La préparation de la confession
Il ne saurait y avoir de confession sérieuse sans cette préparation que l'on appelle examen de conscience dont on attend la grâce de la contrition.
L'examen de conscience
-
permet de se mieux connaître soi-même,
-
permet de découvrir des péchés auxquels on
ne pense jamais,
- permet de mieux orienter nos
efforts et de mieux prendre des résolutions,
-
permet de mieux se confesser et de tirer davantage de grâces
de la confession.
L'examen de conscience se fait avant la
confession, à l'église, ou chez soi, seul et dans
le silence selon les conseils du Seigneur : Pour toi lorsque
tu prie, entre dans ta chambre, ferme la porte et prie ton Père
qui est présent dans ce qui est secret, et
ton Père qui voit ce qui est secret, te le revaudra (Saint Matthieu VI 6).
Il faut
d'abord, prier pour demander l'aide de Dieu afin de bien chercher
nos péchés, condition indispensable pour faire une
bonne confession.
Ainsi donc, lorsque vous serez seul et
parfaitement tranquille, sûr de n'être pas dérangé,
vous vous mettrez à genoux devant un crucifix, vous fermerez
les yeux puis :
- vous ferez lentement le
Signe de la Croix ;
- vous réciterez
le Je confesse à Dieu ;
- après
un court temps de silence vous réciterez le Notre Père, le Je vous salue Marie et
le Je crois en Dieu.
Après cela, vous lierez
(ou vous inventerez) une prière pour demander au Seigneur
de vous aider à examiner votre conscience et de vous donner
la grâce d'une bonne confession :
|
Seigneur, aidez-moi à connaître mes péchés, éclairez-moi, ouvrez mes yeux, éloignez de moi le démon qui me cache la vérité, aidez-moi à connaître ce que j'ai fait contre vous, contre mon prochain et contre moi-même. Montrez-moi que j'ai péché par des actions mauvaises et méchantes, par des paroles déshonnêtes et fausses, par des pensées inconvenantes... Montrez-moi mes oublis et mes omissions à faire et à dire le bien. Seigneur, mettez en moi la grâce de regretter sincèrement le mal que j'ai fait et l'omission du bien. Faites-moi la grâce de la contrition par amour de Vous, d'une franche et bonne confession et d'une sincère réparation. O Marie, Mère de Dieu et ma Mère, en vertu de ce tendre et fidèle amour avec lequel Jésus, attaché à la Croix, vous a confiée à saint Jean, je me confie à vous. Je vous supplie de veiller sur moi, de m'assister et de ne pas me quitter pendant que j'examine ma conscience. Mon bon ange gardien, à qui la divine Providence m'a confié, je regrette de n'avoir pas été assez attentif à vos inspirations ; je vous demande, aujourd'hui, de m'éclairer, de me protéger, de me diriger et de me gouverner, pour que je fasse un bon examen de ma conscience. |
Après cette prière, vous pouvez commencer à examiner votre conscience. Il est nécessaire de vous munir d'un papier et d'un crayon et d'écrire vos péchés comme ils viennent.
Ensuite, vous pourrez rédiger votre
confession avec ordre (péché contre Dieu, contre
le prochain, contre vous-même). Vous commencerez par écrire
la date (approximative) de votre dernière confession
et vous ajouterez :
- si elle a été
bien faite ou non,
- si elle a été
bien préparée ou non,
- si vous y
avez caché ou non quelque chose volontairement ou involontairement,
- si vous avez bien fait pénitence,
-
si vous avez tenu votre résolution,
- si
vous avez ou non tenu compte de ce que le prêtre vous a
dit en confession.
