DIEU ETAIT LA ET JE NE LE SAVAIS PAS...
- Toc! toc!
Ce n'est qu'un grattement imperceptible et je n'y prends pas garde : Je continue à travailler.
- Toc! toc!
Cette fois. j'entends et, sans m'interrompre, je demande :
- Qu'est-ce que c'est ?
-"La migraine", me répond-on.
Je me fâche :
- " Je t'ai donné une demi-heure tout à l'heure, j'ai été raisonnable, tu ne vas pas encore m'embêter ! "
- Toc! toc!
Cette fois, les frappements se font plus forts, je cède à moitié : je décide d'aller au jardin mettre des tuteurs à mes iris, couchés par le vent et je me remets ensuite au travail.
- Toc! toc!
Je cède encore : je vais faire un gâteau pour Micky, qui vient déjeûner demain.
- Toc! toc!
Maintenant cela devient sérieux : impossible de tergiverser : je vais encore chez l'électricien porter ma yaourtière en panne, mais comme les "toc ! toc !" recommencent, J'interromps définitivement mon travail et je me mets à lire les journaux.
- Toc! toc!
A présent ce sont des battements furieux sur ma tempe : me voilà vaincue. Je pose mon journal et je vais ouvrir toute grande la porte à cette importune qui va pouvoir s'installer
- " Entre, ma soeur la migraine, et, puisque je ne peux plus rien faire d'autre, je vais te savourer pour l'amour du Seigneur. "
- "Ce que tu peux avoir la tête dure ! me dit-elle, alors. tu n'avais donc pas compris que tu devais te mettre en prière ? "
- " Moi ?, Mais l'ai déjà fait tous mes exercices de piété. "
- "Et alors ? Le bon Dieu n'a pas le droit de te parler en dehors des heures que lu as fixées pour cela ? Figure-toi qu'Il était à la porte avec moi et qu'il m'avait chargée de frapper. Depuis le temps que je t'appelle, vraiment, tu es longue à comprendre !"
J'ai oublié la migraine et je me suis tournée vers Dieu:
- " Pardonnez-moi, Seigneur ! Ainsi Vous étiez là et je ne le savais pas. Vous aviez quelque chose à me dire ? "
- "Oui, écoute."
Pour le moment, ce qu'il est intéressant de noter, c'est que même une vulgaire migraine peut être un instrument de la grâce, une voie par où passe le Seigneur.