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Eléments d'instruction religieuse
à l'intention des catéchistes
" Si vous ne redevenez pas comme des petits enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux."
" Car c'est aux "petits" que le Père découvre tout."
Matthieu 18-3 & 11-25
2ère partie - la conduite de l'âme - 35 - 1, 2, 3è Commandement
Les Commandements Divins, remis à Moïse sur le mont Sinaï
par le Seigneur son Dieu Lui-même, - Yahvé : IL EST - L'ETRE -,
fondent la première alliance, douze siècles avant Jésus-Christ,
entre le Créateur du Monde et les hommes.
Dix Commandements, gravés sur une Table de pierre.
Les trois premiers se rapportent à Dieu Lui-même :Premier : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu
de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit.C'est à dire : Tu adoreras Dieu seul et tu l'aimeras plus que tout.
Ainsi, par adoration pour Dieu le Père,
Jésus chassa les marchands du Temple (Jn 2-13à16).
De même, par adoration pour Dieu le Fils,
les Mages se prosternèrent et ouvrirent leurs trésors (Mt 2-11).Adorer, c'est aimer avec le plus grand respect,
la plus grande estime, les plus grands honneurs.Dans l'adoration, amour parfait, est aussi le respect de l'engagement ;
Adorer, c'est donc faire preuve de fidélité :
fidélité de la Sainte Vierge , priant : " Je suis la servante du Seigneur ",
fidélité des Martyrs, mourant pour leur foi,
fidélité des Saints, tels Jeanne d'Arc, disant : " Dieu premier servi ".Quelles vertus nous portent à adorer le Seigneur notre Dieu ?
Adorer Dieu, cela nécessite effectivement quelques vertus.Tout d'abord, de Croire en Lui , donc de ne pas pécher contre la Foi,
par le doute, l'incrédulité, l'hérésie -doctrine fausse ou déraisonnable-,
l'apostasie -abandon de la foi-, le schisme -séparation, désobéissance-.Ensuite, d'Espérer en Lui, donc de ne pas pécher contre l'Espérance, par le désespoir, la présomption -trop grande confiance en soi-même -.
Encore, de L'Aimer par dessus tout,
donc de ne pas pécher contre la Charité
par l'indifférence, l'ingratitude, la tiédeur.Adorer Dieu nécessite aussi de n'éprouver Foi, Espérance et Charité
qu'en Lui seul, et pour Lui seul.
Donc de ne pas commettre le péché de sacrilège
-profanation de choses saintes-,
ni celui de superstition -croyance à un surnaturel non Divin-,
bien moins encore celui d'idolâtrie
-adoration d'une chose autre que Dieu Lui-même.
Notons que le respect des images saintes n'est pas une idolâtrie
-on n'honore pas l'image, mais la Personne représentée-Comment montrons-nous à Dieu notre adoration ?
Par notre prière, en particulier l'adoration du St Sacrement.
Par notre attachement à l'Eucharistie, dans la Sainte Communion.
Enfin par les uvres de notre existence, vécue à Son imitation.
Car on ne peut approcher le Père qu'à travers le Fils :
" Personne ne vient au Père si ce n'est par moi." (Jn 14 -6)Second : Tu respecteras le Nom du Seigneur ton Dieu
C'est à dire : Tu ne prononceras le Nom de Dieu qu'avec respect.
Car non seulement Dieu est Saint, étant la Sainteté même,
mais son Nom lui-même est Saint.Respecter le Nom du Seigneur, cela nécessite
d'être prudent dans l'usage de notre parole :
Prêter serment est un acte grave : Dieu y est pris à témoin.
" Tu t'acquitteras envers le Seigneur de tes serments " dit la Bible
(Ex 20-7 & Nomb 30-3).Abuser du Nom de Dieu est un péché :
C'est pourquoi Jésus nous engage à ne pas jurer en vain,
autrement dit : pour des choses sans importance (Mt 5-34à37),
que ce soit en invoquant Dieu, le Christ, la Ste Vierge ou les Saints.
Et encore moins à parjurer, c'est à dire à trahir son serment.
Parjurer,c'est aussi manquer à une promesse, à un vu :
Le vu est une promesse faite à Dieu Lui-même.
En reniant son Maître, Saint Pierre fut parjure (Mc 14-66à72)Blasphémer, c'est injurier, insulter Dieu volontairement,
comme l'a fait l'un des larrons au Calvaire (Mt 27-39à44)
Les jurons contenant le Nom de Dieu sont aussi des blasphèmes.Respecter le Nom du Seigneur, cela nécessite aussi :
de respecter de même le nom de chaque Chrétien
car ce nom, conféré par le Baptême,
l'a été au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,
reste sous la protection du patronnage d'un Saint,
et, enfin, a été donné à ce Chrétien pour l'éternité :
" Dieu appelle chacun par son nom " (Isaïe 43-1 & Jn 10-3).Troisième : Tu sanctifieras le Jour du Seigneur
Dans la semaine, il y a six jours pour les affaires du monde,
et un septième, réservé à Dieu. Pourquoi ?
Parce que, dit la Bible,
"en six jours, le Seigneur a fait le Ciel et la Terre"
Mais, le septième, Il s'est reposé. (Ex 20-8à11)
Voilà pourquoi le Seigneur a béni le jour du Sabbat :
Il l'a sanctifié.
Le Sabbat est le signe de l'Alliance.
Jésus Lui-même l'a toujours respecté. (Mc 1-21 & Jn 9-16)Le Jour du Seigneur
Jésus est ressuscité le "premier jour de la semaine" (Mt 28-1),
donc le dimanche, jour qui suit le Sabbat -samedi-.
Les Chrétiens en ont fait le Jour du Seigneur.Ainsi le dimanche est-il consacré à la Sainte Trinité :
par notre union avec Dieu tout le long du jour,
par notre union avec Jésus au Saint Sacrifice de la Messe,
par notre union au Saint Esprit en utilisant nos vertus
à notre détente et non au travail.L'Eucharistie Dominicale
Dans les premières communautés fondées par les Apôtres,
les Chrétiens honoraient déjà le Mystère Pascal
de la Passion et de la Résurrection,
et notamment la fraction du pain et les prières,
" dans la joie et la simplicité du cur " (Ac 2-42à46).Ce Mystère Pascal est célébré dans le Saint Sacrifice de la Messe.
Les successeurs des Apôtres, évêques et prêtres,
obéissant à l'ordre de leur Maître,
y changent toute la substance du pain et du vin -les espèces-,
en toute la substance de son Corps et de son Sang -l'Eucharistie-,
afin, selon ses propres paroles, de "faire cela en mémoire de Lui".
Ainsi, au cours du Saint Sacrifice perpétué,
Notre Seigneur nous accorde
le don extraordinaire de sa Présence Réelle.C'est pourquoi l'Église a décrété obligatoire
la participation à la Messe dominicale
ainsi qu'aux Messes des jours de fêtes religieuses.Et, de la même manière que l'on doit, chaque dimanche
s'abstenir de toute occupation qui nuirait au culte dù à Dieu,
de même, ne doit-on pas imposer à autrui
une contrainte de même nature.René Seignette, Catéchiste,
Association canonique Saint-Charles Borromée