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Serviam avait reçu le message suivant d'un internaute :
" ... j'ai envie de prier pour les autres, pouvez-vous m'indiquer comment faire ? "
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Comme la question n'est pas secrète, nous pensons bien faire en rendant publique la copie de la réponse...
Peut être cette initiative pourra-t-elle servir..." Cher Monsieur, Serviam vient de me transmettre votre message. Je comprends bien votre demande, et le désir que vous avez de prier pour les autres. C'est chrétien.
On sait que la prière peut nous aider. En fait, c'est Dieu qui nous aide.
Quand on prie on est un peu comme l'enfant qui se blottit dans les bras de maman ou de papa. Et qui se laisse "réchauffer", sans rien dire. Et qui repart ensuite plus fort, même s'il n'a pas senti que la tendresse de Dieu le réconfortait.
On n'a pas grand'chose à dire à Dieu. On peut tout lui dire, mais il sait et il comprend avant que nous ne disions quoi que ce soit. Il nous connaît tellement bien, il vit tellement avec nous, plus encore que nos amis. Bien plus.Et quand on prie pour les autres, c'est aussi simple. On sait qu'on est tous unis, même si on habite loin. On se tient tous.
On dit qu'on est solidaires. Les chrétiens disent qu'on est tous en communion, la "communion des saints".
On dirait mieux aujourd'hui, la "Communion des vivants".
On est donc tellement unis, sans le voir, bien sûr, que quand on prie, on emmène toujours avec soi les frères qui nous sont les plus proches. On peut aussi choisir de nommer, en commençant notre prière, ceux qui nous tiennent davantage à coeur, ceux pour qui on veut prier, comme vous le dites.
On peut toujours dire à Dieu ce qu'on voudrait pour eux, mais Dieu le sait mieux que nous. Alors, on lui dit ou bien on ne dit rien, mais on reste, comme on le disait tout à l'heure, comme blotti dans les bras du Père.
Et il y a là, aussi les frères pour qui on veut prier et qu'on a emmenés avec nous, sans les voir.
C'est ça, prier pour les autres. On les tient avec nous, dans les bras de notre Père, pour qu'il les réchauffe. Il sait le faire. Et il profite de ce que nous les emmenons avec nous et que nous les nommons, pour les "câliner" un peu plus fort, comme des parents font pour leurs enfants. Et ces frères, sans savoir d'où ça leur vient, auront un peu plus de force pour faire ce qu'ils ont à faire. Ils ne sauront pas d'où ça vient, mais ça viendra de vous.
Et du Père.
Puisque vous nous avez écrit et que maintenant nous sommes un peu plus liés, je vous emmenerai avec moi, chaque fois que je prierai.
Bon courage, cher Monsieur. Nous sommes maintenant unis dans la prière.
Père R Collas
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