|
Seigneur Jésus, pour accomplir convenablement mon pélerinage sur le tombeau des apôtres, j'ai décidé de venir confesser mes péchés pour obtenir votre pardon. Tel que j'aimerais me présenter devant vous à la fin de ma vie terrestre, je souhaite me tenir maintenant devant vous et, par la sainte communion, je veux vous recevoir, dans un coeur purifié et décidé à vous aimer. En commençant mon examen de conscience, je vous supplie de me communiquer vos grâces : donnez-moi votre lumière pour que je connaisse bien mes fautes, donnez-moi votre amour pour que je lés déplore avec une véritable contrition, donnez-moi votre vérité pour que je les accuse avec humilité et sans détour, donnez-moi votre force pour que fasse une sincère pénitence et une vraie réparation. Parce que je sais combien j'ai besoin d'être purifié et fortifié, j'implore votre pardon et je m'engage, autant que je le puis, avec le secours de votre sainte grâce, d'user de toutes les ressources de ma nature pour être converti et changer de vie afin de la rendre conforme à la vôtre. Il m'arrive souvent de prendre certaines résolutions, mais le temps passe si vite que je me présente devant vous en ayant à peine esquissé les efforts et les oeuvres que je m'étais proposé. Je vous demande pardon pour n'avoir pas prié comme je l'avais résolu, pour n'avoir pas accompli les sacrifices que j'avais décidés, pour n'avoir pas fait les charités que j'avais promises. Outre que je n'ai pas fait les pénitences que je voulais m'imposer au regard de mes fautes passées, je n'ai pas réparé toutes les injustices dont j'étais l'auteur et je n'ai pas réformé les habitudes qui m'éloignent de vous. En réparation, je m'attacherai à faire ce qui a manqué, de sorte qu'à l'offertoire de la messe, je puisse vous offrir mon observance attentive, mes exercices de piété et mes mortifications. Vous voulez, Seigneur, que je vous aime de tout mon coeur et que j'observe fidèlement vos commandements, mais je suis tellement soucieux des biens et des jugements du monde, j'ai tellement peur de ce que pourraient penser de moi mes contemporains, que je vous aime mal, souvent après les autres et même après les choses. Je détermine trop rarement mes paroles et mes actions en fonction de votre gloire, j'invoque trop rarement votre secours avant de parler ou d'agir. Je vous aime si peu que je n'ai jamais sérieusement pris la résolution de vous consacrer une partie précise du temps que vous me donnez, en revanche, pour mon travail comme pour mes loisirs, mes activités et mes repos sont calculés et prévus. Je vous demande l'éternité bienheureuse mais, chaque semaine, je ne vous donne qu'avec parcimonie quelques instants de piété. Ayant fait de mon travail une sorte de dieu jaloux, seul règlement incontournable de ma vie, j'en prends souvent prétexte pour éviter de participer à la prière publique autrement que quand j'y suis obligé. Par grâce, je crois, mais je ne donne pas une adhésion ferme aux vérités que vous nous avez révélées et que l'Eglise enseigne. Comment le ferai-je, puisque je prends trop peu soin de ma formation chrétienne ? Je suis médiocrement attentif à votre Parole que j'écoute sans recueillement et que je ne lis ni ne médite assez souvent ; non seulement je ne m'impose pas de fortifier ma foi par des lectures ou des instructions religieuses, mais il m'arrive de lire et d'écouter des choses que je sais nuire à ma foi. Mes lectures spirituelles sont si faibles que je n'ai même pas lu entièrement les feuilles que l'on met à ma disposition. Je vous demande régulièrement les dons de sagesse, d'intelligence et de conseil, mais je ne me donne pas les moyens de connaître votre enseignement. Quant à déclarer ma foi chrétienne, faisant fi du don de force que m'accordez, je préfère me réputer trop faible, et après avoir abandonné le discours, en raison de mes faibles lumières, je ne montre plus l'exemple. Dans ma vie privée, comme dans ma vie publique, mes actes ou mes paroles, calquées sur ceux des autres, ne témoignent pas que j'appartiens au Christ. Comment le ferai-je