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Mysterium Pietatis

la démarche jubilaire est, par définition, une démarche de conversion et de renouvellement intérieur : c'est la raison pour laquelle il n'est pas paru inutile d'introduire ici quelques passages de l'exhortation apostolique Reconciliatio et Paenitentia de Jean-Paul II (2/12/84).
Il eût été préférable d'en donner tous le texte : puisse cette courte citation être une incitation à l'entière lecture de ce document si important !

a) Le drame de l'homme

13 Comme l'écrit l'Apôtre saint Jean, "si nous disons: "Nous n'avons pas de péché", nous nous abusons, la vérité n'est pas en nous. Si nous confessons nos péchés, lui, fidèle et juste, pardonnera nos péchés"(56). Ces paroles inspirées, écrites à l'aube de la vie de l'Eglise, introduisent mieux que toute autre expression humaine cet exposé sur le péché, qui est étroitement lié à celui sur la réconciliation. Elles saisissent le problème du péché dans sa perspective anthropologique, en tant que partie intégrante de la vérité sur l'homme, mais elles l'inscrivent aussitôt dans la perspective divine ou le péché est confronté avec la vérité de l'amour divin, juste, généreux et fidèle, qui se manifeste surtout par le pardon et la rédemption. Aussi le même saint Jean écrit-il un peu plus loin que, "si notre coeur nous accuse, Dieu est plus grand que notre coeur"(57).
Reconnaître son péché, et même - en approfondissant la réflexion sur sa propre personnalité - se reconnaître pécheur, capable de péché et porté au péché, est le principe indispensable du retour à Dieu. C'est l'expérience exemplaire de David qui, "après avoir fait ce qui est mal aux yeux du Seigneur", réprimandé par le prophète Nathan(58), s'écrie: "Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait"(59). Du reste, Jésus met sur les lèvres et dans le coeur du fils prodigue ces paroles significatives: "Père, j'ai péché contre le Ciel et envers toi"(60).
En réalité, se réconcilier avec Dieu suppose et inclut que l'on se détache avec lucidité et détermination du péché ou l'on est tombé. Cela suppose donc et inclut que l'on fait pénitence au sens le plus complet du terme: se repentir, manifester son regret, prendre l'attitude concrète du repenti, celle de quiconque se met sur le chemin du retour au Père. C'est là une loi générale que chacun doit suivre dans la situation particulière ou il se trouve. On ne peut en effet parler seulement en termes abstraits du péché et de la conversion.
Dans la situation concrète de l'homme pécheur, ou il ne peut y avoir de conversion sans reconnaissance de son péché, le ministère de réconciliation de l'Eglise intervient en toute hypothèse avec une finalité ouvertement pénitentielle, c'est-à-dire visant à ramener l'homme à la "connaissance de soi" dont parle sainte Catherine de Sienne(61), au renoncement au mal, au rétablissement de l'amitié avec Dieu, à la remise en ordre intérieure, à la nouvelle conversion ecclésiale. Ajoutons qu'au-delà du cadre de l'Eglise et des croyants, le message et le ministère de la pénitence sont adressés à tous les hommes, car tous ont besoin de conversion et de réconciliation(62).

Pour accomplir comme il convient ce ministère pénitentiel, il faut aussi évaluer, avec les "yeux illuminés"(63) de la foi, les conséquences du péché, qui sont cause de division et de rupture non seulement à l'intérieur de chaque homme mais aussi dans les différentes sphères de son existence: famille, milieu, profession, société, comme on peut si souvent le constater par l'expérience, en confirmation de la page biblique concernant la ville de Babel et sa tour(64). Visant à construire ce qui devait être à la fois un symbole et un foyer d'unité, ces hommes se retrouvèrent plus dispersés qu'avant, en pleine confusion des langues, divisés entre eux, incapables d'accord ou de convergence.
Pourquoi l'ambitieux projet a-t-il échoué? Pourquoi "les bâtisseurs ont-ils peiné en vain"?(65) Parce que les hommes s'étaient fondés seulement sur une oeuvre de leurs mains pour signifier et garantir l'unité qu'ils voulaient oubliant l'action du Seigneur. Ils avaient misé sur la seule dimension horizontale du travail et de la vie sociale, sans se préoccuper de la dimension verticale, grâce à laquelle ils se seraient trouvés enracinés en Dieu, leur Créateur et Seigneur, et ils auraient tendu vers lui comme but ultime de leur chemin.
On peut dire que le drame de l'homme d'aujourd'hui, comme celui de l'homme de tous les temps, consiste précisément dans son caractère "babélique".


