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    Tu ne me chercherais pas si...

    En ce premier vendredi d'août, je cherchais désespérément où se trouvait la petite église de Carrières-sur-Seine, où je devais me rendre pour ma messe, à cause des départs de prêtres en vacances.
    Et je tournais et je retournais d'un patelin à l'autre, dans ma recherche de maison du Seigneur. Les uns me disaient : "C'est par ici.", d'autres me disaient : "C'est par là. " Et les explications étaient embrouillées ou trop vagues. Et je m'énervais, je m'impatientais, j'injuriais même, mentalement, les pauvres passants qui ne pouvaient me renseigner : "Tu devrais le savoir pourtant, sale gosse, où elle est, ton église. Ça prouve que tu n'y vas jamais".

    Et finalement j'arrivai, la messe terminée. On accepta tout de même de me donner la communion, et pendant mon action de grâces, je demandai au Seigneur :

    -"Pourquoi m'avoir laissée perdre tout ce temps, au lieu de me conduire Vous-même ici ? "

    " Pourquoi penses-tu avoir perdu tout ce temps ? Tu me cherchais, tu ne perdais pas ton temps. Pourquoi t-être emportée, alors que j'étais avec toi ? Tu ne me chercherais pas, si tu ne m'avais déjà trouvé".

    Mais oui, tous les pauvres gens qui cherchent le Seigneur comme moi, dans l'angoisse, l'impatience, la colère ou même le désespoir, c'est le Seigneur Lui même qui guide leurs pas. Il est dans leur recherche et leur souffrance, s'Il ne réside pas encore dans leur joie de Le posséder.
    Et n'en ayant pas la joie, ils n'en ont que plus de mérite de Le chercher encore et toujours.

    V.A.

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