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    LES " REPERES " de SERVIAM : Signes d'Espérance
    " Un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais au contraire, au gré de leurs passions et l'oreille les démangeant, ils se donneront des maîtres en quantité et détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables.
    St Paul, 2 Epître à Timothée 4-1à 5

    Il suffit de tendre l'ouïe, le regard, la raison, pour constater l'ampleur du désastre dans lequel l'homme moderne s'enfonce en se détournant de son créateur... C'est pour aider à reprendre le bon cap que le site serviam propose une série de " repères " à ses correspondants....
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    7 mai 2001
    Nouvelles générations, nouveaux signes d'espérance de l'Eglise parmi nous

    Progressivement, nous sommes passés en France d'une religion transmise de générations en générations dans les familles à une " religion du choix " engageant chacun dans un cheminement de foi volontaire aux différents âges de la vie.
    Cette orientation nouvelle s'est fait dans les années 70. Parallèlement naissaient en France de nouvelles communautés qui choisissaient un engagement plus radical.
    Aujourd'hui, 30 ans après en France, les deux courants se côtoient et portent chacun leurs fruits. Ils devront apprendre de plus en plus à travailler ensemble pour en donner plus encore. En voici un parmi tant d'autres...

    Je suis toujours dans l'admiration d'un jeune ado qui aujourd'hui en zone rurale choisit un cheminement de foi alors que dans sa famille ses parents et frères et soeurs, s'ils sont respectueux de son choix, le laissant libre, ont pris des distances vis à vis de l'église. Autrefois, nous avions tout pour nous aider à avancer sur ce chemin : les parents, la famille, les prêtres, l'école, la société, etc.
    Aujourd'hui, ils avancent seuls avec la force de leur courage, de leurs convictions et de Dieu. C'est beau, c'est fort et je suis convaincu que ces femmes et ces hommes donneront pour l'avenir les signes de paix et d'espérance pour un monde plus fraternel.
    Ils sont si souvent incompris, voire dénigrés par leur entourage ou les copains.
    Oui, leur héroïcité me touche beaucoup et l'on mesure combien un tel engagement n'est pas là l'oeuvre d'un " suivisme " quelconque, mais une démarche de foi choisie, volontaire et profonde.
    Ces témoins de notre temps, nous montrent que l'Esprit Saint est vraiment en marche parmi nous aujourd'hui dans nos paroisses et notre société. Ces jeunes avancent aussi avec leurs fragilités et souvent plus tard dans l'adolescence, ou les débuts de l'âge adulte, ils changent de cap.
    Certains peuvent tout laisser tomber (séparation, décès, échec, épreuve, etc). Ils ont parfois " perdu les pédales ". Ils ont pu tomber dans l'alcool, la drogue, le sexe... Et ils s'éloignent de la pratique religieuse.
    Comme vous et moi, ce sont des femmes et des hommes imparfaits, infidèles : ils peuvent tomber et ils peuvent aussi se relever parce que l'Esprit Saint de Dieu les habite. Cette force que Dieu nous donne : L'Esprit Saint, les en a sorti, les a rattrapés à temps à travers une rencontre, un déclic subit ou au contraire un long recommencement dans la foi.
    Donc, rien n'est définitivement perdu avec Dieu. Jamais.
    Même pour celui que nos plus grands psychiatres déclareraient " irrémédiablement irrécupérable pour la société ", celui-là, Dieu veut et peut aussi le sauver, s'il le veut bien sûr !
    Même si nous Le lâchons souvent et parfois longtemps, sachons que Notre Père nous attend toujours les bras grands ouverts pour " l'éternel retour " ! Ces retours de " l'enfant prodigue " sont bien plus nombreux qu'on ne le croit. Il y a toujours aujourd'hui de belles fêtes du retour de celles et ceux qui s'étaient éloignés de Dieu, du moins le croyaient-ils, car Dieu est toujours resté proche d'eux.

    Encore un fait vécu pour finir. J'étais avec un groupe d'ados pour Noël 2000. Ils y avaient des chrétiens et des musulmans.
    Les jeunes musulmans étaient fidèles à la pratique religieuse du Ramadan, ce qui motivaient les jeunes catholiques qui se préparaient au baptême à vivre sérieusement le Carême ! Comme quoi rien des perdus dans notre beau pays de France même si le paysage religieux a changé et changera encore certainement avec les nouvelles générations qui arrivent et qui nous donnent les signes d'une authentique religion de paix et de fraternité universelle.

    Sachons être attentifs et ouverts à ces signes d'espérance au coeur de notre belle terre de France !

    Jean-Louis Bru

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