puisque je ne prends pas soin de ma prière ? La prière du matin, pourtant si courte et si simple, m'est devenue un tour de force inhabituel. Ma prière du soir est trop souvent une routine externe où je ne cherche pas un entretien avec vous, en esprit et en vérité. J'ai perdu l'habitude de vous remercier pour vos bienfaits que je ne cherche d'ailleurs pas à voir, de vous demander pardon pour mes fautes que je ne cherche d'ailleurs pas à connaître, d'invoquer votre secours et de prendre chaque jour une résolution précise, possible et utile à ma conversion. Je pense rarement à vous offrir mon travail, mes joies et mes souffrances ; j'ai trop peu recours à vous dans les difficultés, les dangers et les tentations. Je vous demande régulièrement le don de piété mais je ne me donne pas les moyens de m'affermir dans la prière. Je n'ai pas pour vous les attentions que je devrais avoir. Comment les aurais-je, puisque je n'ai guère de considération pour votre présence en moi ? L'orgueil me fait regarder les petits actes de piété comme des enfantillages parce que je n'ai pas l'humilité pour m'y plier. Il m'est arrivé de dire votre nom sans amour et sans respect, de plaisanter sur les choses saintes, de traiter avec mépris les petites oeuvres de piété, de ne m'être pas tenu dans les église avec toute la décence qui convient. J'ai parfois manqué de respect et de dévotion envers la Vierge Marie et envers les saints. Ma pratique religieuse est strictement circonscrite à l'obligation ; je suis la messe distraitement, sans chercher le sens des gestes et des attitudes, m'y refusant même, quelquefois. Je me suis aussi parfois laissé aller à quelques superstitions et je n'ai pas toujours fermement refusé la voyance, la magie et le spiritisme. Je vous demande régulièrement le don de la crainte de Dieu mais je ne me donne pas les moyens de fonder en moi le sens délicat de votre présence. Je professe que j'appartiens à l'Eglise et je n'hésite jamais à exiger impérieusement ses services, mais je n'en suis pas réellement le fils. Comment le serai-je puisque je la considère plus comme une institution d'hommes que comme l'épouse de Jésus Christ ? Je me réclame de notre Saint-Père le Pape, mais je lis peu les textes qu'il nous donne, je discute parfois les règles morales qu'il nous rappelle, je ne parle pas de lui avec le respect qui est dû au Souverain Pontife, vicaire de Jésus-Christ et il m'arrive rarement de prier à ses intentions et d'offrir pour lui mes peines et mes souffrances. Je dis que l'Eglise est ma mère, mais, trop souvent, je la traite comme un service public qui doit être à ma disposition. J'ai bien des difficultés à plier mon intelligence à l'obéissance de la foi quand elle m'enseigne les vérités qu'elle a reçu de vous, à plier ma volonté à l'observance des commandements quand elle m'invite à ce que vous ordonnez, à plier mon coeur aux sacrements et aux sacramentaux quand elle me transmet les grâces qu'elle reçoit de vous. Lorsqu'un ministre de l'Eglise, en chaire, me donne des conseils, m'indique des moyens spirituels, me montre les implications de ma foi, je suis prompt à soulever toutes les impossibilités possibles et imaginables pour éviter de mon convertir. Enfin, je réclame beaucoup des prêtres, mais je prie rarement pour eux et je ne participe pas selon mes moyens aux besoins matériels de l'Eglise. |
A la fin de votre examen de conscience,
vous noterez votre (ou vos)
résolution (s).
Ce travail fini, vous réciterez votre acte
de contrition puis vous direz : Que Dieu Tout-Puissant
m'accorde le pardon, l'absolution et la rémission de mes
péchés ; puis vous ferez le Signe de la Croix.
Vous emporterez votre examen de conscience en confession
ou vous en ferez la lecture.
Après votre
examen de conscience, vous pourrez écrire les questions
de tous ordres que vous souhaiterez poser au prêtre.
Comment examiner sa conscience
Proposition de traduction française
du texte latin donné aux pages 116, 117, 118 & 119
du RITUEL
ROMAIN DE LA PENITENCE, sous le
titre APPENDIX III : SCHEMA PRO CONSCIENCIAE DISCUSSIONE.
