
Cela va faire
bientôt 2000 ans que Noël est une fête religieuse,
c'est-à-dire chrétienne (la plus grande fête
du calendrier chrétien, après Pâques, pour
être plus précis).
Cela va faire bientôt
2000 ans que Noël signifie l'anniversaire de la naissance
du Christ, vrai Dieu et vrai homme.
Cela va faire
bientôt 2000 ans que cette fête nous rappelle les
fondements de notre foi.
Pourtant, tout se passe comme si l'on pouvait, d'un trait de crayon ou plutôt d'une image, effacer ces deux millénaires de traditions. Il y a d'abord eu l'offensive des commerçants, tranformant cette fête de la pauvreté en fête de l'abondance, de l'opulence de la richesse. Il suffit de voir les tables dressées pour les réveillons pour comprendre que rares sont ceux qui comprennent bien la signification de la simplicité et de la pauvreté de la naissance du Christ.
Mais l'argument
avancé, en général, est que Noël est
un fête de famille, qui plus est un anniversaire, et que
les anniversaires de famille se célèbrent autour
d'un repas copieux. Certes, mais il semblerait que la fête
ait, progressivement, occulté l'anniversaire familial.
Le rite des cadeaux et du réveillon remplaçant,
sans trop de difficultés, le rite religieux de la messe
et des chants de Noël (pourtant, ils sont si beaux qu'on
les retrouve en concert !).
Mais, après tout, chacun est libre de faire ce qui lui plaît, et les chrétiens continuent de célébrer en famille l'anniversaire de la naissance du Christ, tandis que les athées se contentent de dépenser leur argent avec les gens qu'ils aiment.
Certes, mais la
France est demeurée un pays majoritairement de tradition
chrétienne, et, même s'il y a de moins en moins de
gens pour aller régulièrement à la messe,
il y a une majorité de Français pour se proclamer
croyants et chrétiens.
Alors on pourrait
se poser la question de savoir pour quelle obscure raison la télévision
ne rend pas compte de cette réalité que l'on serait
tenté de qualifier de sociologique. Pour quelle obscure
raison les programmes de la semaine de Noël sont-ils, dans
leur grande majorité (il y a de troublantes exceptions,
telle celle du téléfilm du 24 décembre sur
France 3), destinés aux enfants.
Mais vraisemblablement
aux enfants athées, puisque, mis à part le «Jésus»
de Serge Moati, adapté du livre de Jacques Duquesne, l'émission
de Christine Ockrent sur France 3, ce même 22 décembre,
et, bien sûr, la traditionnelle messe de minuit, sur TF1
et France 2, il n'y a pas grand-chose de chrétien dans
ces programmes de Noël.
Et c'est probablement à la lumière de ce subtil glissement vers cette laïcisation des grandes fêtes religieuses, qu'il faut analyser le téléfilm " Jésus ", de Serge Moati. Car il s'agit bien d'une tendance à la " laïcisation " du fait religieux que nous constatons aujourd'hui. Le Christ lui-même n'y échappe pas, puisqu'on peut le transformer en un simple homme, un homme hors du commun, certes, mais un homme qui n'a plus grand-chose de divin, tout comme Noël n'a plus grand-chose d'une des plus grandes fêtes chrétiennes qui soient.
La télévision
est supposée se faire le reflet des murs de notre société.
Certes, mais encore faudrait-il que les chrétiens
se manifestent pour réclamer, le plus démocratiquement
possible, une juste représentation de leur " sensibilité
", comme on dit maintenant, lorsqu'on veut parler de religion,
c'est-à-dire de ce qui est essentiel pour un certain nombre
de personnes. Alors, à l'approche de ce XXIe siècle
(pardon pour les puristes qui le font démarrer plus tard),
il serait utile que les chrétiens écrivent en masse
aux responsables des chaînes pour demander davantage de
programmes religieux.
Vous avez déjà
vos stylos à la main, pour écrire vos cartes de
voeux, alors ajoutez-y donc une ou plusieurs lettres rédigées
en ce sens pour les responsables de la télévision
!
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