b) Le mystère du péché

14 Si nous lisons dans la Bible la page sur la ville et la tour de Babel à la lumière nouvelle de l'Evangile, et si nous la confrontons avec le récit de la chute des premiers parents, nous pouvons y trouver des éléments précieux pour prendre conscience du mystère du péché. Cette expression, qui fait écho à ce qu'écrivait saint Paul sur le mystère d'iniquité(66), tend à nous faire percevoir ce qui se cache d'obscur et d'insaisissable dans le péché. Sans aucun doute, le péché est l'oeuvre de l'homme; mais dans la densité même de cette expérience humaine, interviennent des facteurs qui le situent au-delà de l'humain, dans cette zone limite ou la conscience, la volonté et la sensibilité de l'homme sont au contact des forces obscures qui, selon saint Paul, agissent dans le monde au point de parvenir presque à s'en rendre maîtres(67).

66 Cf. 2Th 2,7
67 Cf. Rm 7,7-25; Ep 2,2; Ep 6,12


c) La désobéissance à Dieu

Dans le récit biblique sur la construction de la tour de Babel ressort un premier élément qui nous aide à comprendre le péché: les hommes ont prétendu bâtir une cité, former une société, être forts et puissants sans Dieu, même si ce n'était pas à proprement parler contre Dieu(68). Dans ce sens, le récit du premier péché dans le paradis terrestre et le récit de Babel, malgré les différences notables de leurs contenus et de leurs formes, présentent une convergence sur un point: dans l'un et l'autre, nous nous trouvons en face d'une exclusion de Dieu, par le refus explicite de l'un de ses commandements, par un geste qui manifeste une rivalité face à lui, par la prétention illusoire d'être "comme lui"(69). Dans le récit de Babel, l'exclusion de Dieu n'apparaît pas tellement sur le mode d'une confrontation avec lui, mais comme l'oubli et l'indifférence à son égard, comme si Dieu ne présentait aucun intérêt dans le cadre du projet humain de bâtir et de s'unir. Mais, dans les deux cas, c'est avec violence que se trouve rompu le rapport avec Dieu. Dans la scène du paradis terrestre apparaît toute la gravité dramatique de ce qui constitue l'essence la plus intime et la plus obscure du péché: la désobéissance à Dieu, à sa loi, à la norme morale qu'il a donnée à l'homme et inscrite dans son coeur, la confirmant et l'achevant par la révélation.
Exclusion de Dieu, rupture avec Dieu, désobéissance à Dieu: c'est ce qu'a été et ce qu'est le péché tout au long de l'histoire humaine, sous des formes diverses qui peuvent aller jusqu'à la négation de Dieu et de son existence: c'est le phénomène de l'athéisme.
La désobéissance de l'homme qui - par un acte de sa liberté - ne reconnaît pas la prédominance de Dieu dans sa vie, au moins au moment précis ou il viole sa loi.

