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    LES " REPERES " de SERVIAM : Signes d'Espérance
    " Un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais au contraire, au gré de leurs passions et l'oreille les démangeant, ils se donneront des maîtres en quantité et détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables.
    St Paul, 2 Epître à Timothée 4-1à 5

    Il suffit de tendre l'ouïe, le regard, la raison, pour constater l'ampleur du désastre dans lequel l'homme moderne s'enfonce en se détournant de son créateur... C'est pour aider à reprendre le bon cap que le site serviam propose une série de " repères " à ses correspondants....
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    Juin 2003
    Un baptême de larmes...

    «... Notre prédécesseur, le Patriarche Dimitrios fer (en 1989), exhortant les chrétiens à célébrer le 1er septembre comme jour de prière pour la protection de l'environnement, soulignait le besoin pour nous tous de faire preuve d'un esprit eucharistique et ascetique ( ... ) et de maîtrise de soi.

    ( ... ) Nous devons nous limiter de façon volontaire dans notre consommation de nourriture et de ressources naturelles. Chacun de nous est appelé à faire une distinction cruciale entre ce que nous voulons et ce dont nous avons besoin. Ce n'est qu'à travers une telle abnégation, à travers notre disponibilité à nous priver parfois et à dire "non" ou "assez", que nous redécouvrirons notre véritable place dans l'univers.( ... )

    Il n'y aura de changements réels et concrets dans l'environnement que si nous sommes préparés à faire des sacrifices radicaux, difficiles et ( ... ) généreux. Si nous ne sacrifions rien, nous n'aurons rien. Inutile de dire qu'en ce qui concerne les nations et les personnes, il est exigé bien davantage des riches que des pauvres ( ... ).
    Le sacrifice est avant tout une question spirituelle bien plus qu'économique ( ... ), éthique plus que technologique. Nous parlons souvent de crise de l'environnement; mais la véritable crise réside non pas dans l'environnement mais dans le coeur de l'homme. Le problème fondamental doit être recherché non pas à l'extérieur, mais à l'intérieur de nousmêmes, non pas dans l'écosystème, mais dans notre façon de penser ( ... ).
    La cause première de notre péché à l'égard de l'environnement réside dans notre égoïsme et dans l'ordre de valeurs erroné que nous avons reçu en héritage et que nous acceptons sans aucun sens critique. Nous avons besoin d'une nouvelle façon de réfléchir sur nous-mêmes, sur notre relation avec le monde et avec Dieu. Sans cette conversion du coeur révolutionnaire, tous nos projets de conservation, quelles que soient nos bonnes intentions, se révéleront inefficaces car nous ne nous occuperons que des symptômes, et non de leurs causes.( ... ).

    Ce dont nous avons véritablement besoin, c'est d'un baptême de larmes. »

    Extraits du Discours de Bartholoméos Ier, Patriarche oécuménique de Constantinople lors du Symposium
    "religion, science et environnement" en juin 2002

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