Comme vous, le Christ alors a dit à Dieu: "Si ce calice pouvait s'éloigner de moi... "
Mais Lui, Il a ajouté aussitôt: "Que votre volonté soit faite, et non la mienne ".
L'Evangile ne nous dit pas combien de temps s'est passé entre la première et la deuxième phrase.
On sait que le Christ était si découragé qu'Il est allé chercher par trois fois un peu de réconfort auprès de ses disciples... - vainement d'ailleurs et qu'Il a refait plusieurs fois la même prière.Vous voyez bien, Madame, qu'Il peut vous comprendre; mieux, qu'Il "vit" en ce moment l'agonie que vous-même vous vivez.
Alors faites comme Lui, mettez-vous à genoux, demandez, comme Lui, à Dieu d'éloigner le calice. Puis, même si vous n'acceptez pas encore, dites quand même: "Que votre volonté soit faite, et non la mienne ".
Il a recommencé plusieurs fois, ne craignez pas de recommencer, vous aussi, chaque jour, à chaque instant de votre vie. Il enverra pour vous son ange, qui viendra vous consoler. Il tournera, comme pour saint Paul, votre regard vers l'intérieur, et vous y verrez des merveilles que le monde est incapable d'offrir à vos yeux de chair.
Ne vous crispez pas à l'idée de l'épreuve, qui peut-être n'arrivera jamais; ne pensez pas à celle-ci, mais à Dieu, qui vous aime, vivez pour Lui, oubliez que vous existez, perdez-vous en Lui.
Et si l'épreuve arrive réellement un jour, elle vous trouvera si détachée que vous pourrez dire alors, dans un cri de joie: "Je n'ai plus d'autre volonté, Seigneur, que la vôtre. "
V.A.
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