Retour à la page de présentation                     Retour à la page d'accueil

 

Eléments d'instruction religieuse
à l'intention des catéchistes



" Si vous ne redevenez pas comme des petits enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux."
" Car c'est aux "petits" que le Père découvre tout."
Matthieu 18-3 & 11-25



4ème partie - les Sacrements              - 53 - L'Eucharistie : la Sainte Communion

Au cours de la "Messe des Catéchumènes"
nous avons purifié notre coeur par la prière,
et notre esprit, en écoutant la Parole de notre Seigneur.

Puis, nous avons participé au début de la "Messe des Fidèles".
Tout d'abord à l'Offrande :
Le Prêtre, pour nous, a préparé l'hostie, le vin et l'eau.
Il a demandé à Dieu de les bénir -Offertoire- ;
puis il s'est lavé les mains -Lavabo-,
avant de nous inviter à prier avec lui -Secrète-.
Ensuite, comme Jésus à la Cène, il a rendu grâces -Préface-,
et a loué la gloire du Père et du Fils : "Hosanna!" -Sanctus-.

Après l'Offrande, ce fut la Consécration :
Le prêtre a renouvelé -reconduit- le Saint-Sacrifice de notre Seigneur,
l'unique, le réèl sacrifice de la Croix et non sa répétition,
Jésus s'offrant à Dieu son Père
pour la paix de son Église, la rédemption de nos péchés
et la communion des saints.

Alors le prêtre à tendu vers Dieu l'hostie,
qui est aussitôt et réellement devenue le Corps du Christ
puis il a tendu vers Dieu la coupe de vin et d'eau
qui est aussitôt et réellement devenue le Sang du Christ,
et nous avons adoré Jésus invisible mais présent sur l'autel,
et nous avons remercié Dieu d'avoir permis ce miracle.

Troisième partie : la Sainte Communion

" Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour."
dit Jésus (Jn 6-54).
Il nous invite maintenant au repas, comme ses amis du jeudi Saint :
" Prenez et mangez." " Ceci est mon corps." " Ceci est mon sang."
Nous allons donc recevoir le Christ dans la Sainte Communion.

Nous devons nous préparer à cette union,
comme Jésus Lui-même se prépara le jeudi Saint
en priant son Père de la façon qu'Il nous a lui-même apprise :
" Pater Noster ", Notre Père

Sommes-nous bien sûrs, pourtant, d'être prêts à accueillir Dieu ?
Avons-nous préparé notre personne
comme nous préparerions notre demeure à la venue d'un roi ?
Sommes-nous conscient de la présence de Dieu ?
Ressentons-nous l'attraction qu'Il exerce sur notre âme,
et la désirons-nous ?
Sommes-nous en état de grâce ; notre âme sans souillure,
et notre corps à jeun, -signe de pureté et de sacrifice- ?
Ce corps qui va être le "temple du Saint Esprit" ? (1Cor 6-19)

Souvenons-nous aussi de l'invité au festin des noces (Mt 22-12) :
" Mon ami " dit le roi, " comment es-tu entré ici sans la robe ? "
Et il le fit jeter, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors
Mais souvenons-nous aussi
de la toute puissance et la miséricorde de Jésus,
et demandons-Lui, en toute humilité :
" Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde
ayez pitié de nous." " Agnus Dei"

Le prêtre va communier. Mais avant de s'unir à Jésus-Dieu,
il énonce avec précision les trois grâces qu'il sollicite de Lui :
la paix dans l'Église, la délivrance des fautes, la protection du mal.
Puis il communie, d'abord à l'Hostie, ensuite au Calice.

Voici enfin venu pour nous
le moment de recevoir Jésus-Christ Lui-même,
et non seulement son Corps et son Sang, mais aussi son Esprit
Car le mot communion signifie communauté en union d'esprit,
le qualificatif "sainte" précisant qu'elle est pure, parfaite,
tout au moins de la part de notre Seigneur.

