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Eléments d'instruction religieuse
à l'intention des catéchistes
" Si vous ne redevenez pas comme des petits enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux."
" Car c'est aux "petits" que le Père découvre tout."
Matthieu 18-3 & 11-25
4ème partie - les Sacrements - 57 - Le sacrement des maladesCombien de malades Jésus guérit-il ?
Personne ne saurait le dire.
Les Évangélistes évoquent souvent ces lieux (Lc 4-40&41)
où " tous ceux qui abritaient des personnes atteintes de maladie
les lui amenaient, et Il les guérissait en leur imposant les mains.
Des démons sortaient des possédés en criant : Tu es le fils de Dieu! "Saint Luc était médecin;
il suivit Saint Paul en Asie, à Jérusalem, à Rome.
C'est lui qui cite le plus de guérisons.
D'abord à Capharnaüm, sur les bords du lac :
le démoniaque de la synagogue, la belle-mère de Pierre,
le paralytique, le serviteur du centurion, la fillette morte de Jaïre,
et la pauvre femme affligée d'hémorragies.Et puis, au hasard des routes, l'homme couvert de lèpre,
celui à la main morte et desséchée,
le muet, la vieille infirme au dos voûté,
l'homme déformé par l'hydropisie.
Et encore le fils mort que la veuve de Naïn pleurait,
le possédé de Génézareth, dont les démons fuirent dans des porcs,
et, au pied du mont Tabor, l'enfant épileptique,
les dix lépreux sur la route de Jérusalem,
Bartimée, le mendiant aveugle de JérichoSaint Mathieu ajoute encore les deux aveugles et le muet,
abordant Jésus, qui sortait de chez Simon-Pierre,
et, entre Tyr et Sidon, la fille de la païenne de Canaan.
Saint Marc nous parle encore des malades, sur des civières,
rangés sur les places des villages,
du sourd-muet de la Décapole, de l'aveugle de Bethsaïde.
Enfin St Jean décrit la guérison du fils de l'officier,
du paralytique de la piscine aux portiques, à Jérusalem,
et la résurrection de Lazare, l'ami de Jésus sur lequel il pleura.Tous furent guéris, soit dans leur corps, soit dans leur esprit,
et bien souvent dans les deux.Jésus se sert-il uniquement de son pouvoir ?
Non. Il s'appuie aussi sur la foi de ceux qui l'implorent.
La guérison du paralytique de Capharnaüm en est un exemple :
" Des gens portaient un homme, paralysé, sur une civière.
La foule était si dense autour de la maison où enseignait Jésus
qu'ils durent se hisser sur la terrasse,
et descendre le malade avec des cordes, à travers la toiture.
voyant leur foi, Jésus dit : "Mon ami, tes péchés te sont remis."Des pharisiens crièrent au scandale Jésus leur répondit :
"Quel est le plus facile à dire :
"tes péchés te sont remis", ou "lève-toi et marche" ?
Eh bien! Pour que vous compreniez
que le Fils de l'Homme a le pouvoir de remettre les péchés :
je te l'ordonne, dit-il au paralytique,
lève-toi, prend ta civière et retourne chez toi." (Lc 5-18à24)Ceci prouve deux choses :
En premier lieu que Jésus, même chez les malades de corps,
entend d'abord guérir l'âme.
En second lieu que la foi des uns peut guérir les autres.La Foi est le vecteur -véhicule- de la puissance de l'Esprit Saint.
Souvenons-nous de cette exclamation de Jésus à ses disciples :
" Si vous aviez la foi, vous diriez à ce mûrier :
"déracine-toi et plante-toi dans la mer!", et il vous obéirait." (Lc 17-6)Les Apôtres guérissaient-ils aussi ?
Jésus envoya les douze en mission, deux à deux :
" Ils partirent, prêchèrent la pénitence.
