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Eléments d'instruction religieuse
à l'intention des catéchistes



" Si vous ne redevenez pas comme des petits enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux."
" Car c'est aux "petits" que le Père découvre tout."
Matthieu 18-3 & 11-25



4ème partie - les Sacrements              - 51 - L'Eucharistie, Saint Sacrifice,

L'EUCHARISTIE
LE SAINT SACRIFICE DE LA MESSE
Avant-Messe, ou Messe des Catéchumènes

Pourquoi dit-on "Saint Sacrifice" de la Messe ?
Dans l'ancienne Loi, l'ancienne Alliance, l'Ancien Testament,
pour rendre hommage à Dieu, -Lui prouver son amour et son respect-,
on lui offrait un don, objet de valeur.
Et pour prouver qu'on lui abandonnait cet objet, on le détruisait.
Ainsi Lui offrait-on la vie d'un animal ; on l'immolait,
on séparait son corps et son sang. On le sacrifiait.

Dans la nouvelle Loi, le Nouveau Testament voulu par le Christ,
Le Sacrement de l'Eucharistie est un double Signe :
Celui, nous l'avons vu, de la Présence Réelle de Jésus-Christ
visible sur l'autel sous les espèces du pain et du vin.

Mais c'est aussi le Signe du Sacrifice Réel de Notre Seigneur.
Car Jésus disant : " Ceci est mon corps " ajoute : " livré pour vous "
puis : " ceci est mon sang ", ajoute :" qui va être versé pour vous ".
Sacrifice, donc. Et Réel, parce queJésus,
en ajoutant : " Faites ceci en mémoire de moi ",
affirme : "Je vous donne pouvoir de séparer mon corps et mon sang,
de prolonger, de faire durer, de rendre présent mon sacrifice. "

La Sainte Messe est donc un sacrifice réel :
À chaque Messe, Jésus, présent, donne sa vie pour nous.
Il se laisse immoler, victime sur la croix,
et demande à Dieu, en échange, l'absolution de nos fautes.
Pour cette raison le Prêtre dit, en présentant Jésus-Hostie :
"Voici l'Agneau de Dieu, celui qui enlève les péchés du monde"

Et chaque jour, dans le monde entier, chaque Prêtre
rend présente l'immolation de Jésus sur la croix du Calvaire,
prolonge la prière du Sauveur pour le pardon de nos péchés ;
et, à chaque fois, l'uvre de notre rédemption s'opère.

Ainsi, le sacrifice sur la Croix et le sacrifice sur l'autel
sont un unique et même sacrifice.

Et, comme la Vierge Marie et Saint Jean, tous s'y associent :
notre Pape, notre Évêque, le Prêtre, tous les fidèles,
ceux d'ici-bas et ceux dans la gloire du ciel,
dans une même Communion des Saints.
C'est la raison pour laquelle nous devons nous considérer à la Messe
comme au pied de la vraie Croix.

Comment bien "comprendre" la Sainte Messe ?
Comme au Cénacle, le Jeudi soir,
Jésus vient parmi nous, Il s'offre à Son Père,
et son sacrifice nous sauve du péché.

Jésus va donc venir. Préparons-nous. Purifions-nous.

Purifions d'abord notre coeur
Comment ? Par la Prière.
Une prière alternée, dans laquelle nous nous associons au Prêtre,
et qui monte vers Dieu notre Père :
par elle, nous Lui exprimons notre affection d'enfant,
nous reconnaissons notre faiblesse d'enfant,
et nous regrettons les peines que nous Lui avons causées.

Nous demandons d'abord le pardon de ces faiblesses,
en récitant le Confiteor -"Je confesse à Dieu"-,
que l'on dit à genoux, par humilité.

Dieu, dans sa Divine Charité, nous en remercie
par sa première Bénédiction, donnée sous le Signe de la Croix.

Puis nous exprimons à Dieu notre confiance en Lui,
dans l'Introit, dont le texte est propre à chaque dimanche.

Et cette confiance nous permet alors de lui demander
de prendre pitié de notre imperfection :
" Kirie " -Seigneur, ayez pitié de nous-

Aucune tristesse, pourtant, dans ces premières expressions,
car nous allons vers notre Père, et Lui vient à notre rencontre,
comme jadis les bergers et Jésus à la Crêche.
C'est pourquoi nous chantons la gloire de Dieu
comme les Anges dans la nuit de Noël :
" Gloria " : " Gloire à Dieu dans le Ciel
et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté."

Et pour achever la préparation de notre coeur
nous demandons à Dieu notre Père
la force de l'aimer, de le servir, et de vaincre le mal :
c'est l'Oraison -la demande-,
qui commence par ces mots : " Le Seigneur soit avec vous ",
ce qui était la salutation habituelle des premiers chrétiens entre eux.

Purifions ensuite notre esprit
Comment ? Jésus va encore nous y aider :
"Déjà vous êtes purs grâce à ma parole que vous écoutez. " (Jn 15.3)

Il laisse d'abord parler ses Apôtres,
lesquels ont commenté, pour leurs amis, les paroles du Maître.
Ainsi nous lisons, vingt siècles plus tard,
ce qu'ils ont écrit aux premiers chrétiens des Églises naissantes :
nous écoutons la lecture de l'Épître -la lettre-,
dont le texte est propre à chaque dimanche.

Jésus Lui-même s'avance maintenant
pour s'adresser à nous, par la bouche du Prêtre.
Avant qu'Il ne parle, nous l'acclamons
par le cri de joie qui accueille l'Ami qui vient :
" Alleluia ! ", louange de fête du Graduel.

Et le Christ nous enseigne.
Sa Parole est conservée dans l'Écriture par ses quatre "Évangélistes":
Saint Matthieu, ou Lévi, le receveur d'octroi du port de Capharnaüm,
Saint Marc et Saint Luc, les compagnons de Saint Pierre et Saint Paul,
enfin Saint Jean, le pécheur du lac de Galilée, le plus proche de Jésus.
Cette Parole, c'est l'Évangile, la "Bonne Nouvelle",
dont le texte est propre à chaque dimanche.
Nous l'écoutons debout, par sentiment de piété, ce tendre respect,
après nous être "signé" sur le front, pour mieux comprendre la Parole,
sur la bouche, pour mieux l'annoncer à notre tour,
et sur le coeur, pour qu'elle entretienne notre charité.

Mais Jésus, nous le savons, parle souvent en Paraboles
afin que nous fassions l'effort de comprendre, pour mieux retenir.
C'est pourquoi le Prêtre,
qui agit au nom de Jésus durant toute la Sainte Messe
complète, explique, commente maintenant cette Parole,
afin que chacun de nous puisse en tirer le meilleur profit :
c'est le Sermon, ou homélie.

À présent, notre cur et notre esprit
sont prêts à participer au Saint Sacrifice
que Jésus offre Lui-même à son Père ;
et nous pouvons affirmer notre foi,
dire que nous croyons à la Ste Trinité, et à l'Église du Christ :
" Credo " -Je crois en Dieu -

Ainsi se termine la première partie de la Messe,
dite "Messe des Catéchumènes".

René Seignette, Catéchiste,
Association canonique Saint-Charles Borromée

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