Le droit à la vie pour les plus faibles
Une amie suédoise élève
médecin m'a raconté qu'elle avait eu à faire
un avortement à une femme qui avait des jumeaux, lesquels
mesuraient déjà une dizaine de centimètres,
et n'étaient pas désirés, sans raison thérapeutique
ou sociale.
La machine s'étant enrayée,
cette jeune médecin a été aspergée
de sang et a reçu sur elle quelque chose qui s'est avéré
être la tête de l'enfant. Puis elle a du, en panne
de machine, arracher elle même les membres de l'enfant morceau
par morceau. Elle a du ensuite tuer le second jumeau.
Pendant
une semaine elle a été hantée par cette image.
Maigre compensation à deux morts.
Je ne
puis admettre qu'il n'y ait pas quelque chose de pourri dans une
soi-disant démocratie, où les maladies et malaises
des riches mobilisent l'attention des médias et des milliards
de francs alors que la vie la plus élémentaire,
la plus dépourvue de défenses, et donc la plus pauvre,
recueille une parfaite indifférence.
Il
faut se demander aussi pourquoi, dans un pays où les trois
religions principales, catholique, protestante et musulmane s'accordent
pour reconnaître l'animation des corps, soit l'apparition
de la vie au sens religieux du terme, à 40 jours de grossesse,
pourquoi on a laissé un délai d'avortement aussi
long et pourquoi on veut le rallonger à 12 semaines, soient
84 jours, âge auquel l'enfant bouge déjà,
avec tête, bras et jambes, même s'il ne crie pas.
Une loi de santé publique, instituée par Mme Veil pour protéger quelques milliers de femmes désespérées au point de risquer leur vie en se faisant avorter par quelque tricoteuse, a été détournée de son objet pour devenir un outil socialiste du confort matériel du "peuple". Cette loi est aussi devenu le confort matériel des bourgeoises déchristianisées et l'on envoie chaque année au hachoir quelque 220.000 enfants, sacrifié sur l'autel païen du confort et de la lâcheté des individus.
Si ces 220.000 crimes ne sont
pas 220.000 violences inouïes (être déchiqueté
vivant), alors, je ne vois pas pourquoi Mme Ségolène
Royal se formalise des conditions de vie de telle jeune lycéenne
désespérée d'être enceinte au point
d'accoucher dans une poubelle. Toutes les femmes qui avortent
n'ont quand même pas été violées et
il faudrait commencer à relativiser la "dignité
des femmes" mentionnée par telle femme politique il
y a quelques semaines, à qui il paraissait injurieux de
pouvoir imaginer que les femmes puissent oser choisir le sexe
de leur enfant, en avortant entre 10 et 12 semaines.
La
société doit elle rembourser de tels meurtres. Quel
moyen avons nous pour empêcher que nos impôts contribuent
à faciliter ce que nous réprouvons de tout notre
corps et de toute notre âme ?
Pourquoi ce
silence...pourquoi ne dénonce-t-on pas 220.000 crimes lorsque
n'importe quel accident provoque la création d'une association
de victimes qui se portent partie civile ? Parce qu'il n'y a pas
d'ayant droit ni de droits à dommages et intérêts
? Parce qu'on n'a pas peur que cela se reproduise ? Parce que
la plainte serait non recevable ?
Nos descendants, lorsqu'ils auront peut-être compris la vérité sur la vie et ses limites, tenteront ils d'établir que leurs parents ont cautionné ou commis un crime contre l'humanité, avec le silence des individus et la complicité des institutions ? Retrouverons nous les cours de tribunaux assaillies d'affaires comme l'affaire Perruche, dans lesquelles des grands-parents, des parents, des frères et des soeurs accuseront tel médecin ou tel individu de non assistance à personne en danger, ou tout simplement demanderont réparation pour la perte d'un frère ou d'une sur qui leur aurait sauvé la vie par transplantation de greffe ?
Après tout, et si au nom du principe de précaution, on cessait de tuer, alors que l'on n'a aucune garantie qu'un foetus de 12, 8, 4 ou 2 semaines n'est pas tout simplement "merveilleusement" vivant, même s'il muet, sourd et aveugle. C'est bien au nom des déclarations d'un sourd-muet-aveugle que l'on vient d'ordonner le versement de dommages et intérêts à l'enfant Perruche, non ?