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    "QUE MA JOIE SOIT EN VOUS ET QUE VOTRE JOIE SOIT PARFAITE"

    Je sais, il y a bien la fable du savetier et du financier, mais les hommes n'y croient pas et, qu'ils soient savetiers ou financiers, ils cherchent toujours à avoir le plus d'argent possible.
    Il y a bien aussi ce proverbe populaire : "Si tu veux être heureux un jour : saoùle-te, si tu veux être heureux deux jours, marie-te, si tu veux être heureux toujours, fais-te curé". Et les hommes croient encore moins au dernier conseil et on en a jamais vu un seul qui ait cherché le bonheur dans cette direction-là.
    Et pourtant, par un paradoxe qu'il est bien difficile de leur faire comprendre, c'est bien du côté, précisément, du renoncement que l'on trouve les plus grandes joies de la terre. En est témoin le rayonnement de bonheur intense qui éclate sur le visage de ces jeunes religieuses qui ont tout quitté pour le Seigneur.

    Mais mon propos aujourd'hui est d'aller plus avant encore : je veux parler d'un bonheur surnaturel, d'une plénitude, d'une joie ineffable que même de grands chrétiens n'ont pas connus, car il y faut une recherche spéciale. Il y en a beaucoup qui vivent et meurent soucieux, bien sûr, de suivre le Christ, mais qui vont leur chemin sans se préoccuper de Le rencontrer vraiment, de s'unir à Lui, de vivre en Lui profondément.
    Et ces chrétiens se privent, par ignorance parfois, du plus grand des bonheurs de la terre. Ils auront, de la religion, ses renoncements, mais ils n'auront pas ses joies profondes, ses joies qui ne sont pas de la terre, qui sont déjà le paradis sur terre.

    Mais, alors, direz-vous, où doit-on aller ? Dans quelle direction ? Où trouver ce bonheur merveilleux ?
    Eh bien, tout simplement, dans l'oraison. C'est l'oraison qui nous fait entrer dans la vie du Christ, qui nous fait vivre de sa vie. "Celui qui m'aime, mon Père l'aimera et nous viendrons à lui et nous ferons en lui notre demeure. "(à suivre...)

    V.A.

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