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    LES " REPERES " de SERVIAM : Signes d'Espérance
    " Un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais au contraire, au gré de leurs passions et l'oreille les démangeant, ils se donneront des maîtres en quantité et détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables.
    St Paul, 2 Epître à Timothée 4-1à 5

    Il suffit de tendre l'ouïe, le regard, la raison, pour constater l'ampleur du désastre dans lequel l'homme moderne s'enfonce en se détournant de son créateur... C'est pour aider à reprendre le bon cap que le site serviam propose une série de " repères " à ses correspondants....
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    L'Eglise est notre famille.... par Mère Térésa

    Serviam remercie vivement les éditions Fleurus d'avoir aimablement autorisé la reproduction de textes de Mère Térésa réunis par Lucinda Vardey dans l'ouvrage "un chemin tout simple" (Plon/Mame - 1995).
    Ce livre nous indique le chemin qu'elle a suivi - "un chemin tout simple que n'importe qui peut emprunter" - pour soulager la misère, faire renaître un sourire sur les lèvres de ceux qui souffrent, lutter contre l'exclusion. Chemin faisant, Mère Térésa nous délivre un formidable message d'amour et d'espoir.

    Le fruit du silence est la prière
    Le fruit de la prière est la foi
    Le fruit de la foi est l'amour
    Le fruit de l'amour est le service
    Le fruit du service est la paix

    Le fruit de la prière est la foi

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    Dieu n'est pas séparé de l'Eglise étant donné qu'Il est partout et dans tout et que nous sommes tous Ses enfants, hindous, musulmans ou chrétiens. Quand nous nous rassemblons en Son nom, cela nous donne de la force. L'Eglise nous donne nos prêtres, la messe et les sacrements dont nous avons besoin chaque jour dans nos vies pour travailler. Nous avons besoin de l'Eucharistie - Jésus dans l'Hostie à la Sainte Communion - car si nous ne recevons pas Jésus, nous sommes incapables de le servir.
    L'Eglise est notre famille et comme dans toute famille, nous avons besoin d'apprendre à vivre ensemble. Les évêques nous engagent sans cesse à ouvrir de nouveaux foyers et nous aident souvent à trouver des maisons. Je ne ressens pas comme une restriction le fait d'être catholique et d'appartenir à l'Eglise catholique : nous n'avons qu'à nous aimer et nous comprendre les uns les autres. On m'interroge sur ce que je pense du rôle de l'Eglise aujourd'hui, sur l'avenir et la place qu'y tiendront les femmes, et je réponds que je n'ai pas le temps de me préoccuper de tous ces problèmes : j'ai trop à faire dans mon travail journalier.
    Nous servons le Christ. Il est le chef de famille dans notre maison et c'est Lui qui prend toutes les décisions. Pour le Christ, l'Eglise est la même hier, aujourd'hui et demain. Pour Dieu tout est simple et Son amour pour nous est plus grand que tous les conflits qui passeront.