68 La terminologie adoptée par la traduction grecque des Septante et par le Nouveau Testament au sujet du péché est significative à cet égard. Le plus souvent, il est désigné par hamartia, avec les termes formés sur la même racine. Celle ci exprime l'idée de manquer plus ou moins gravement soit à une norme ou à une loi, soit à une personne ou même à une divinité. Mais le péché est appelé aussi adikia, et l'idée est alors celle de pratiquer l'injustice. On parlera de paràbasis ou transgression; d'asèbeia, impiété, et d'autres concepts encore; tous ensemble forment l'image du péché.
69 Gn 3,5 : "... vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal"; cf. aussi Gn 3,22 .


d) La division entre les frères

15 Dans les récits bibliques rappelés plus haut, la rupture avec Dieu aboutit d'une manière dramatique à la division entre les frères.
Dans la description du "premier péché", la rupture avec Yahvé tranche en même temps le lien d'amitié qui unissait la famille humaine, à tel point que les pages suivantes de la Genèse nous montrent l'homme et la femme qui, pour ainsi dire, tendent l'un vers l'autre un doigt accusateur(70); puis un frère qui, hostile à son frère, finit par lui enlever la vie(71).
Suivant le récit des événements de Babel, la conséquence du péché est l'éclatement de la famille humaine, déjà commencé lors du premier péché, désormais arrivé au pire en prenant une dimension sociale.
Pour qui veut chercher à pénétrer le mystère du péché, il est impossible de ne pas prendre en compte cet enchaînement de cause à effet. En tant que rupture avec Dieu, le péché est l'acte de désobéissance d'une créature qui rejette, au moins implicitement, celui qui est à son origine et qui la maintient en vie; c'est donc un acte suicidaire. Du fait que par le péché l'homme refuse de se soumettre à Dieu, son équilibre intérieur est détruit et c'est au fond même de son être qu'éclatent les contradictions et les conflits. Ainsi déchiré, l'homme provoque de manière presque inévitable un déchirement dans la trame de ses rapports avec les autres hommes et le monde créé. C'est là une loi et un fait objectif, vérifiés par de multiples expériences de la psychologie humaine et de la vie spirituelle, et aussi dans la réalité de la vie sociale: il est facile d'y observer les répercussions et les signes du désordre intérieur.
Le mystère du péché comprend cette double blessure que le pécheur ouvre en lui-même et aussi dans ses rapports avec son prochain. C'est pourquoi on peut parler de péché personnel et social: tout péché est personnel d'un certain point de vue, et d'un autre point de vue, tout péché est social en ce que, et parce que, il a aussi des conséquences sociales.

70 Cf. Gn 3,12
71 Cf. Gn 4,2-16

(.)

19 Pour connaître le péché, il était nécessaire de regarder attentivement sa nature, telle que la révélation du dessein du salut nous l'a fait connaître: il s'agit du mysterium iniquitatis. Mais dans ce plan du salut, le péché n'est pas agent principal, et encore moins vainqueur. Il est en opposition avec un autre principe agissant que nous pouvons appeler le mysterium, ou le sacramentum pietatis, selon une expression de saint Paul, belle et suggestive. Le péché de l'homme aurait le dessus et finalement il serait destructeur, le dessein salvifique de Dieu demeurerait sans accomplissement ou même se terminerait en défaite, si ce mysterium pietatis n'était pas inséré dans le dynamisme de l'histoire pour vaincre le péché de l'homme.
Nous trouvons cette expression dans une des Lettres pastorales de saint Paul, la première à Timothée. Elle surgit à l'improviste comme par une inspiration jaillissante. En effet l'Apôtre, qui, auparavant, a consacré de longs paragraphes de son message au disciple bien-aimé pour expliquer le sens de l'organisation de la communauté (la vie liturgique, et, en lien avec elle, la structure hiérarchique), a ensuite parlé du rôle des chefs de la communauté, pour évoquer finalement le comportement de Timothée lui-même dans "l'Eglise du Dieu vivant, colonne et support de la vérité". A la fin il évoque donc soudain, non sans une intention profonde, ce qui donne son sens à tout ce qu'il a écrit: "C'est incontestablement un grand mystère que celui de la piété..."(104).
Sans trahir le moins du monde le sens littéral du texte, nous pouvons élargir cette magnifique intuition théologique de l'Apôtre à une vision plus complète du rôle que tient dans l'économie du salut la vérité qu'il annonce. "Il est vraiment grand, répétons-le avec lui, le mystère de la piété", parce qu'il est vainqueur du péché.
Mais cette "piété", qu'est-elle au juste dans la conception paulinienne?


