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Vierge Marie, si vous êtes irritée... |
O Vierge Marie, si vous êtes
irritée, c'est contre le péché et l'auteur
du péché. Vous aurez une vie supérieure
à la nature, mais vous ne vivrez pas pour vous, car ce
n'est pas pour vous que vous êtes née. Cette vie,
vous la consacrerez tout entière à Dieu, car c'est
Lui qui vous a introduite dans le monde, pour servir au salut
du genre humain, pour accomplir le plan de Dieu , c'est-à-dire
l'Incarnation de votre Fils et notre déification. Votre coeur se nourrira des paroles de Dieu : elles
vous féconderont comme l'olivier fertile dans la maison
de Dieu, comme l'arbre planté au bord des eaux vives de
l'Esprit, comme l'arbre de vie qui a donné son fruit au
moment prédit : le Dieu incarné, la vie de toutes
choses.... Votre coeur très pur, exempt
de toute souillure, contemplera toujours le Dieu de toute pureté
et brûlera de désir pour lui. Votre
sein sera la demeure de Celui qu'aucun lieu ne peut contenir.
Votre lait, dans le petit enfant Jésus, nourrira Dieu.Vous
êtes la porte de Dieu, éclatante d'une perpétuelle
virginité. Vos mains porteront Dieu ; vos genoux seront
pour lui un trône plus sublime que celui des Chérubins.... Vous êtes le temple du Saint-Esprit, la cité
de Dieu vivant, que réjouissent les fleuves abondants
de la grâce divine. Vous êtes toute belle, toute
proche de Dieu, plus haute que les Chérubins et les Séraphins,
très proche de Dieu lui-même.
Salut, Marie, douce enfant d'Anne ! De nouveau l'amour m'amène
jusqu'à vous. Comment pourrai-je décrire votre
démarche pleine de sérieux, votre vêtement
; le charme de votre visage, cette sagesse que donne l'âge
unie à la jeunesse du corps ? Votre vêtement
était plein de modestie, sans luxe comme sans mollesse.
Votre démarche était grave, sans précipitation
comme sans nonchalance. Votre conduite était austère,
quoique tempérée par la joie, mais n'attirant jamais
l'attention des hommes. Ce qui le prouve, c'est votre crainte
devant la visite inattendue de l'ange. Vous étiez soumise
et docile à tes parents. Votre âme restait humble
au milieu des contemplations les plus sublimes. Votre parole
était agréable, car elle traduisait la douceur
de votre âme. Quelle demeure aurait été
plus digne de Dieu ? Il est juste que toutes les générations
vous proclament bienheureuse, remarquable honneur du genre humain.
Vous êtes la gloire du sacerdoce, l'espoir des chrétiens,
la plante féconde de la virginité. C'est par vous
que l'honneur de la virginité s'est partout répandu.
Que soient bénis ceux qui vous reconnaissent pour la Mère
de Dieu, maudits ceux qui ne le veulent pas.
Jean Damascène.
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