    La foi est un don de Dieu

    Dieu désire que nous grandissions dans notre foi, comme Soeur Theresina l'explique :
    "Notre foi est faite pour grandir et mûrir. Il y a des gens qui sont peut-être fort bien élevés ; cependant leur foi en est encore au B, A, BA et ils trouvent que le monde n'a pas de sens. Ils n'ont sans doute jamais lu les Ecritures, jamais appris à connaître Dieu, jamais appris à découvrir Sa splendeur. Aussi Le regardent-ils avec quelque méfiance. Il est, à leurs yeux, comme le juge, le père très sévère qui ne leur permet pas de s'amuser".
    Et Soeur Kateri de développer ici la nature de la foi : "Pour nous catholiques, la foi est une vertu surnaturelle infuse dans notre âme. C'est comme si cette vertu était un pouvoir, une capacité. Si, par exemple, nous n'avions pas de jambes, nous ne pourrions pas marcher, pas plus que nous ne pourrions voir si nous n'avions pas d'yeux. Sans la foi, nous ne sommes pas en mesure de croire à des mystères qui dépassent notre entendement. Vous ne pouvez pas comprendre les mystères de la foi, mais ils ont un sens et au fur et à mesure que nous avonçons dans la vie, nous avons besoin de les pénétrer, de les comprendre davantage, pour que cela nous devienne de plus en plus crédible.
    La foi est est un don de Dieu, Elle grandit dans la prière, comme l'espérance et l'amour, qui sont avec elle les trois vertus essentielles de la vie intérieure".
    Mener une vie chrétienne assure la croissance de la foi. Beaucoup de saints nous ont précédés pour nous guider, mais j'aime ceux qui sont simples comme sainte Thérèse de Lisieux, la petite fleur de Jésus. Je l'ai choisie comme homonyme parce qu'elle faisait des choses ordinaires avec un amour extraordinaire.
    Il est bon d'étudier et de lire les oeuvres des saints (l'un de mes livres favoris a pour auteur Charles de Foucauld), mais nous nous apercevons que c'est d'abord à travers nos actes et notre travail que Dieu nous enseigne tout ce que nous avons besoin d'apprendre, ainsi que nous le précise Soeur Dolorès :
    "Nous nous effroçons de prendre le temps de faire quelques lectures spirituelles. j'aime lire les oeuvres des saints, ce qui m'a beaucoup aidée, ou encore tout ce qui concerne Notre Dame, notre Mère, la meilleure de toutes. Mais nous n'avons guère le loisir de nous asseoir. Nous célébrons quelques fêtes comme celles de saint François d'Assise et de sainte Thérèse de Lisieux. Nous célébrons aussi le 10 septembre, date à laquelle, dans le train allant à Darjeeling, Dieu a enjoint à Mère Térésa de servir les plus pauvres d'entre les pauvres. Quant aux livres, je n'ai pas besoin d'en lire beaucoup, car j'apprends sans cesse par les autres. Les malades du sida, auprès desquels j'ai travaillé à New York et à Washington, sont les saints de notre temps, les nouveaux saints de l'Eglise. Chacun d'eux était un être de caractère et, au fur et à mesure ils grandissaient en Jésus. Lors de leurs derniers jours, les heures et chaque instant étaient si beaux que, pour moi, leur histoire est comparable à celle des saints."
    En même temps, apprendre à mieux se connaître est essentiel pour grandir spirituellement. Vous connaître vous-même, croire en vous-même signifie que vous pouvez connaître Dieu et croire en Lui. Saint Augustin disait : "Remplissez-vous vous-mêmes et c'est alors seulement que vous serez en mesure de donner aux autres".
    La connaissance de soi engendre l'humilité et la connaissance de Dieu engendre l'amour. Ecoutons Soeur Kateri :
    "Tout en grandissant dans la prière, on accroît la connaissance de soi-même, sinon de sa propre iniquité, du moins certainement de son iniquité virtuelle. Cela nous amène à mieux comprendre la phrase de saint Philippe Néri : "Voilà où j'en suis dans la grâce de Dieu !" Au fur et à mesure que le temps passe, il est bien plus facile de tolérer les faiblesses des autres, parce que tout au fond de soi, il y a cette virtualité du péché, et que nous tous, les humains, avons en partage cette même faiblesse".

    Les arbres de la défaite de soi et de la réalisation de soi

    Arbre de la défaîte de soi

    Dans les branches : vide, aliénation, apathie, conflis interpersonnels, crime, dépendance, alcoolisme, penchant pour la drogue.
    Dans les racines : crainte, insécurité, rancune, jalousie, méfiance, hostilité, culpabilité, apitoiement sur soi-même.

    Arbre de la réalisation de soi

    Dans les branches : détermination, santé, joie, auto-motivation, satisfaction, disponibilité, plénitude, créativité.
    Dans les racines : charité, amitié, clémence, amour, gratitude, générosité, gentilesse, confiance.

    Je suis en route pour le ciel *

    Tout est décidé par Dieu. Il détermine l'heure de notre naissance et celle de notre mort. Nous devons Lui faire confiance et accomplir le travail auquel Il nous a appelés, jusqu'à notre heure dernière.
    "Chaque jour est une préparation à la mort. Cela nous aide à être conscients d'une chose : ce que subissent les mourants aujourd'hui, c'est moi qui le subirai demain. Nous avons à vivre notre route en union avec Dieu. La mort n'est que le retour à Lui. Là où Il se trouve, là est notre place à tous " (Soeur Dolorès).
    Tout être humain est capable d'aller au ciel. Là est notre demeure. Certains m'interrogent sur la mort et me demandent si je m'en réjouis par avance. "Bien sûr, car je retourne chez moi". La mort n'est pas une fin mais un commençement. La mort est une suite à la vie. Elle est synonyme de vie éternelle ; c'est là que notre âme va vers Dieu pour se tenir en Sa présence, Le voir, Lui parler et continuer à L'aimer d'un amour plus fort, puisqu'au ciel nous pourrons L'aimer de tout notre coeur, de toute notre âme, de tout notre être. C'est notre dépouille seule que nous abandonnons à la mort ; notre coeur et notre âme sont immortels.
    A notre mort, nous serons avec Dieu et avec tous ceux que nous avons connus. Ils nous ont précédés, ils nous attendent. Le ciel doit être un endroit merveilleux.
    Chaque religion a sa vision de l'éternité et de la vie surnaturelle. Ceux qui ont peur de la mort sont ceux qui croient qu'elle est la fin de tout. Je ne connais personne qui soit mort dans la crainte, s'il a connu l'amour de Dieu. Il suffit suelement de se mettre en règle avec Lui dans la paix, comme nous le faisons tous. Sans cesse, des personnes meurent subitement et cela pourrait très bien nous arriver à tout moment. Hier n'est plus, demain n'est pas encore ; aussi devons-nous vivre chaque jour comme si c'était le dernier, de façon à pouvoir répondre à l'appel de Dieu et être prêts à mourir, l'âme et le coeur sans tâche.
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    * inscription à l'entrée de la morgue au foyer de Calcutta pour les mourants et les abandonnés

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