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LES "
REPERES " de SERVIAM : Signes d'Espérance "
Un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la
saine doctrine, mais au contraire, au gré de leurs passions
et l'oreille les démangeant, ils se donneront des maîtres
en quantité et détourneront l'oreille de la vérité
pour se tourner vers les fables. St Paul, 2 Epître
à Timothée 4-1à 5 Il suffit de tendre l'ouïe,
le regard, la raison, pour constater l'ampleur du désastre
dans lequel l'homme moderne s'enfonce en se détournant
de son créateur... C'est pour aider à reprendre
le bon cap que le site serviam propose une série de "
repères " à ses correspondants.... ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 13 février
2002
LE CAREME EST-IL TRISTE ?
On dit parfois de quelqu'un qui
affiche un air sombre qu'il a une " face de carême
". L'église
elle-même, pendant le carême, perd ses atours de
fête et se drape de violet. Les fleurs ont disparu des
autels et les musiques joyeuses se taisent. Les chants eux-mêmes
ne sont pas excitants. Vite, pense-t-on, qu'on arrive à
Pâques ! Bien sûr,
pendant le Carême, et particulièrement pendant la
Semaine Sainte, nous allons revivre la Passion du Seigneur. Mais
pour le consoler dans sa Passion si douloureuse, Jésus n'a pas besoin de pleurnicheurs
à coté de Lui. "Filles de Jérusalem,
ne pleurez pas sur moi ; Pleurez surtout sur vous-mêmes
et sur vos enfants " dit-Il aux filles de Jérusalem,
" car si l'on traite ainsi le bois vert, que fera-t-on du
bois sec " ? Luc, 23, 26 Et
Jésus dit encore : "Quand vous jeûnez, ne prenez
pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle "
Matt.6,16. Oui, Pendant
le carême, nous sommes orientés vers la joie de
Pâques. Nous pensons à la résurrection du
Seigneur et cela nous remplit de joie.
En ce premier Dimanche de Carême,
nous relisons la tentation de Jésus au désert. Celle-ci peut paraître comme une
parenthèse dans la vie du Seigneur. Ce n'est plus la vie
cachée, ce n'est pas encore la vie publique. Pourquoi
cet événement ?
Eh bien,
Pour nous faire connaître l'Adversaire, afin qu'il ne nous
surprenne pas comme il 'a fait au paradis terrestre, avec nos
premiers parents. Il les a trompés sur toute la ligne.
Satan est un
rude adversaire. Beaucoup plus intelligent que nous, il est malin
(c'est le malin) et rusé ! Il nous connaît bien
depuis le temps qu'il nous suit et il sait comment s'y prendre
pour nous détacher du Christ et nous entraîner à
notre perte. Malgré tout, je dirais qu'il manque d'imagination
et c'est là notre planche de salut. Il emploie toujours
les mêmes tactiques. Il nous prend par nos cotés
faibles et nous présente le mal sous l'apparence d'un
bien. Il a des alliés dans la place : c'est notre sensualité,
notre appétit insatiable des biens terrestres, la recherche
de notre confort, notre petit orgueil. Il nous flatte pour mieux
nous endormir. C'est alors que
le jeûne est utile : il nous tient éveillés,
alertes et dispos, il nous débarrasse des lourdeurs de
la chair et de l'esprit. N'ayons pas peur de le pratiquer si
nous voulons garder la joie.
Jésus a jeûné dans le désert
et cela pendant quarante jours et quarante nuits. Il l'a fait
pour nous encourager et pour nous enseigner la bonne manière
de triompher du démon. Mais il est évident qu'avec
Jésus, le diable ne pouvait pas avoir beaucoup de succès
: Jésus est imbattable et pour cause : Il est le Fils
de Dieu, donc, comme on dit en théologie : Il est "
impeccable " ! Il ne pouvait pas pécher. Cependant,
ne diminuons pas les mérites de Jésus : la tentation,
si elle est purement extérieure, car Jésus ne connaissait
pas la concupiscence, n'en fut pas moins un terrible combat. Jésus l'a mené pour nous
obtenir la grâce de triompher à notre tour de toutes
les tentations.
Nous
remarquons que pour repousser le démon, Jésus s'appuie
sur l'Ecriture. Mettons ce carême
à profit pour redécouvrir la place de l'Ecriture
dans notre vie. Est-ce que nous connaissons bien notre évangile
? Pensons-nous à l'ouvrir chaque jour ? Dans l'Ecriture,
Jésus est contenu, révélé et communiqué.
Chaque jour de carême, Il nous fixe un rendez-vous pour
s'entretenir avec nous d'une manière toute familière
et toute intime. Le carême est un temps de prière.
Enfin, une dernière
démarche, toute aussi importante que les autres : découvrir
Jésus à travers notre prochain et surtout à
travers ceux qui Lui ressemblent le plus : les plus pauvres,
les plus démunis, les plus souffrants. Oublions-nous un
peu pour faire le bonheur des autres.
Alors notre carême ne sera pas
triste, mais source de joie et de sainteté. Que la Très Sainte Vierge Marie
nous aide et soit à nos cotés !
Père V., prêtre.
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