Bilan de l'Agence pour le Jubilé
"Jean-Paul II a donné aux media les titres de leurs premières pages"CITÉ DU VATICAN, Mardi 19 déc. (ZENIT.org) -
Au cours du Jubilé de l'an 2000, Rome et la province ont été visités par 25 millions de pèlerins du monde entier. "Je ne trouve pas dans ma mémoire un autre événement au monde qui ait duré aussi longtemps, qui ait été aussi dense en événements et en cérémonies, avec des flux aussi consistants de visiteurs et qui se soit déroulé avec une égale régularité et un tel ordre, dans une cité d'art si vaste, complexe et difficile comme Rome", disait ce matin lors d'une conférence de presse-bilan M. Luigi Zanda, président de l'Agence Romaine pour la préparation du Jubilé.Pour M. Zanda, "qui a vécu le Jubilé de l'An 2000, et qui l'a seulement observé de loin, s'en souviendra avant tout pour les paroles du pape, qui a parlé au monde entier non seulement de thèmes religieux et spirituels, mais aussi des grandes questions encore ouvertes dans le domaine social, éthique et moral. A partir des paroles de Jean-Paul II, tout l'An 2000 a été scandé par un grand débat au contenu civil élevé sur la condition des plus faibles et des marginaux, sur les problèmes des travailleurs, des jeunes, de la famille, des migrants, des anciens, des handicapés. Et pas seulement.
C'est Jean-Paul II qui, tout au long de l'année 2000 a obligé les media du monde entier à consacrer leurs premières pages au moratoire de la guerre, de la violence, à la remise de la dette des pays les plus pauvres, à l'abolition de la peine de mort, à la réduction de la peine des détenus, de la diminution des dommages faits à l'environnement, et aux conquêtes de la bioéthique".M. Zanda soulignait que le Jubilé resterait dans les mémoires également pour "la grande beauté de Rome", "une ville complètement remise à neuf et restituée de façon surprenante à ses couleurs naturelles". "Le Jubilé a été
l'occasion d'une campagne de mise en valeur et de restauration du patrimoine culturel et monumental romain avec une ampleur jamais vue auparavant".Il relevait au troisième motif: "pour l'accueil que les Romains ont réservé aux pèlerins et pour la civilité avec laquelle le pèlerinage s'est déroulé".
L'Agence romaine pour le Grand Jubilé a une structure toute nouvelle, rappelait pour sa part M. Ciro dell'Acqua, Directeur de l'Agence. C'est en effet une société par action à capital totalement public, née en 1995 pour fournir un soutien technique, de projet, et logistique aux administrations publiques chargées des interventions et des services. Ses actionnaires sont la Commune de Rome (35%), la Province de Rome (7,2%), la Région du Latium
(21, 4%), la Chambre de commerce de Rome (7, 2%), l'Etat italien (23,6 %, à travers la Caisse des dépôts et des prêts du Ministère du Trésor), la Commune de Florence (2,1 %), et la Commune de Naples (3, 5 %).Elle était principalement chargée de préparer, en facilitant la coordination entre les institutions, l'accueil, la participation aux grands événements (la béatification du Padre Pio en 1999, la JMJ d'août 2000), la circulation (avec les grand travaux de la gare Termini, de l'aéroport Fiumicino, etc.), l'information et la communication, le
Volontariat (70.000 volontaires, dont 25.000 pour la JMJ), sans compter des initiatives culturelles. L'Agence a également mis sur pied une salle de presse spécifique fréquentée par les journalistes du monde entier.Les projets ont également été soutenus par 50 entreprises privées.
M. Zanda citait cependant deux ombres dans le bilan très positif qu'il dressait: les 3.500 milliards de lire débloqués par le gouvernement italien fin 1997 arrivaient trop tard pour certains travaux. Et le rôle, les compétences de l'Agence n'ont pas été assez clairement définis au départ. La préparation des jeux olympiques d'hiver de Turin a déjà retenu la leçon, remarque M. Zanda.
ZF00121902