I. Le plan d'examen de conscience, ici proposé,
sera complété et adapté selon les conditions
diverses de lieux ou de personnes.
II.
Avant de recevoir le Sacrement de
Pénitence, en faisant son examen de conscience, il convient,
avant tout, de s'interroger sur les points suivants :
1. Suis-je poussé à m'approcher du
Sacrement de Pénitence par un désir sincère
de purification, de conversion, de renouvellement de vie et celui
d'un amour plus profond de Dieu, ou bien serait-ce pour moi comme
un fardeau dont je me charge le plus rarement possible ?
2. Ai-je oublié, ou ai-je tu de propos délibéré,
dans mes confessions passées, certains péchés
graves (ou douloureux à avouer) ?
3. Ai-je accompli la pénitence qui m'a été
imposée ? Ai-je réparé les injustices
dont j'ai été l'auteur ? Me suis-je proposé
de réformer ma vie selon l'Evangile ? Me suis-je appliqué
à mettre en pratique mes résolutions ?
III. A LA LUMIERE DE LA PAROLE DE DIEU?
QUE CHACUN EXAMINE SA VIE.
Le Seigneur
dit : TU
AIMERAS LE SEIGNEUR TON DIEU DE TOUT TON COEUR, DE TOUTE TON AME
ET DE TOUT TON ESPRIT. (Saint
Matthieu XXII 37).
1. Mon coeur est-il tourné vers Dieu de sorte
que je l'aime en vérité plus que tout, comme un
fils aime son père, dans la fidèle observance de
ses commandements, ou bien suis-je plutôt soucieux des biens
de ce monde ? Dans l'action, mon intention est-elle droite ?
2. Ma foi en Dieu, qui nous a parlé par son
Fils, est-elle solide ? Ai-je donné une adhésion
ferme à l'enseignement de l'Eglise ? Ai-je pris soin
de ma formation chrétienne, en étant attentif à
la Parole de Dieu (dans l'Eglise) avec force et sans crainte ?
Me suis-je montré de bon coeur chrétien dans ma
vie privée ? Dans ma vie publique ?
3. Ai-je
ou non prié tous les matins et tous les soirs comme je
le devais ? Ma prière est-elle un véritable
entretien d'esprit et de coeur avec Dieu ou bien une simple routine
externe ? Ai-je fait à Dieu l'offrande de mon travail,
de mes joies, de mes souffrances, de mes peines ? Ai-je recours
à Lui dans les tentations ?
4. Ai-je
envers le Nom de Dieu respect et amour, ou bien ai-je offensé
Dieu par le blasphème, par le faux-serment ou encore en
usant de son Nom avec inconvenance ? ai-je manqué
de respect envers la Bienheureuse Vierge Marie, les Saints ou
les Anges ?
5. Suis-je fidèle
au Jour du Seigneur (le Dimanche) et aux fêtes de l'église
en prenant une part active, avec piété et attention,
à l'assemblée liturgique et particulièrement
à la Messe ? Me suis-je soumis aux préceptes
de la confession annuelle et de la communion pascale ? Ai-je
fait plus que ce qui est obligatoire ?
6. Aurais-je
d'autres dieux, c'est-à-dire quelque chose (ou quelqu'un)
en quoi je me confie plutôt qu'en Dieu, comme les biens
de ce monde, la richesse, la superstition, le spiritisme ou d'autres
pratiques absurdes de magie ?
IV. Le Seigneur dit :
Tel est mon commandement :
QUE VOUS VOUS AIMIEZ LES UNS LES AUTRES COMME JE VOUS AI AIME (Saint Jean XV 12).
1.
Ai-je un véritable amour de mon prochain, ou bien est-ce
que je tire profit de mes frères en me servant d'eux dans
mon intérêt ? Ou en leur faisant ce que je ne
veux pas supporter de la part des autres ? Leur ai-je donné
une grave occasion de pécher par des propos ou des actes
mauvais ?
