais, dit-il, donner à son enfant : Assomption, Ascension, Toussaint, Trinité, Transfiguration… « Mais où donc a-t-on pêché des noms pareils ? » me demande-t-il.
Quelques-uns sont utilisés comme prénoms dans des pays christianisés. Mais dans notre France matérialiste et athée, que peuvent représenter ces mots étranges ?
Parfois, à la télé, on entend des énormités :
« Le 15 août est pour les chrétiens la fête de leur déesse », ou encore : « Au Vatican, tous les jours, à midi, le pape dit la messe de l’Angélus »… On pourrait continuer longtemps la liste de semblables sottises.
Pour finir, posons aux chrétiens une question indiscrète : « Pourriez-vous définir, sans erreur, les mots dits ‘étranges’ énumérés ci-dessus, et tenter de les expliquer clairement à d’autres, à l’occasion ? »
Prière :
Seigneur, notre langage chrétien est rempli de mots incompréhensibles
pour ceux qui ne partagent pas notre foi.
Je sens ma responsabilité à leur égard.
Aide-moi à les éclairer, quand il y a lieu !
Samedi 13 mars
A l’époque des premiers chrétiens, les nouveaux convertis communiaient dans l’attente d’un retour prochain du Christ. A partir de l’an 70, date à laquelle l’empereur Titus détruisit le Temple de Jérusalem, la venue imminente du Sauveur ne faisait plus aucun doute. L’Apocalypse l’annonçait : « Venez, rassemblez-vous pour le grand festin de Dieu ! » (Apocalypse 19, 17), et saint Paul, pour son compte, l’attendait : « Le Seigneur descendra du ciel… Nous, les vivants, nous serons enlevés sur les nuées à la rencontre du Seigneur » (1ère Thessaloniciens 4, 17). Plus tard, l’an mille apporta son contingent de funestes prévisions, suivi en cela par le XVe et le XVIe siècle. Au siècle dernier, rien ne manquait pour renforcer cette étrange attente : deux guerres, deux idéologies, l’une nazie, l’autre communiste, la déchristianisation, les fanatismes religieux et la bombe atomique…
Au regard de Dieu, notre manière de compter le temps est dérisoire. Ne soyons pas si pressés, laissons les sectes faire leur commerce de ces prétendues échéances, et ne gardons pour nous-mêmes que cette mise en garde de Jésus : « Soyons vigilants et sobres… Le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit. Vous ne savez ni le jour, ni l’heure. » (Mat. 25, 13)
Prière :
Seigneur, maintiens-nous éveillés en permanence,
à l’écoute de ta parole et dans l’espoir de ton pardon !
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