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Il ne faut jamais désespérer... !!
 
Lorsque l'on observe ce qui se passe dans notre société (et pour cela les étranges petites lucarnes sont des postes d'observation priviligiés, tout comme les écrans de cinéma), on est parfois tenté de se décourager, voire de désespérer.
Il y a tant de choses qui ne vont pas bien, sur le plan du fonctionnement général de la société, sur le plan politique, sur le plan social, sur le plan international et sur le plan des moeurs.
Nous recevons souvent des lettres de lecteurs nous disant leur amertume devant le spectacle peu enthousiasmant de notre société (le mot est faible), véhiculé par la télévision.
Entre les guerres, la misère et la faim dans le monde, la quasi-disparition des valeurs sur lesquelles notre société a été fondée, les agressions contre la religion chrétienne, l'avortement, la licence des moeurs et l'homosexualité triomphants, etc., il n'y vraiment pas grand-chose pour vous remonter le moral, lorsque l'on ouvre son poste de télévision (ou lorsque l'on consulte les anlayses des films dans ROC !).
La semaine dernière, nous avons fait allusion au film de Catherine Breillat, " Une vraie jeune fille ", qui comporte des scènes carrément pornographiques. Et l'on s'étonne que ce film, même assorti d'une interdiction aux moins de 16 ans et d'un avertissement, puisse sortir dans un circuit normal de salles de cinéma !
Pourtant, en faisant allusion à lui (alors qu'il a dû tout de même attendre 24 ans pour pouvoir sortir en salles !), on s'est souvenu qu'il fut un temps où les films pornographiques avait droit de cité en pleins Champs-Elysées.
Souvenez-vous, les Parisiens se sont précipités en masse pour aller voir " Gorge profonde " et les suites de " Emmanuelle ", qui étaient pornographiques, alors que le premier épisode n'était qu'érotique. La confusion était telle que l'on était (enfin, seulement ceux à qui cette vision ne faisait pas de mal !) obligé d'aller voir ces cochonneries, pour pouvoir dire à nos lecteurs de ne pas y aller.
Car, à l'époque, la grande presse, sans doute tout occupée à se féliciter de cette nouvelle transgression d'un tabou, évitait soigneusement de dire qu'un film était ignoble, attentatoire à la dignité humaine, moralement dangereux, etc. Seul ROC avait encore cette audace, et cette liberté !
Ce qui est nouveau, aujourd'hui, c'est que, si ce film a pu sortir de son purgatoire, il s'est trouvé plusieurs journalistes pour estimer que ce n'était pas un spectacle très sain. Il faut, bien sûr, demeurer très mesuré dans ses propos, lorsqu'on écrit dans un grand journal, de peur de passer pour un intégriste.
Donc, il ne faut jamais désespérer, car, contrairement aux apparences, le Prince de ce monde ne pourra pas vaincre.
Mieux, c'est, sans doute, lorsque les choses semblent aller le plus mal, lorsque l'on est sur le point de baisser les bras, qu'en profondeur, il se passe des événements porteurs d'avenir. Je demeure (et je ne suis, bien entendu, pas la seule) convaincue, qu'en ces temps si troublés, le monde fourmille de très grands saints cachés, de grandes âmes qui, dans le silence de leur tête-à-tête avec Dieu, sont en train de nourrir notre société, sans que nous puissions en identifier des signes clairs.
Non, il ne faut pas désespérer, car désespérer, c'est compter sur ses propres forces et non sur celles du Saint-Esprit, c'est croire qu'au-delà du monde sensible, il n'y a point de salut, c'est... oublier que l'on est chrétien !
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Gabrielle Fonval

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