2. Examinez si, dans votre famille, grâce à
votre patience et un véritable amour, vous avez contribué
au bien et au bonheur de tous les autres :
-
les enfants obéissent-ils à leurs parents ?
Leur témoignent-ils du respect ? Leur viennent-ils
en aide dans leurs besoins matériels et spirituels ?
- les parents se préoccupent-ils de l'éducation
chrétienne de leurs enfants et les soutiennent-ils de leur
bon exemple et de leur autorité de parents ? Ne lassent-ils
pas leur enfants ?
- les époux
sont-ils fidèles l'un à l'autre dans leur coeur
et dans leur conduite envers autrui ?
3. Ai-je
une part de mes biens pour ceux qui m'apparaissent plus pauvres ?
En ce qui dépend de moi, est-ce que je défends les
opprimés ? Est-ce que je porte secours aux malheureux ?
Est-ce que je viens en aide à ceux qui sont dans le besoin ?
Ou bien ai-je eu du mépris pour mon prochain, surtout pour
les pauvres, les infirmes, les vieillards et les étrangers ?
4. Dans ma
façon de vivre, ai-je souvenir de la mission que j'ai reçue
lors de ma confirmation ? ai-je pris part aux oeuvres d'apostolat
et de charité de l'Eglise ? Ai-je apporté mon
soutien à l'Eglise et au monde dans leurs besoins ?
Ai-je prié pour l'unité de l'Eglise ? Pour
l'Evangélisation des peuples ? Pour la sauvegarde
de la paix et de la justice ? etc.
5.
Me suis-je soucié du bien et
de la prospérité de la communauté humaine
dans laquelle je vis, ou bien suis-je dans la conduite de ma vie
uniquement préoccupé de moi-même ? Suis-je
pour ma part et selon mes moyens attaché à promouvoir
la justice, l'honnêteté des moeurs, la concorde,
l'amour dans la société humaine ? Ai-je rempli
mes devoirs civiques ? Acquitté le juste impôt ?
6. Dans mon travail ou ma fonction, suis-je juste,
actif, honnête en accomplissant avec amour ma tâche
pour la société ? Ai-je donné aux ouvriers
et à ceux qui me servent un juste salaire ? Ai-je
respecté mes promesses et mes engagements ?
7. Ai-je accordé
aux autorités légitimes l'obéissance et le
respect qui leur sont dus ?
8.
Si quelque fonction ou quelque autorité
m'ont été confiées, en fais-je l'exercice
dans mon propre intérêt ou pour le bien des autres,
en esprit de service ?
9.
Ai-je respecté la vérité
et la fidélité ou bien ai-je fait du tort à
autrui par des paroles trompeuses, des calomnies, des médisances,
des jugements téméraires ou par la violation du
secret ?
10.
Ai-je porté atteinte à
la vie ? A l'intégrité physique ? A la
réputation ? A l'honneur ? Aux biens des autres ?
Leur ai-je causé quelque dommage ? Ai-je conseillé
ou procuré l'avortement ? Ai-je entretenu de la haine
pour quelqu'un? Me suis-je séparé avec animosité,
injures, désir de vengeance ? Par égoïsme,
me suis-je rendu coupable de négligence à témoigner
de l'innocence de quelqu'un accusé injustement ?
11. Ai-je volé du bien d'autrui ? Ai-je
eu un désir désordonné et injuste, ou ai-je
causé quelque dommage aux biens d'autrui ? Me suis-je
soucié de restituer le bien d'autrui et de réparer
les dommages commis ?
12.
Si j'ai souffert quelques injustice,
ai-je été par amour du Christ disposé à
la paix et à pardonner ou bien reste-t-il en moi de la
haine et du désir de vengeance ?
V. Le Seigneur dit : CELUI
QUI AIME MES COMMANDEMENTS ET QUI LES GARDE, C'EST CELUI-LA QUI
M'AIME. (Saint Jean
XIV 21).
