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GRANDE BRETAGNE: LE "MENSONGE" DU CLONAGE THERAPEUTIQUE
Il faut faire marche arrière, demande Mgr Sgreccia

CITÉ DU VATICAN, Mercredi 20 déc. (ZENIT.org) -
ll faut "faire marche arrière", demande Mgr Sgreccia aujourd'hui au micro de Radio Vatican, à propos de l'adoption de la possibilité du clonage soit disant "thérapeutique" par le Parlement anglais: une "catastrophe" et un délit contre la "vérité".

Radio Vatican évoque aujourd'hui les nouvelles polémiques surgies dans le domaine de l'éthique à la suite de l'approbation hier par la Grande Bretagne du clonage.

"Le Parlement britannique, en majorité travailliste, a dit oui au clonage d'embryons humains dans un but thérapeutique, explique RV. Il sera donc possible d'effectuer des recherches et de faire des expériences sur desembryons jusqu'à 14 jours, en utilisant leurs cellules clonées comme "pièces de rechange" pour des malades incurables". A ce propos, RV a interrogé Mgr Elio Sgreccia, vice-président de l'Académie pontificale pour la Vie.

Mgr Sgreccia voit dans le clonage "un des faits les plus catastrophiques de cette fin de millénaire, parce que légitimer à des fins expérimentales la suppression de créatures humaines, qui sont des enfants, représente un traumatisme qui se présente pour la première fois à l'humanité".

Et d'expliquer: "Pour produire les "cellule staminales" qui devraient servir à guérir d'autres personnes - ce qui reste d'ailleurs à démontrer - on supprime des êtres humains. Il ne s'agit pas simplement d'un organe qui est pris d'un être humain pour être donné à un autre. Ici il s'agit de la suppression d'êtres humains pour en obtenir des cellules à intégrer dans des organismes adultes".

Mgr Sgreccia souligne qu'il s'agit d'une défaite aussi pour les Etats européens. "Il semble que ce soit en vain, dit-il, que les Etats européens aient établi contre ce type de perspective les Conventions pour interdire
l'expérimentation sur l'homme sans son consentement. C'est un délit et une catastrophe pour l'avenir de la civilisation et je regrette qu'il ne soit pas assez ressenti comme tel".

Il réfute les arguments avancés en faveur de cette loi. "On a avancé la justification, dit Mgr Sgreccia, que les embryons dont on parle dans les premiers 14 jours ne seraient pas des êtres humains, mais ici, à mon avis, il y a en plus d'un délit contre la vie, un délit contre la vérité. On a avancé ce présupposé pseudo-scientifique qu'il ne s'agit pas d'êtres humains. Nous sommes par conséquent face à l'un des faits les plus graves par lesquels se conclut le millénaire. La conscience chrétienne, justement en ces jours où nous célébrons la valeur de la vie humaine en pensant au Fils de Dieu fait homme, doit prendre acte que l'on en peut ni se taire ni rester inactif, parce que ce fait doit être effacé de l 'histoire européenne. Il pénètre davantage, si l'on ne fait pas marche arrière, il représente une tache et un gouffre qui engloutit les êtres humains".

ZF00122002
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