Ils chassaient de nombreux esprits impurs,
oignaient d'huile beaucoup de malades et les guérissaient." (Mc 6.13)
Ici encore, les Apôtres commencent par guérir l'âme.Saint Pierre guérit le boiteux de naissance de la Belle-Porte (Ac 3-2)
Et l'on accourait des villes voisines,
pour que les apôtres guérissent malades et possédés (Ac 5-12).
Et Saint Paul réveilla l'enfant de Troas, tué dans sa chute d'un balcon.
(Ac 20-7)Mais les prières les plus sincères ne garantissent pas la guérison ;
Saint Paul lui-même l'apprend de Jésus, auquel il se plaignait :
" Trois fois j'ai prié le Seigneur d'écarter cette souffrance de moi.
Mais Il m'a dit : ma grâce te suffit, c'est dans la faiblesse
que ma puissance donne toute sa mesure." (2Co 12-8&9)Qu'est-ce que le Sacrement des Malades ?
Saint Jaques dit : " Quelqu'un est-il malade chez vous ?
Que l'on fasse venir des prêtres de l'Église,
afin qu'ils prient près de lui, et l'oignent d'huile au Nom du Seigneur.
Alors la prière, faite avec foi, sauvera le patient,
le Seigneur le soulagera.
Et s'il est en état de péché, il sera libéré." (Jc 5-14)Ainsi, dans le Sacrement des Malades,
c'est l'âme qui est la première guérie, par la rémission des fautes.
Le soulagement du corps ne peut intervenir qu'après,
puisque le corps est le serviteur de l'âme.Qui reçoit, et qui administre ce Sacrement ?
L'Onction n'est pas réservée aux malades à la dernière extrémité ;
elle est aussi pour ceux qui approchent le terme de leur vie terrestre,
du fait de leur maladie ou simplement de la vieillesse.
Cependant, si le malade ou le vieillard n'est pas en danger,
ce Sacrement ne remplace pas celui de la Pénitence.
Un malade en état de le faire doit se confesser avant l'Onction.Le Sacrement des Malades peut être donné plusieurs fois.
Seuls le Pape, les Évêques et les Prêtres
sont les "ministres" de l'Onction des malades.Comment est célébré ce Sacrement ?
L'Onction des Malades est une célébration communautaire :
en famille, en milieu hospitalier, à l'Église,
pour un malade ou un groupe de malades.
L'Onction peut être faite au cours du Sacrement de l'Eucharistie.Le "Ministre" trempe son doigt dans l'huile Sainte,
- laquelle a été consacrée par la prière et le souffle de l'Évêque,
lors d'une cérémonie annuelle, le Jeudi Saint-
et trace des Signes de Croix sur les yeux, les oreilles,
le nez, la bouche et les mains; les 5 sens du malade,
en prononçant les paroles sacramentelles :
" Que par cette onction, et par Son immense miséricorde,
le Seigneur vous pardonne tous les péchés que vous avez commis."Ainsi l'âme est guérie,
et le corps le sera si telle est la volonté de Dieu.À celui qui va quitter la vie terrestre,
l'Église donne non seulement l'Onction, mais aussi l'Eucharistie,
à titre de viatique -secours, provision de voyage-.
Car, a dit Jésus : "Celui qui mange ma chair a la Vie Éternelle
et je le ressusciterai au dernier jour." (Jn 6-54)Quels sont les effets du Sacrement sur le malade ?
L'Onction assure à celui qui la reçoit ;
d'abord son union à la Passion du Christ,
ce qui augmente en lui la Grâce Sanctifiante.Ensuite le pardon de ses péchés, mortels et véniels.
Également les grâces, en son âme, de la paix
et de la patience, vertu d'acceptation de la souffrance.Enfin, soit sa préparation au passage à la vie éternelle
soit son retour à la santé, selon la volonté de Dieu.C'est donc un soulagement de l'âme et du corps,
qu'il est indispensable d'apporter au malade en danger.René Seignette, Catéchiste,
Association canonique Saint-Charles Borromée