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---------------------------------- Il n'y pas que le caractère qui facilite ou
gêne, dans la famille, le dialogue entre les générations.
Il y a le fait que chacun va à ses affaires, dont les
autres ignorent presque tout.
Il y a enfin cette espèce de soupçon jeté
de façon tantôt précise, tantôt diffuse
sur les parents et le monde des parents.
Comment faire, malgré
tout, pour que le courant passe entre les générations
et pour qu'il transporte les valeurs les plus importantes ?
- D'abord refuser de croire vrais les propos qui - venus parfois
de chaires universitaires et de tribunes ministérielles,
puis repris par les médias - disent que la famille n'enseigne
plus rien, que les parents ne sont que des nourriciers, et qu'il
est parfaitement normal que chaque tranche d'âge vive dans
son monde.
- Ensuite saisir toute occasion de recréer, entre les
couches d'âge, ces relations verticales sans lesquelles
il n'est pas de société humaine durable.
- Enfin, dans ces relations, malgré le désarroi
que cause, si souvent, l'effondrement de tant de valeurs, oser
être soi-même, sans peur, et sans agressivité.
Car la peur engendre la peur comme l'agressivité engendre
l'agressivité. Et la démission des " vieux
" augmente le désarroi des jeunes.
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