Retour à la page de présentation
DESENCOMBRONS-NOUS
Ce qui est plus important que tout dans notre vie spirituelle, c'est le contact avec Dieu, le colloque avec Lui.
Le contact peut se faire à toute heure du jour ou de la nuit ; le colloque est plus difficile à établir, car il y faut plus d'attention.
C'est d'ailleurs pareil sur le plan humain : au cours d'une réunion, vous pouvez serrer la main à 50 personnes, mais seules quelques-unes entretiendront un véritable dialogue avec vous. Il faudra, pour cela, réunir plusieurs conditions, dont la première est que l'une et l'autre partie ait le désir de nourrir ce dialogue.
Pour ce qui est du Seigneur, nous le savons, Il a toujours ce désir : "Je suis à la porte et je frappe." Mais pour ce qui est de nous ... Dans nos vies d'agitation, de surmenage, il faut faire un véritable effort pour désirer ce dialogue avec Dieu et pour trouver le temps de le susciter.
Et quand nous l'aurons trouvée, cette heure bénie du colloque avec Dieu, il faudra procéder au dépouillement de tout ce qui, dans nos pensées, nos désirs et nos préoccupations, n'est pas Lui.
Les néophytes pensent que c'est chose aisée et que, le moment venu, ils feront le vide. Mais comme ce vide sera plus facile à faire si, tout au long de nos journées, nous prenons l'habitude de nous désencombrer, de rejeter tout ce qui est inutile ou accessoire !
Quel âge a Mme X. ?... On se creuse la tête, on fait des calculs. A quoi bon ? Désencombrons-nous.
On entend des bribes de dialogues à la télévision et l'on voudrait savoir comment tout cela va finir. A quoi bon ? Désencombrons-nous.
On nous raconte une bonne histoire et l'on voudrait savoir pourquoi un tel a fait ceci ou cela. A quoi bon ? Désencombrons-nous.
Ne gardons, et c'est encore bien assez, que ce qui importe à notre devoir d'état, et il nous sera plus facile de faire le vide en nous, pour y entendre parler le Seigneur.
Certes, à ce compte-là, nous en arriverons à supprimer de notre vie des choses, que nous pensions essentielles à notre culture, nous en arriverons à ne plus savoir parler, comme il est de bon ton de le faire, sur tout et sur rien, mais nous acquerrons la science des choses de Dieu, et n'est-ce pas plus important que tous les bavardages de la terre ?
"Je ne veux plus connaître que Jésus, et Jésus crucifié", disait saint Paul. Et saint Paul, malgré les siècles, les guerres et les destructions, est toujours l'Apôtre. Et tous ses écrits restent pour nous et les générations à venir des monuments de sagesse.
Désencombrons-nous. Nous n'aurons pas grand chose à perdre, nous aurons tout à y gagner.