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Intérêt & Devoir

A Rome pour le Jubilé des Familles.

Nous sommes partis avec l'organisation Domus Christiani (proche de la Fraternité Saint Pierre).
Départ de Périgueux à 13 heures pour arriver à Paris Austerlitz à 18 heures ; le temps d'aller gare de Lyon, rejoindre le groupe. Marie-Mathilde ayant accepté, pour la première fois, de prendre un fauteuil roulant, notre arrivée fut quelque peu remarquée, Maryta poussant mon fauteuil et moi celui de Tilette. Notre affectation au groupe "Padre Pio" s'avèrera de bonne augure pour la suite de notre voyage (non seulement j'ai une dévotion particulière pour ce bienheureux mais, qui plus est une cousine de Maryta a organisé une chaîne de Prières à Padre Pio, pour nous aider dans notre humaine épreuve.).

Arrivés à Rome le matin vers 11h30 (1h30 de retard), nous déposons nos sacs près de Sainte Marie Majeure, avant d'y passer la Porte Sainte. Puis, nous avons la Messe à la Trinité des Monts, célébrée par Monseigneur Perl, en remplacement du Cardinal Castro Hoyos. Des jardins de la Villa Borghese ou nous pique-niquons, nous allons à pieds (ou d'un tour de roues pour Tilette et moi) à la Place St Pierre. Malheureusement, en raison de l'affluence, nous ne pourrons accéder à la dite place, en dépit de nos badges. Lot de consolation, nous serons au premier rang sur le passage du Saint Père que nous pourrons ainsi voir de près.

Sans attendre le discours du Pape, nous devons aller chez les surs marianistes qui nous reçoivent, car le dîner est prévu vers 20 heures et nous avons trois quarts d'heures de transport. Un vrai lit qui ne tangue pas nous permet un vrai repos bien qu'un peu court, nous devons nous réveiller à cinq heures.

Arrivé près de la Place St Pierre vers 7 heures, nous trouvons pris dans une foule déjà compacte, qui attend l'ouverture de la place. Alors que la ruée commence pour rentrer sur la place, des volontaires du jubilé nous incitent à prendre un autre chemin, avec les fauteuils roulants. Nous nous laissons faire et sommes ahuris de nous retrouver au pied de l'Autel, au neuvième rang des fauteuils roulants. Les gardes suisses ne voulaient pas que nous rentrions tous, seul un accompagnateur par fauteuil étant prévu. Après discussions en expliquant qu'ils ne pouvaient séparer les familles pour une telle occasion, ils ont fini par nous laisser passer avec le ménage ami qui nous accompagnait.

Les volontaires du jubilé nous ont proposés des téléphones portables pour appeler gratuitement qui nous voulions et où nous voulions. Vers 8 heures il s'est mis à pleuvoir et cela continuera jusqu'à 15 heures sans discontinuité. Pendant la Messe, nos voisins finiront par nous quitter pour aller s'abriter quelques instant plus tard les Volontaires du Jubilé nous apporteront des parapluies, il était temps mon poncho commençait à s'humidifier à l'intérieur. Les départs multiples nous permettent de se rapprocher et nous nous retrouvons au premier rang, à moins de trente mètres de l'Autel ou le Saint Père s'apprête à procéder à la Consécration ; quelle joie et quelle émotion !
Le reste de la journée, après la Messe et l'Angélus puis le passage du Saint Père en papamobile, ne présente plus guère d'intérêt; je dois avouer quand même que notre déjeuner, au sec, place Navone aura fait du bien à chacun. Ce n'est qu'à Sainte Marie Majeure (où nous nous rendons via le Panthéon et le Colisée) que nous retrouverons nos affaires, et quelques vêtements secs. Après une courte prière d'actions de grâces, nous retournons vers la gare pour achever notre pèlerinage.

En effet, notre train partira avec une heure de retard mais, en raison des inondations importantes dans le nord de l'Italie, nous ne serons à Marseille que vers 7 heures et à Paris vers 17h30 Incapables ce lundi de poursuivre pour Périgueux, nous coucherons à Paris et ne repartirons que le lendemain pour achever notre périple après cinq heures de train complémentaires.

Bref, en résumé nous pourrions dire : plus de 45 heures de train pour passer 4 heures sous la pluie ; c'était génial, folie me direz-vous mais, ce n'est rien comparé à la folie d'Amour faite pour nous il y à 2000 ans.

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