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    LES " REPERES " de SERVIAM : Signes d'Espérance
    " Un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais au contraire, au gré de leurs passions et l'oreille les démangeant, ils se donneront des maîtres en quantité et détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables.
    St Paul, 2 Epître à Timothée 4-1à 5

    Il suffit de tendre l'ouïe, le regard, la raison, pour constater l'ampleur du désastre dans lequel l'homme moderne s'enfonce en se détournant de son créateur... C'est pour aider à reprendre le bon cap que le site serviam propose une série de " repères " à ses correspondants....
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    Un chemin tout simple.... par Mère Térésa

    Serviam remercie vivement les éditions Fleurus d'avoir aimablement autorisé la reproduction de textes de Mère Térésa réunis par Lucinda Vardey dans l'ouvrage "un chemin tout simple" (Plon/Mame - 1995).

    Cet ouvrage nous montre le chemin qu'elle a suivi - "un chemin tout simple que n'importe qui peut emprunter" - pour soulager la misère, faire renaître un sourire sur les lèvres de ceux qui souffrent, lutter contre l'exclusion. Chemin faisant, Mère Térésa nous délivre un formidable message d'amour et d'espoir.

    Le fruit du silence est la prière
    Le fruit de la prière est la foi
    Le fruit de la foi est l'amour
    Le fruit de l'amour est le service
    Le fruit du service est la paix
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    Dieu est l'ami du silence

    Nous avons tous besoin de silence pour réfléchir et pour prier. Beaucoup me confient combien il leur est difficile de trouver le silence dans leur vie saturée d'occupations. Soeur Theresina d'abord, puis Soeur Kateri nous disent comment échapper à la tyrannie du bruit.
    "D'après ce que j'ai constaté, nos contemporains ont une peur panique du silence parce que toutes les activités de la vie moderne s'accompagnent de bruit. Mais comme Dieu ne parle que dans le silence, ils se heurtent à un grave problème quand ils Le cherchent. Beaucoup de jeunes, par exemple, ne savent même plus s'arrêter pour réfléchir et n'agissent que par instinct, au gré de leurs pulsions les plus primaires.
    "Dans les villes d'aujourd'hui règnent de plus enplus le chaos, la violence, la colère, le stress et les cris. Tout l'opposé d'une campagne paisible où ruisselle une cascade... Les gens essaient de remplir le vide qu'ils ressentent par tous les moyens : nourriture, radio, télévision, agitations vaines ou nocives. Mais ce vide qu'ils fuient ne peut être comblé que par l'Esprit de Dieu.

    Si nous nous arrêtons pour permettre à Dieu de pénétrer dans notre silence, alors notre quête qui est de nature spirituelle aura atteint son but et nous serons comblés en étant simplement avec Dieu dans la prière. Là, dans nos relations avec Dieu, nous pouvons devenir forts. Mais, c'est vrai, il est difficile d'être enclins à la prière dans une société qui nous gave de tant de distractions.
    "En tant que Missionnaire de la Charité, je n'ai pas beaucoup d'occasions d'être seule. Choisir une vie de pauvreté, c'est manquer en général de solitude pour prier et méditer seule.
    L'unique fois, cependant où j'ai eu l'occasion d'être seule toute une journée, la première chose que j'ai faite, c'est lire ; j'aime les livres, mais je suis d'ordinaire si occupée que je n'ai pas le temps d'en ouvrir un. Celui sur lequel je suis tombée était un vrai don de Dieu, l'ouvrage dont j'avais besoin. C'était un florilège de textes de sainte Catherine de Sienne.
    Au XIVème siècle, en Italie, elle s'était trouvée dans les mêmes difficultés : essayer de prier et de trouver le silence, alors qu'elle avait grandi dans une famille de vingt-cinq enfants ! Elle racontait comment chacun de nous a besoin de trouver une "cellule" en lui-même pour y prier et être avec Dieu. Son idée était que la plupart d'entre nous ne peuvent se réfugier dans la montagne ou être ermite dans une cave ; aussi devons-nous découvrir cet endroit privilégié à l'intérieur de nous-mêmes.
    Je crois que nous pouvons suivre ses conseils et que nous en avons besoin. Outre les nombreux devoirs de la vie, nous avons celui d'apprendre à prier et de nous trouver un espace de silence, même au milieu du vacarme d'une ville ou d'une maison.
    "Lors de mes visites hebdomadaires aux prisonniers, j'ai remarqué qu'ils avaient faim et soif d'un coin calme et silencieux. Nous passions généralement notre temps à prier ensemble et c'était touchant de voir ces hommes endurcis - dont beaucoup avaient tué et mené une vie dure, brutale - courber la tête comme des enfants et prier avec conviction. Je savais que dès qu'ils étaient environnés d'une ambiance silencieuse, ils devenaient aussitôt paisibles.
    Et Soeur Dolorès nous donne ce conseil :
    "Si chacun de nous sur cette terre faisait chaque jour une pause de cinq à dix minutes pour penser, cela nous aiderait tous à nous associer à l'oeuvre de Dieu dans le monde, car nous avons besoin de rentrer en nous-mêmes, de demander jour après jour à Dieu Sa bénédiction, besoin de Le faire entrer dans nos vies pour aider les autres à en faire autant. Lorsque Dieu est dans nos vies, celles-ci prennent toute leur signification et s'en trouvent valorisées, fécondes aussi. En revanche, l'absence de Dieu entraîne généralement ce qui est loin d'être parfait en ce monde".

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