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    LES " REPERES " de SERVIAM : Signes d'Espérance
    " Un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais au contraire, au gré de leurs passions et l'oreille les démangeant, ils se donneront des maîtres en quantité et détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables.
    St Paul, 2 Epître à Timothée 4-1à 5

    Il suffit de tendre l'ouïe, le regard, la raison, pour constater l'ampleur du désastre dans lequel l'homme moderne s'enfonce en se détournant de son créateur... C'est pour aider à reprendre le bon cap que le site serviam propose une série de " repères " à ses correspondants....
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    Serviam remercie vivement les éditions Bénédictines d'avoir aimablement autorisé la reproduction d'extraits de l'ouvrage "Saint Louis-Marie Grignion de Montfort".

    Le Père de Montfort et la Vierge Marie

    La Sainte Vierge surtout était son thème de prédilection. Il en parlait très souvent dans ses prédications, et revenait sans cesse à son sujet favori : le Saint Rosaire. "Croyez à la puissance du chapelet ; jamais pécheur ne m'a résisté lorsque je lui ai mis la main au collet avec mon rosaire."

    Le secret de Marie

    Maintes fois dans ses récits, Montfort parle de "secret". Il appelle ainsi la connaissance même de Marie et des merveilles de grâce opérées par Dieu en elle. Il appelle "secret" la connaissance et la pratique d'un moyen merveilleux de sanctification, d'où la nécessité d'une vraie dévotion à Marie.

    Trouver Marie

    "Tout se réduit donc à trouver un moyen facile pour obtenir de Dieu la grâce nécessaire pour devenir saint ; et c'est celui que je veux apprendre. Et je dis que pour trouver la grâce de Dieu. il faut trouver Marie."

    Marie et la sainteté

    "Ame, image vivante de Dieu et rachetée du Sang précieux de Jésus Christ, la volonté de Dieu sur vous est que vous deveniez sainte comme lui dans cette vie et glorieuse comme lui dans l'autre.
    L'acquisition de la sainteté de Dieu est votre vocation assurée ; et c'est là que toutes vos pensées, paroles et actions, vos souffrances et tous les mouvements de votre vie doivent tendre : ou vous résistez à Dieu, en ne faisant pas ce pour quoi il vous a crée et vous conserve maintenant.
    Oh ! quel ouvrage admirable ! la poussière changée en lumière, l'ordure en pureté, le péché en sainteté, la créature en le Créateur et l'homme en Dieu ! ô ouvrage admirable ! je le répète, mais ouvrage difficile en lui-même et impossible à la seule nature : il n'y a que Dieu, qui par une grâce, et une grâce abondante et extraordinaire, puisse en venir à bout ; et la création de tout l'univers n'est pas un si grand chef-d'oeuvre que celui-ci.
    Ame, comment feras-tu ? Quel moyen choisiras-tu pour monter où Dieu t'appelle ? Les moyens de salut et de sainteté sont connus de tous, sont marqués dans l'Evangile, sont expliqués par les maîtres de la vie spirituelle, sont pratiqués par les saints et nécessaires à tous ceux qui veulent se sauver et arriver à la perfection: tels sont l'humilité de coeur. l'oraison continuelle, la mortification universelle, l'abandon à la divine providence, la conformité à la volonté de Dieu.
    Pour pratiquer tous ces moyens de salut et de sainteté, la grâce et le secours de Dieu est absolument nécessaire..."

    Marie nous conduit à Jésus

    "C'est par la très sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde, et c'est aussi par elle qu'il doit régner dans le monde." VD I. Livre d'or. p. 111
    "Si donc nous établissons la solide dévotion de la Très Sainte Vierge, ce n 'est que pour établir plus parfaitement celle de Jésus Christ, ce n'est que pour donner un moyen aisé et assuré pour trouver Jésus Christ. Si la dévotion à la Sainte Vierge éloignait de Jésus-Christ, il faudrait la rejeter comme une illusion du diable ; mais tant s'en faut qu'au contraire, comme j'ai déjà fait voir et ferai voir encore ci-après : cette dévo- tion ne nous est nécessaire que pour trouver Jésus-Christ parfaitement et l'aimer tendrement et le servir fidèlement." VD 62. Livre d'Or, pp. 140-141
    Jean-Paul II, dans l'Encyclique Redemporis Mater n°21, développe ce thème de façon très heureuse. (...] Dans le texte johannique, par la description de l'événement de Cana se dessine ce qui se manifeste concrètement comme la maternité nouvelle selon l'esprit et non selon la chair, c'est-à-dire la sollicitude de Marie pour les hommes, le fait qu'elle va au-devant de toute la gamme de leurs besoins et de leurs nécessités. Il y a donc une médiation ; Marie se situe entre son Fils et les hommes dans la réalité de leurs privations, de leur pauvreté et de leurs souffrances. Elle se place "au milieu", c'est-à-dire qu'elle agit en médiatrice non pas de l'extérieur, mais à sa place de mère. consciente comme telle, de pouvoir montrer au Fils les besoins des hommes, ou plutôt d'en "avoir le droit". Sa médiation a donc un caractère d'intercession : Marie "intercède" pour les hommes.

    Marie nous aime tendrement

    "...Mettez si vous pouvez, tout l'amour maternel que les mères de tout le monde ont pour leurs enfants, dans un même coeur, d'une mère pour un enfant unique : certainement cette mère aimera beaucoup cet enfant ; cependant, il est vrai que Marie aime encore plus tendrement ses enfants que cette mère n'aimerait le sien.
    [...] Son amour pour eux est actif et effectif, [...] fait pour obtenir à ses enfants la bénédiction du père céleste. " VD 202. Livre d'Or. p. 222

    Marie a une réponse à tous nos besoins

    "Elle fait qu'une âme recourt à elle en tous ses besoins de corps et d'esprit, avec beaucoup de simplicité, de confiance et de tendresse ; elle implore l'aide de sa bonne Mère en tout temps, en tout lieu et en toute chose : Dans ses doutes, pour en être éclaircie ; Dans ses égarements, pour être redressée : Dans ses tentations, pour être soutenue ; Dans ses faiblesses, pour être fortifiée ; Dans ses chutes, pour être relevée : Dans ses découragements, pour être encouragée ; Dans ses scrupules, pour en être ôtée ; Dans ses croix, travaux et traverses de la vie, pour être consolée.
    Enfin, en tous ses maux de corps et d'esprit, Marie est son recours ordinaire, sans crainte d'importuner cette bonne Mère et de. déplaire à Jésus Christ. " VD 107. Livre d'Or p. 167

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