e) Il s'agit du Christ lui-même

20 Il est profondément significatif que, pour présenter ce mysterium pietatis, Paul transcrit simplement, sans établir un lien grammatical avec le texte précédent(105), trois lignes d'une hymne christologique qui, de l'avis de plusieurs spécialistes autorisés, était en usage dans les communautés chrétiennes hellénistiques.
Par les paroles de cette hymne, denses de contenu théologique et d'un style noble et beau, ces croyants du premier siècle professaient leur foi dans le mystère du Christ, à savoir que:
il s'est manifesté dans la réalité de la chair humaine et il a été constitué le Juste par l'Esprit Saint, lui qui s'offre pour les injustes; il est apparu aux anges, devenu plus grand qu'eux, et il a été proclamé chez les païens, comme porteur de salut; il a été accueilli dans le monde par la foi, comme envoyé du Père, et élevé au ciel par le même Père, comme Seigneur(106). Le mystère ou le sacrement de la piété est donc le mystère même du Christ. Il est, dans une synthèse très expressive, le mystère de l'Incarnation et de la Rédemption, de la Pâque plénière de Jésus, Fils de Dieu et Fils de Marie: mystère de sa passion et de sa mort, de sa résurrection et de sa glorification. Saint Paul, en reprenant les phrases de l'hymne, a voulu rappeler que ce mystère est le principe vital secret faisant de l'Eglise la maison de Dieu, la colonne et le support de la vérité. Dans le sillage de l'enseignement de Paul, nous pouvons affirmer que ce mystère de l'infinie piété de Dieu envers nous est capable de pénétrer jusqu'aux racines cachées de notre iniquité, pour susciter dans l'âme un mouvement de conversion, pour la racheter et déployer ses voiles vers la réconciliation.
En se référant sans aucun doute à ce mystère, saint Jean lui aussi, dans son langage caractéristique, différent de celui de saint Paul, pouvait écrire que "quiconque est né de Dieu ne pèche pas": le Fils de Dieu le garde, "et le Mauvais n'a pas prise sur lui"(107). Dans cette affirmation de saint Jean, il y a une indication d'espérance, fondée sur les promesses divines: le chrétien a été assuré de recevoir les forces nécessaires pour ne pas pécher. Il ne s'agit donc pas d'une impeccabilité acquise par sa propre vertu ou, à plus forte raison, innée dans l'homme, comme le pensaient les Gnostiques. C'est un résultat de l'action de Dieu. Pour ne pas pécher, le chrétien dispose de la connaissance de Dieu, comme saint Jean le rappelle dans le même passage. Mais un peu auparavant, il avait écrit: "Quiconque est né de Dieu ne commet pas le péché, parce que la semence divine demeure en lui"(108). Si, par "semence de Dieu" nous entendons, comme le proposent certains commentateurs, Jésus, le Fils de Dieu, alors nous pouvons dire que, pour ne pas pécher - ou pour se libérer du péché - le chrétien dispose de la présence en soi du Christ lui-même et du mystère du Christ, qui est le mystère de piété.

