Euthanasie :
"Ceux dont la vie est diminuée
ou affaiblie réclament un respect spécial. Les personnes
malades ou handicapées doivent être soutenues pour
mener une vie aussi normale que possible.
Quels
que soient les motifs et les moyens, l'euthanasie directe consiste
à mettre fin à la vie de personnes handicapées,
malades ou mourantes. Elle est moralement irrecevable.
Ainsi
une action ou une omission qui, de soi ou dans l'intention, donne
la mort afin de supprimer la douleur, constitue un meurtre gravement
contraire à la dignité de la personne humaine et
au respect du Dieu vivant, son Créateur.
L'erreur
de jugement dans laquelle on peut tomber de bonne foi, ne change
pas la nature de cet acte meurtrier, toujours à proscrire
et à exclure".
"Catéchisme
de l'Eglise catholique" - n°2276 et 2277
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"L'euthanasie est un acte homicide, que personne
finalement ne peut légitimer. Par "euthanasie ",
on entend l'action ou l'omission qui, par sa nature ou dans ses
intentions, procure la mort dans le but d'éliminer toute
douleur. L'euthanasie se situe donc au niveau des intentions et
des méthodes employées.
La pitié,
suscitée par la douleur et par la souffrance des malades
en phase terminale, des enfants anormaux, des malades mentaux,
des vieillards, des personnes atteintes de maux incurables, n'autorise
aucune euthanasie directe, active ou passive. Ici, il ne s'agit
pas d'aide apportée au malade, mais de meurtre délibéré
d'un homme.
Le personnel médical et paramédical
- fidèle à son devoir d'être toujours au service
de la vie et de l'assister jusqu'à la fin", ne peut
se prêter à aucune pratique d'euthanasie, même
pas sur la requête de l'intéressé, et encore
moins de ses proches. En effet, aucun droit n'est accordé,
à personne, quant à l'euthanasie, parce que aucun
droit n'est donné qui permette de disposer arbitrairement
de sa propre vie. Aucun professionnel de la santé ne peut
donc se faire le tuteur exécutif d'un droit inexistant.
Tout autre le cas, déjà mentionné,
du droit de mourir en toute dignité humaine et chrétienne.
C'est un droit réel et légitime, que le professionnel
de la santé est appelé à sauvegarder, en
soignant le mourant et en acceptant la fin naturelle de la vie.
Il existe une différence radicale entre "donner la
mort" et "accepter la mort",- le premier est un
acte qui supprime la vie, le second est son acceptation jusqu'à
la mort".
"Charte des personnels de
la santé" - n° 147 et 148.
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Acharnement
thérapeutique :
"Il faut distinguer de l'euthanasie
la décision de renoncer à ce qu'on appelle l'acharnement
thérapeutique ", c'est-à-dire à certaines
interventions médicales qui ne conviennent plus à
la situation réelle du malade, parce qu'elles sont désormais
disproportionnées par rapport aux résultats que
l'on pourrait espérer ou encore parce qu'elles sont trop
lourdes pour lui et pour sa famille. Dans ces situations, lorsque
la mort s'annonce imminente et inévitable, on peut en conscience
"renoncer à des traitements qui ne procureraient qu'un
sursis précaire et pénible de la vie, sans interrompre
pourtant les soins dus au malade en pareil cas"".
"Evangelium vitae" - 25 mars 1995, n° 65.
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Soins
palliatifs
"Dans la médecine moderne, ce
qu'on appelle "soins palliatifs" prend une particulière
importance; ces soins sont destinés à rendre la
souffrance plus supportable dans la phase finale de la maladie
et à rendre possible en même temps pour le patient
un accompagnement humain approprié.
Dans
ce cadre, se situe, entre autres, le problème de la licéité
du recours aux divers types d'analgésiques et de sédatifs
pour soulager la douleur du malade, lorsque leur usage comporte
le risque d'abréger sa vie. De fait, si l'on peut juger
digne d'éloge la personne qui accepte volontairement de
souffrir en renonçant à des interventions antidouleur
pour garder toute sa lucidité et, si elle est croyante,
pour participer de manière consciente à la Passion
du seigneur, un tel comportement "héroique" ne
peut être considéré comme un devoir pour tous.
Pie XII avait déjà déclaré qu'il est
licite de supprimer la douleur au moyen de narcotiques, même
avec pour effet d'amoindrir la conscience et d'abréger
la vie, "s'il n'existe pas d'autres moyens, et si, dans les
circonstances données, cela n'empêche pas l'accomplissement
d'autres devoirs religieux et moraux" »
Dans
ce cas, en effet, la mort n'est pas voulue ou recherchée,
bien que pour des motifs raisonnables on encourre le risque: on
veut simplement atténuer la douleur de manière efficace
en recourant aux analgésiques dont la médecine permet
de disposer".
"Evangelium vitae"
- 25 mars 1995, n° 65.
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"On doit procurer au malade en phase terminale
les traitements médicaux susceptibles d'alléger
le côté pénible de la mort. C'est dans cette
perspective que rentrent les soins palliatifs ou symptomatiques.
Les premiers soins consistent en une "présence
affectueuse" auprès du mourant. C'est une présence
spécifiquement médico-sanitaire, laquelle, sans
lui faire illusion, lui donne conscience d'être en vie,
d'être une personne parmi les autres, bénéficiaire,
comme tout être dans le besoin, et en demande d'attention
et de prévenance. Cette présence attentive et prévenante,
inspire confiance et espérance chez le malade et le réconcilie
avec la mort. C'est un apport unique que les infirmières
et les médecins, par leur comportement humain et chrétien,
avant même leur compétence doivent et sont en mesure
d'accorder au mourant, afin qu'au refus succède l'acceptation,
et que l'espérance prévale sur l'angoisse"
"Charte des personnels de la santé"
- n° 117.
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Légalisation et objection deconscience:
"Les lois qui autorisent et favorisent
l'avortement et l'euthanasie s'opposent, non seulement au bien
de l'individu, mais au bien commun et, par conséquent,
elles sont entièrement dépourvues d'une authentique
validité juridique.
En effet, la méconnaissance
du droit à la vie, précisément parce qu'elle
conduit à supprimer la personne que la société
a pour raison d'être de servir, est ce qui s'oppose le plus
directement et de manière irréparable à la
possibilité de réaliser le bien commun. Il s'ensuit
que, lorsqu'une loi légitime l'avortement ou l'euthanasie,
du fait même, elle cesse d'être une vraie toi civile,
qui oblige moralement.
L'avortement et l'euthanasie
sont donc des crimes qu'aucune loi humaine ne peut prétendre
légitimer. Des lois de cette nature, non seulement ne créent
aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent
une obligation grave et précise de s'y opposer par l'objection
de conscience ".
"Evangelium vitae", 25 mars 1995 - n° 72 et 73.