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" PILULE DU LENDEMAIN" : ANALYSE DU P. CONCETTI
Un " meurtre sous couvert de la loi "...

CITE DU VATICAN, mercredi 12 janvier 2000 (ZENIT) -
Le théologien moraliste de L'Osservatore Romano, le P. Gino Concetti, Franciscain, fait le point sur les critères d'évaluation éthique de l'usage de la " pilule du lendemain ", dont l'emploi se vulgarise en France et en Angleterre.

Zenit a déjà fait écho à la position des évêques français sur ce sujet (cf.la déclaration du P. Stanislas Lalanne, Porte parole de la Conférence épiscopale française, sur le site : www.cef.fr , en faveur d'une véritable éducation des jeunes). Pour le P. Concetti, dans les colonnes de l'édition quotidienne en italien de L'Osservatore Romano de ce jour, il s'agirait,
comme le dit le titre de son article, d'un " meurtre sous couvert de la loi ", plus précisément, en italien : " Un'uccisione con il beneficio della legge ".

Cette pilule est en effet, explique le théologien, distribuée gratuitement aux adolescentes dans les pharmacies d'une grande ville anglaise, distribution précédée d'un entretien sur la situation de la jeune fille.
Une expérience destinée à être étendue à tout le territoire du Royaume Uni.

Le P. Concetti reconnaît tout d'abord la légitimité de la préoccupation des autorités devant l'augmentation des grossesses chez de très jeunes filles. Mais il déplore que la seule alternative proposée soit " immédiatement et brutalement " cette pilule qui agit dans les 72 heures après un rapport sexuel. Elle détruit l'ovule fécondé, ce qui reste " moralement illicite ",
affirme le théologien.

Il prône une réponse à la fois " éducative " auprès des jeunes, filles et garçons, afin qu'ils apprennent à " se respecter aussi dans le domaine de la sexualité ". Une éducation aussi aux " valeurs " d'un amour " chaste et pur ", et à la " responsabilité " en particulier de jeunes filles, puisque ce sont elles qui en fin de compte " paient le prix " de cette " violence ".

Le P . Concetti déplore en même temps que l'embryon qui n'est ni " désiré " ni " voulu " paient de la vie cette " erreur " des jeunes parents, alors qu'il s'agit, précise le théologien, d'un " être humain avec sa dignité et
ses droits inviolables ". Selon le moraliste, une circonstance " aggravante " s'ajoute : la mort de l'embryon arrive " sous le couvert de la loi ", et par la " médiation " d'un pharmacien, " dont la profession dans la société a toujours été considérée en faveur de la vie et non en faveur de la mort ".

Mais surtout, le théologien de L'Osservatore s'insurge contre la présentation de ce produit pharmaceutique comme " pilule contraceptive " ou " produit anticonceptionnel ". Dans ce cas, dit-il en substance, elle empêcherait la fécondation de l'ovule. Mais elle provoque la destruction de l'ovule fécondé, elle est donc " abortive ", explique-t-il.
" Il est scientifiquement prouvé, explique le P. Concetti, que la vie d'un nouvel être humain commence avec la fécondation de l'ovule, c'est-à-dire avec la formation de la plate forme chromosomique, et non avec la nidation ". telle est, dit-il, la raison de la position de l'Eglise contre l'avortement. Une telle position, dit-il, n'est ni " irrationnelle ", ni " obscurantiste " : " Il n'est jamais irrationnel ou obscurantiste le choix qui protège la vie d'un être humain ", conclut le théologien.
ZF00011203

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