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SAINT-SIEGE ( avec l'aimable autorisation de l'Agence Zenit )
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LE QUOTIDIEN DU VATICAN REAGIT A LA LOI SUR L'EUTHANASIE AUX PAYS-BAS
Le projet est durement attaqué par l'association néerlandaise des malades
CITE DU VATICAN, 16 août (ZENIT)
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Le projet de loi qui prétend légaliser l'euthanasie, dès l'âge de 12 ans, a provoqué de la "confusion et de l'incrédulité", selon "L'Osservatore Romano".
"Comment peut-on abandonner un enfant à un moment aussi grave et aussi décisif ?" s'interroge le quotidien. "Comment peut-on être sûr qu'un enfant de 12 ans qui se prononce en faveur de sa propre condamnation à mort, exprime vraiment ses sentiments, sa conviction la plus sincère", ajoute-t-il.
"Le droit de se donner la mort "douce", accordé à un innocent, ne serait-il pas une sorte de prétexte pour libérer les parents d'une responsabilité indésirable qui leur pèse sur la conscience ?", s'interroge "L'Osservatore Romano".
Le 10 août dernier les ministres de la Justice et de la Santé du gouvernement des Pays-Bas ont présenté un projet de loi à la Chambre des députés visant à légaliser l'euthanasie (jusqu'ici elle était uniquement dépénalisée) et en faire un droit, y compris pour les mineurs. Les malades protestent.

L'une des réactions les plus dures a été celle de la Nederlandse Patienten-vereniging (NPV), l'association néerlandaise des malades. Dans un communiqué officiel, elle reconnaît le "choc" provoqué par la proposition gouvernementale et affirme que la nouvelle loi va contre l'article 2, par. 1, de la Convention européenne sur la tutelle des droits de la personne et des libertés fondamentales, selon lequel "le droit à la vie de chaque personne individuelle est protégé par la loi".
Selon cette association, le fait qu'un enfant de douze ans puisse décider de mettre fin à ses jours sans le consensus de ses parents, constitue "une nouvelle érosion de l'autorité parentale, dans des circonstances où les parents et l'enfant devraient précisément s'entraider".
Accord politique

L'Association néerlandaise des malades, et les chrétiens (aussi bien protestants que catholiques) n'ont pas beaucoup d'éléments pour empêcher l'approbation de la nouvelle loi sur l'euthanasie au Parlement. Le gouvernement de coalition des travaillistes, libéraux et radicaux du D66 ont suffisamment de représentants au Parlement pour s'opposer sans difficulté aux démocrates chrétiens qui voteront contre la loi.
La stratégie

Pour le moment, il semble que la Nederlandse vereniging voor Vrijwillige Euthanasie (Nvve) (association néerlandaise pour l'euthanasie libre), atteindra son objectif. Il s'agit d'une puissante association qui en une quinzaine d'années a réussi à conditionner, dans un premier temps les moyens de communication puis le Collège des médecins et enfin le pouvoir politique. Sa stratégie a été de lutter pour la "qualité de la vie" présentant l'euthanasie comme une mesure "extrêmement humanitaire", à
l'opinion publique.
C'est ainsi que la "mort douce" qui jusqu'en 1990 était punie par la loi, a commencé peu à peu à être acceptée puis même dépénalisée en 1994. Si le Parlement néerlandais approuve la proposition de loi en septembre prochain, les Pays-Bas seront les premiers à avoir légalisé l'euthanasie.

ZF99081602
 
 
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