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Que ta vie ne soit pas une
vie stérile. Sois utile. Laisse ton empreinte. Que rayonne la lumière de ta foi
et de ton amour. Efface, par ta vie d'apôtre, la trace
visqueuse et sale qu'ont laissée les impurs semeurs de
haine. Et embrasse tous les chemins de la terre au feu du Christ,
que tu portes dans ton coeur.
Comme j'aimerais que ton comportement
et ta conversation fussent tels que l'on pût dire en te
voyant ou en t'écoutant
: voila quelqu'un qui lit la vie du Christ !
Gravité. Abandonne ces gestes et ces manières frivoles
ou puériles. Que ta façon
d'être reflète la paix et l'ordre en ton esprit.
Ne dis pas
: "c'est mon tempérament..., ce sont des manifestations
de mon caractère". Ce sont des manifestations de ton manque
de caractère : soit homme, esto vir.
N'aie pas
l'esprit de clocher.
Élargis ton coeur jusqu'à ce qu'il devienne universel,
"catholique". Ne
vole pas comme un oiseau de basse-cour, quand tu peux t'élever
comme un aigle.
Sérénité. Pourquoi te mettre en colère,
si ta colère offense Dieu, agace ton prochain, te fait
passer un mauvais quart d'heure... et si, à la fin, il
faut que tu te calmes ?
Hausse-toi devant l'obstacle. La grâce du Seigneur ne peut pas
te manquer : inter medium montium pertransibunt aquae ! :
tu franchiras les montagnes ! Qu'importe qu'il faille momentanément
restreindre ton activité si, ensuite, comme un ressort
qui a été comprimé, tu t'élèves
incomparablement plus haut que tu ne l'avais jamais rêvé
?
Éloigne
de toi ces pensées inutiles qui, pour le moins, te font perdre ton temps.
Volonté. C'est une caractéristique très
importante. Ne méprise pas les petites choses car à
force de renoncer à ces choses et de te renoncer toi-même
dans ces choses, qui ne sont jamais futilités ni "petits
rien", tu fortifieras, tu viriliseras, avec la grâce
de Dieu, ta volonté, d'abord pour devenir vraiment maître
de toi-même. puis pour être un guide, un chef ! ...
qui oblige, qui pense, qui entraîne, par son exemple et
sa parole, par sa science et son autorité.
Tu te heurtes
au caractère de tel ou tel... C'est inévitable : tu n'es pas un louis
d'or, que tu puisses plaire à tout le monde. Et puis,
sans ces heurs avec ton prochain comment émousserais-tu
les pointes, les arêtes et les saillants, les imperfections,
les défauts, de ton caractère ? Comment atteindrais-tu
le fini, le poli, la ferme souplesse de la charité et
de la perfection ? Si ton caractère et le caractère
de ceux qui t'entourent étaient douceâtres et mous
comme des meringues, tu ne te sanctifierais pas.
Tu as des
ambitions : savoir, diriger,
avoir de l'audace. Bon très bien, mais... que ce soit
pour le Christ par amour.
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