Pour qu'elle soit pure de notre part, Jésus, par la main du Prêtre,
nous accorde une seconde Bénédiction sous le Signe de sa Croix.

Très humblement, à genoux, disons comme le centurion :
"Domine, non sum dignus -Seigneur je ne suis pas digne de vous,
mais dites seulement une parole, et mon âme sera guérie."

Nous marchons vers la Sainte Table, et Jésus se donne à nous.
" Que le Corps de notre Seigneur Jésus-Christ
garde votre âme pour la vie éternelle " dit alors le Prêtre.

Que dire à Jésus, après un tel instant ?
Lui témoigner notre remerciement, notre reconnaissance :
Lui rendre grâces.
Et si l'on ne sait quoi dire,
faisons comme Ste Thérèse de l'Enfant Jésus :
taisons-nous et aimons-Le.

Si l'on ne reçoit pas Jésus-Hostie,
on peut toutefois s'unir à Lui, dans une Communion Spirituelle.
Il suffit de Lui dire notre grand désir de Le recevoir,
et si notre désir est profondément sincère, Jésus vient à nous.

Quels sont les fruits de la Sainte Communion ?
En premier lieu, la présence de Jésus en nous :
" Qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi et moi en lui."
(Jn 6-56)

Mais encore :
La paix en nous et autour de nous :
La communion nous purifie de nos péchés véniels.
Effaçant notre souillure, elle nous réconcilie avec nous-même,
et, alors, notre paix intérieure rayonne alentour.

La croissance de notre charité :
car, comme toute nourriture répare nos forces,
la Sainte Communion fait croître nos vertus.

Le resserrement de notre lien à l'Église :
l'Eucharistie alimente notre charité fraternelle
et nous fait vivre dans la Communion des Saints.

Mais la Communion nous rappelle aussi
que nous sommes invités par Jésus à partager sa gloire au ciel :
" Je ne boirai plus désormais de vin " dit-Il,
" jusqu'au jour où je boirai avec vous le vin nouveau,
dans le Royaume de mon Père."
(Mt 26-29)

Enfin, le prêtre dit : " Allez, la Messe est dite, Ite missa est "
et nous accorde une troisième Bénédiction
afin que nous portions au monde - missa : envoi-
tous les bienfaits du Sacrement de l'Eucharistie.

Avant de nous séparer,
nous écoutons le prologue de l'Évangile selon Saint-Jean
qui nous rappelle que Jésus est la Lumière du Monde,
le Fils de Dieu venu habiter parmi nous.

Puis nous rendons un hommage à la Vierge Marie, sa Sainte Mère.

En réponse à trois questions
Pourquoi Jésus-Hostie n'a-t-il que le goût du pain ?
Si nous percevions la saveur, le parfum de notre Seigneur,
c'est que nous ne serions plus sur la terre, mais au ciel !
Nous n'aurions plus seulement la foi, mais la vision réelle.
Aussi bien réjouissons-nous ;
nous avons plus de mérite et plus d'amour à croire sans percevoir.

Pourquoi certains, qui communient, ne sont-ils pas meilleurs ?
Nous sommes tous pécheurs. Nous succombons tous à la tentation.
Dieu, miséricordieux, n'exige pas notre victoire mais notre combat,
notre désir du bien, notre effort vers la perfection.
Or, que savons-nous des désirs et des efforts des autres ?
Ceux que nous jugeons mal, sont peut-être en marche vers le bien.
Encore une raison supplémentaire de leur pardonner.

Faut-il communier souvent ?
Oui, car communier c'est rencontrer Dieu le Fils ;
c'est le retrouver, s'il s'est éloigné après l'une de nos fautes ;
c'est aviver en nous, comme une flamme, la vie éternelle ;
c'est enfin préparer notre retour au Royaume du Père.

René Seignette, Catéchiste,
Association canonique Saint-Charles Borromée

Retour à la page de présentation                     Retour à la page d'accueil