1. Quelle est donc l'orientation
profonde de ma vie? Suis-je entraîné par l'espérance
de la Vie Eternelle ? Ai-je veillé au progrès
de ma vie spirituelle ? Ai-je l'habitude de l'oraison ?
De pieuses lectures ? De la méditation de la Parole
de Dieu ? De la fréquentation des sacrements ?
De la mortification ? Me suis-je attaché à
vaincre mes défauts, mes tendances, mes affections dangereuses ?
Ai-je raison gardé dans le boire, le manger , Poussé
par l'orgueil et la vanité, me suis-je élevé
en présence de Dieu avec du mépris pour d'autres
m'estimant supérieur à eux ? Ai-je imposé
à d'autres ma seule volonté en négligeant
leur liberté et leurs droits ?
2. Quel
usage ai-je fait du temps, des forces et de dons que j'ai reçus
de Dieu comme les talents de l'Evangile ? Tout cela
me sert-il à me rendre de jour en jour plus parfait ?
Ai-je été oisif et paresseux ?
3.
Ai-je supporté avec patience
les souffrances et les adversité de la vie ? Comment
ai-je mortifié mon corps pour accomplir ce qui manque
à la Passion du Christ ? Ai-je observé
la loi du jeûne et de l'abstinence ?
4.
Ai-je gardé mes sens et tout
mon corps dans la pudeur et la chasteté comme le temple
du Saint-Esprit appelé à la résurrection
glorieuse et comme le signe de l'amour fidèle de Dieu pour
les hommes, signe pleinement manifeste dans le sacrement de mariage ?
Ai-je profané mon corps par la fornication, l'impureté,
des paroles ou des pensées inconvenantes, par des action
ou des désirs dépravés ? Me suis-je
laissé aller à la sensualité , Me suis-je
laissé aller à la sensualité ? Ai-je
l'habitude de lectures, de conversations, de spectacles ou de
divertissements opposés à l'honnêteté
chrétienne et humaine ? Par le désordre de
ma conduite, ai-je entraîner autrui au péché ?
Dans l'usage du mariage, ai-je observé la loi morale ?
5. Ai-je agi
contre ma conscience par crainte ou par hypocrisie ?
6. Ai-je toujours
cherché à agir dans la vraie liberté des
enfants de Dieu, selon la loi de l'Esprit, ou bien, quelque passion
demeure-t-elle en moi dont je suis l'esclave.
Pour faire un examen de conscience on peut s'aider
des commandements de Dieu et de l'Eglise, les péchés
capitaux, les vertus ou les béatitudes.
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COMMANDEMENTS DE L'EGLISE :
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LES VERTUS :
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LES BEATITUDES
| 1. Heureux
les pauvres en esprit. 2. Heureux les doux. 3. Heureux les affligés. 4. Heureux ceux qui ont faim. 5. Heureux les miséricordieux. 6. Heureux les coeurs purs. 7. Heureux les artisans de paix. 8. Heureux les persécutés pour Dieu. |
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Quand arrive le moment d'aller vous confesser,
prenez avec vous l'examen de conscience que vous avez rédigé
et rendez vous à l'église.
Allez d'abord vous recueillir devant le Saint-Sacrement
où vous réciterez :
- l'acte d'Adoration,
- l'acte de Foi,
-
l'acte d'Espérance,
-
l'acte de Charité,
-
le Je confesse à Dieu,
- le Notre Père,
- le Je crois en Dieu,
- le Je vous salue Marie.
