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EDUCATION - ENSEIGNEMENT... Ce que dit l'Eglise...,
Textes sélectionnés par Hélène Fruchard dans la revue Permanences ( n° 382, juin 2001, reproduction partielle aimablement autorisée par le Centre de Formation à l'action civique et culurelle selon le droit naturel et chrétien - 49 rue des Renaudes , 75017 Paris
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A- Les enjeux de l'Education

- Le droit à l'éducation pour tous

"L'éducation a une importance fondamentale pour la formation des rapports inter-humain et sociaux". ( Jean-Paul Il à l'UNESCO, 2juin 1980).

"[L'éducation] est le moyen indispensable pour rendre la personne capable de participer à une vie sociale, politique, économique toujours plus complexe et exigeante". ( Jean-Paul Il à des juristes catholiques italiens, 7 décembre 1981 )

La finalité de l'éducation

"Le but que poursuit la véritable éducation est de former la personne humaine dans la perspective de sa fin suprême et du bien des sociétés dont l'homme est membre" » ( Vatican 11, Déclaration "Gravissimum educationis momentum" ).

"L'éducation consiste à ce que l'Homme devienne toujours plus Homme, qu'il puisse être davantage et pas seulement qu'il puisse avoir davantage, et que, par conséquent, à travers tout ce qu'il a, tout ce qu'il possède, il sache de plus en plus être Homme" ( Jean-Paul Il à l'UNESCO, 2juin 1980 ).

"La science purement humaine semble tout envahir, suffire à tout, expliquer tout. On a souvent aussi défini l'homme de notre civilisation modeme par les mots "homo technicus" » Mais la science et la technique, si développées qu'on les suppose, ne pourrontjamais éclairer l'homme sur ses problèmes essentiels : son origine, sa nature, sa fin, ses droits et ses devoirs". (Paul VI, Congrès des enseignants catholiques de Montréal, 20 juillet 1970 ).

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B- Les responsables de l'éducation

1 - La famille, éducatrice privilégiée

"C'est aux parents qu'il appartient, en vertu du droit naturel, d'élever ceux auxquels ils ont donné le jour, avec l'obligation d'adapter l'éducation et la formation de leurs enfants à la fin pour laquelle Dieu leur a donné de
transmettre le don de la vie" ( Léon XIII, Encyclique "Sapientiae Christianae", 10 janvier 1890 ).

"Les parents sont les premiers et les principaux éducateurs de leurs enfants et ils ont aussi une compé- tence fondamentale dans ce domaine : ils sont éducateurs parce que parents. lis partagent leur mission éducative avec d'autres personnes et d'autres institutions comme lEglise et lEtat, toutefois cela doit toujours se faire suivant une juste application du principe de subsidiarité (..). Les autres personnes qui prennent
part au processus éducatif ne peuvent agir qu'au nom des parents, avec leur consentement et même, dans
une certaine mesure, parce qu'ils en ont été chargés par eux" » ( Jean-Paul II, "Lettre aux familles", 1994).

"Dans le domaine éducatif, l'autorité publique a des droits et des devoirs, car elle doit servir le bien commun ; toutefois cela ne lui confère pas le droit de se substituer aux parents. C'est pourquoi les parents, sans attendre que d'autres les substituent dans ce qui est leur responsabilité, doivent pouvoir choisir pour leurs enfants la méthode pédagogique, les contenus éthiques et civils et l'inspiration religieuse auxquels ils désirent les former de façon intégrale. N'attendez pas que l'on vous donne tout. Assumez votre mission éducative, en cherchant et en créant les espaces et les moyens adaptés dans la société civile". ( Jean-Paul II, Homélie de la Messe pour les familles à Santa Clara, 22 janvier 1998).

2 - L'Etat, un rôle de suppléance

"La tâche de dispenser l'éducation qui revient en premier lieu à la famille requiert l'aide de toute la société ( .. ) en tant qu'il lui appartient d'organiser ce qui est nécessaire au bien commun temporel. (..)

