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TRISTESSE Pourquoi "le jeune homme riche de l'Evangile s'en alla-t-il tout
triste" ? Pourquoi les religieux, surtout les contemplatifs, irradient-ils
une telle joie sur leur visage ? Pourquoi sommes-nous souvent tristes, sombres, inquiets, préoccupés,
plein d'amertume et de rancoeur ? Alors le remède ? Pour nous surtout qui sommes encore dans le
siècle et ne pouvons pas tout quitter, une fois pour toutes, pour
suivre le Christ ; pour nous qui devons, chaque jour, à chaque
instant, être aux prises avec notre attachement aux biens de ce
monde, attachement qui ne concerne pas seulement les biens matériels,
mais les autres : honneurs, gloire, ambitions, projets, rêves. Donc, pour pouvoir goûter la joie du Christ et ne jamais la perdre, même quand nous devons affronter toutes les difficultés de la vie, il faut chasser de notre esprit tout ce qui nous préoccupe, nous tracasse, nous déçoit et nous fait de la peine, nous vider de nous-mêmes pour ne plus penser qu'à Dieu. Et si nous sommes trop tentés de ressasser nos tristesses, même dans nos prières, alors disons le Pater. Car toutes les demandes du Pater concernent la gloire de Dieu, sa volonté et son service, ainsi que notre vie spirituelle et morale. Même le "Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien" peut traduire le pain de la grâce et de l'Eucharistie, puisque le Christ nous a dit : "Pour vous, ne vous inquiétez pas de ce que vous mangerez, ni de ce dont vous vous vétirez... pensez premièrement au royaume de Dieu et à sa justice et tout le reste vous sera donné par surcroît". Alors, quand vous êtes tristes, dites : "Notre Père...". |