105 C'est pourquoi le texte présente une certaine difficulté de lecture car le pronom relatif qui ouvre la citation littérale ne s'accorde pas avec le neutre "mysterion". Quelques manuscrits tardifs ont retouché le texte pour le corriger du point de vue grammatical; mais Paul a voulu seulement juxtaposer à son propre texte un texte vénérable qui, à ses yeux, clarifiait pleinement sa pensée.
106 La communauté chrétienne primitive exprime sa foi dans le Christ en croix, glorifié, que les anges adorent et qui est le Seigneur. Mais l'élément frappant de ce message demeure l'expression "manifesté dans la chair": que le Fils éternel de Dieu se soit fait homme, voilà le "grand mystère".
107 1Jn 5,18-19
108 1Jn 3,9


f) L'effort du chrétien

21 Mais dans le mysterium pietatis, il y a une autre face: à la piété de Dieu envers le chrétien doit correspondre la piété du chrétien envers Dieu. Dans cette seconde acception, la piété (eusébeia) signifie précisément le comportement du chrétien qui répond à la piété paternelle de Dieu par sa piété filiale.
En ce sens encore nous pouvons affirmer avec saint Paul qu' "il est grand le mystère de la piété". Dans ce sens aussi, la piété, comme force de conversion et de réconciliation, affronte l'iniquité et le péché. Dans ce cas également les aspects essentiels du mystère du Christ sont objets de la piété, c'est-à-dire que le chrétien accueille le mystère, le contemple, en tire la force spirituelle nécessaire pour mener sa vie selon l'Evangile. Ici encore, on doit dire que "celui qui est né de Dieu ne commet pas le péché"; mais l'expression a un sens impératif: soutenu par le mystère et par les mystères du Christ, comme par une source intérieure d'énergie spirituelle, le chrétien est mis en garde contre le péché et, plus encore, il reçoit le commandement de ne pas pécher en se comportant dignement "dans la maison de Dieu, c'est-à-dire dans l'Eglise du Dieu vivant"(109), étant un fils de Dieu.
109 1Tm 3,15


g) Vers une vie réconciliée

22 Ainsi la Parole de l'Ecriture, en nous révélant le mystère de la piété, ouvre l'intelligence humaine à la conversion et à la réconciliation, entendues non comme de hautes abstractions, mais comme des valeurs chrétiennes concrètes à acquérir dans la vie quotidienne.
Les hommes d'aujourd'hui, comme pris au piège par la perte du sens du péché, tentés parfois par quelque illusion bien peu chrétienne d'impeccabilité, ont besoin eux aussi de réentendre, comme adressé à chacun d'eux personnellement, l'avertissement de saint Jean: "Si nous disons: "Nous n'avons pas de péché", nous nous abusons, la vérité n'est pas en nous" (110). Et encore: "Le monde entier gît au pouvoir du Mauvais"(111). Chacun est donc invité par la voix de la Vérité divine à lire dans sa conscience avec réalisme et à confesser qu'il a été engendré dans l'iniquité, comme nous le disons dans le psaume Miserere(112).
Cependant, menacés par la peur et par le désespoir, les hommes d'aujourd'hui peuvent se sentir réconfortés par la promesse divine qui les ouvre à l'espérance de la pleine réconciliation.
Le mystère de la piété, de la part de Dieu, est la miséricorde dont le Seigneur notre Père - je le répète encore - est infiniment riche(113). Comme je l'ai dit dans l'encyclique consacrée au thème de la miséricorde divine(114), celle-ci est un amour plus puissant que le péché, plus fort que la mort. Quand nous nous apercevons que l'amour que Dieu a pour nous ne se laisse pas arrêter par notre péché, ne recule pas devant nos offenses, mais se fait encore plus pressant et plus généreux; quand nous nous rendons compte que cet amour est allé jusqu'à causer la passion et la mort du Verbe fait chair, qui a accepté de nous racheter en payant de son Sang, alors nous débordons de reconnaissance: "Oui, le Seigneur est riche en miséricorde", et nous allons jusqu'à dire: "Le Seigneur est miséricorde".
Le mystère de la piété est la voie ouverte par la miséricorde divine à la vie réconciliée.

110 1Jn 1,8
111 1Jn 5,19
112 Cf. Ps 51,7
113 Cf. Ep 2,4
114 CE. JEAN-PAUL II, Encycl. Dives in misericordia, DM 8; DM 15 : AAS 72 (1980), pp. 1203-1207; 1231

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