Selon le principe de "subsidiarité", en cas de défaillances des parents ou à défaut d'initiatives d'autres groupements, c'est à la société civile, compte tenu cependant des désirs des parents, d'assurer l'éducation.

En outre, dans la mesure où le bien commun le demande, elle fonde ses écoles et institutions éducatives propres". ( Vatican Il, Déclaration "Gravissimumeducationis momentum", 28 octobre 1965 ).

3 - L'Eglise, un rôle primordial

"L'éducation appartient d'une manière suréminente à l'Eglise à deux titres d'ordre surnaturel, que Dieu lui a conférés exclusivement et qui sont pour ce motif absolument supérieurs à tout autre titre d'ordre naturel". (Pie XI, Encyclique "Divini illius Magistri" 31 décembre 1929).

Le premier relève de la "maternité surnaturelle" de l'Epouse du Christ, le second de sa mission : "Allez enseigner toutes les nations" (Matthieu 28, 18).

" L'Eglise de Dieu qui ne dispute à l'Etat rien de ce qui appartient à l'Etat ne cessera de réclamer ce qui lui appartient en vertu d'un mandat divin : l'éducation et la formation chrétienne de la jeunesse". ( Pie XI, Encyclique "Non abbiamo birogno", 29 juin 1931).

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C -La liberté d'enseignement

La nécessaire liberté de choix des parents :
Le pluralisme scolaire, garant de la liberté de choix

"... J'exprime le désir que les responsables s'assurent que les subventions de l'Etat soient distribuées de telle manière que les parents, sans distinction de croyance religieuse ou de convictions civiques, puissent exercer librement leur choix pour l'éducation de leurs enfants sans avoir à supporter des charges inacceptables" ' ( Jean-Paul II, visite à l'Université catholique de Montevideo, le 7 mai 1988 ).

"(..) que dans tous les pays démocratiques soit finalement appliquée de façon concrète la véritable parité pour les écoles non publiques et que soit en même temps respecté leur projet éducatif". ( Jean-Paul II, Audience aux participants au 440 Chapitre général des Pères Scolopes, le 5 juillet 1997).

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D - La spécificité de l'école catholique

1 - Enseigner la vérité

"Mais vous, c'est à l'école elle-même que vous conférez une certaine plénitude. ( .. ) votre école veut aussi faire de l'élève un homme, un homme complet, un homme pensant, qui réponde de luimême, un homme au fait des réalités mécaniques, économiques et sociales certes, mais aussi des réalités morales, spirituelles et religieuses, en un mot un chrétien". ( Paul VI, Congrès d'étude sur la formation professionnelle en Italie, 6 octobre 1963 ).

"Comme l'a souligné le Concile, l'école catholique apporte quelque chose de plus : "ce qui lui appartient en propre, c'est ( ..) finalement d'ordonner toute la culture humaine à l'annonce du salut de telle sorte que la connaissance graduelle que les élèves acquièrent du monde, de la vie et de l'homme, soit illuminée parla foi" (Vatican 11, Déclaration "Gravissimum educationis momentum"). Cette mission de l'Eglise catholique consiste dans la formation intégrale des jeunes, afin qu'ils puissent rester fidèles à leur condition de disciples du Christ et, en tant que tels, qu'ils puissent oeuvrer de façon efficace à l'évangélisation de la culture et au bien commun de la société". ( Jean-Paul Il à des évêques américains en visite ..ad limina", le 30 mai 1998 ).

"Tout en assurant un enseignement scolaire de qualité, l'école catholique propose une vision chrétienne de l'homme et du monde qui offre aux jeunes la possibilité d'un dialogue fécond entre la foi et la raison". (Congrégation pour l'Education catholique, Lettre circulaire, 28 décembre 1997, no 9).

2- Pas de projet éducatif possible sans la référence chrétienne

"Au sein des établissements, à travers l'enseignemenf scolaire, les cours de culture religieuse, la catéchèse et la vie quotidienne, il revient à la communauté éducative de faire apparaître le sens chrétien de l'homme et de rendre clairement compte des valeurs spirituelles et morales essentielles dont est porteur le message chrétien. Les dirigeants et les enseignants auront soin d'être par toute leur vie des modèles de vie chrétienne". ( Jean-Paul Il aux évêques français de la Région Midi-Pyrénées en visite « ad limina ,, le 15 mars 1997 ).

" C'est pourquoi les valeurs de la foi devront imprégner vos projets pastoraux et pédagogiques, ainsi que leur réalisation concrète. Soutenus par l'amour et le dévouement pour Jésus-Christ, vous êtes appelés à accompagner ceux que Dieu confie à vos soins, en les guidant à travers vos conseils dans la réponse à la vocation que Dieu adresse à chacun". ( Jean-Paul II, Audience aux participants au 440 Chapitre général des Pères Scolopes, le 5 juillet 1997 ).

"Si les universités catholiques veulent jouer un rôle de guide dans le renouveau de l'enseignement supérieur, elles doivent avoir avant tout un sens profond de leur propre identité catholique". ( Jean-Paul Il à des évêques américains en visite « ad limina » le 30 mai 1998 ).

3 - L'école catholique, rempart au "relativisme débilitant' (Paul VI)

"A une époque où les connaissances sont souvent considérées comme fragmentaires et jamais absolues, les universités catholiques devraient soutenir l'objectivité et la cohérence de la connaissance" » ( Jean-Paul Il à des évêques américains en visite "ad limina", le 30 mai 1998 ).

"Dans un climat culturel où les valeurs morales sont souvent considérées comme des questions de choix personnel, les écoles catholiques ont un rôle décisif à jouer: à savoir, conduire les jeunes générations à réaliser cette liberté qui consiste par dessus tout à être capable de répondre aux exigences de la vérité (cf. Veritatis spiendor, n.84.)".
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E - Les atouts de l'école catholique

1- L'école catholique, support privilégié de la mission évangélisatrice de l'Eglise

"Les bouleversements culturels, la mondialisation des échanges, la relativisation des valeurs morales et la préoccupante désintégration du lien familial, engendrent chez de nombreuxjeunes une vive inquiétude, qui rejaillit inévitablement sur leurs manières de vivre, d'apprendre et d'envisager leur avenir. Un tel contexte invite les écoles catholiques européennes à proposer un véritable projet éducatif qui permettra aux jeunes non seulement d'acquérir une maturité humaine, morale et spirituelle, mais aussi de s'engager efficacement dans la transformation de la société, avec le souci de travailler à la venue du Règne de Dieu". ( Jean-Paul II, Audience aux participants au Congrès international des Ecoles catholiques d'Europe, le 29 avril 2001 ).

"Les écoles catholiques en Europe sont aussi appelées à être des communautés dynamiques de foi et d'évangélisation, en relation étroite avec la pastorale diocésaine". (Ibid)

2- L'école catholique au service des plus pauvres

" ... vous ne manquerez pas non plus de donner la priorité à l'éducation de ceux qui, pour diverses raisons, sont marginalisés et exclus. Fidèles à votre charisme originel et à vos traditions, vous vous efforcerez de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour offrir à ces jeunes l'occasion de se libérer de cette grave forme de misère qu'est le manque de formation culturelle et religieuse". ( Jean-Paul II, Audience aux participants au 440 Chapitre général des Pères Scolopes, Le 5 juillet 1997 ).

3 - L'école catholique, moteur pour une renaissance culturelle

"vos collèges et universités catholiques peuvent avoir un rôle de guide dans le renouveau de l'enseignement supérieur américain. A une époque où la relation entre la liberté et la vérité morale se trouve au centre des discussions, sur une multitude de questions, et ce, à tous les niveaux de la société et du gouvernement, les chercheurs catholiques possèdent les ressources nécessaires pour contribuer à un renouveau intellectuel et moral de la culture américaine". ( Jean-Paul Il à des évêques américains en visite '.ad limina", le 30 mai 1998 ).

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