Vous ferez ensuite une prière pour demander au Seigneur la grâce d'une bonne confession en lui disant ce que vous attendez de son pardon, combien vous regrettez vos fautes et ce que vous avez décidé de prendre comme résolution (s).
|
A vous fontaine de miséricorde, ô Dieu, voici que je viens, moi pécheur ; daignez donc me laver, moi impur. O soleil de justice, illuminez un aveugle. O médecin éternel, guérissez un blessé. O Roi des rois, revêtez un dépouillé. O médiateur de Dieu et des hommes, réconciliez un coupable. O bon Pasteur, ramenez un errant. Accordez, ô Dieu, la miséricorde à un misérable, l'indulgence à un criminel, la vie à un mort, la justification à un impie, l'onction de la grâce à un endurci. O très clément, rappelez-moi quand je fuis, attirez-moi quand je résiste, relevez-moi quand je tombe, soutenez-moi quand je marche. Ne n'oubliez pas quand je vous oublie, ne m'abandonnez pas quand je vous abandonne, ne me méprisez pas quand je pèche. Car en péchant, je vous ai offensé, mon Dieu, j'ai lésé mon prochain, je ne me suis pas épargné moi-même. J'ai péché, mon Dieu, par fragilité contre vous, Père tout-puissant, par ignorance contre vous, Fils très sage, par malice contre vous, Esprit-Saint clément ; en tout cela je vous ai offensé, Trinité sublime. Ah ! malheureux, combien nombreuses et grandes, combien diverses ont été mes fautes ! Je vous ai abandonné, Seigneur, et devant votre bonté je le déplore, par un amour mauvais, par une mauvaise crainte, et je préférai vous perdre que manquer de ce que j'aimais ou affronter ce que je craignais. O mon Dieu, que j'ai fait de mal en parole et en action, péchant secrètement, ouvertement et opiniâtrement ! Je vous supplie donc, eu égard à ma fragilité, de ne pas regardez à mon iniquité, mais à votre immense bonté, et de remettre avec clémence ce que j'ai fait, me donnant la douleur du passé et une efficace vigilance pour l'avenir. Amen. |
Si vous devez attendre pour vous confesser,
vous pouvez lire des passages de l'Evangile ou des psaumes, mais
vous devez absolument vous garder de bavarder ou d'être
distrait.
Arrivé
devant le Prêtre, vous vous mettez à genoux et vous
dites :
Vous écoutez alors les avis et les conseils du confesseur, vous répondez à ses questions aussi exactement que possible ; vous pouvez aussi lui poser toutes les questions que vous jugez utiles.
Au cas où le Prêtre ne vous aurait pas prescrit de pénitence vous la lui demandez, puis vous récitez votre acte de contrition, que le Prêtre vous le demande ou non :
Le Prêtre vous donne alors l'absolution
et vous vous signez lorsqu'il trace le Signe de la Croix :
Que Dieu Notre Père
vous montre sa miséricorde ; par la mort et la résurrection
de son Fils, Il a réconcilié le monde avec Lui et
il a envoyé l'Esprit-Saint pour la rémission des
péchés : par le ministère de l'Eglise,
qu'Il vous donne le pardon et la paix. Et moi, par son autorité,
je vous pardonne tous vos péchés au Nom eu Père
et du Fils X et du Saint-Esprit.
Vous répondez : Amen.
Vous remerciez le Prêtre et vous vous retirez
pour aller faire votre pénitence.
La pénitence
La pénitence que le Prêtre
vous a prescrite est à faire le plus tôt possible,
donc, logiquement, avant de quitter l'église (sauf avis
contraire du confesseur ou impossibilité).
Quoi qu'il en soit, après la confession,
il est bon que vous retourniez devant le Saint-Sacrement pour
remercier le Seigneur et lui demander d'être gardé
en état de grâce. Après quoi, il est bon de
prier pour le Prêtre qui vous a donné le pardon de
Dieu.
|
Seigneur,vous qui êtes la résurrection et la vie, je vous bénis de tout mon coeur et je vous remercie pour la grâce que vous m'avez faite en me retirant de la mort de mes péchés. Je vous bénis de tour mon coeur et je vous remercie, non seulement pour m'avoir accordé le pardon des péchés que j'ai commis par ma propre volonté, mais aussi pour la protection par laquelle vous m'avez protégé de tous ceux que j'aurais pu commettre. Cependant, Seigneur, ma faiblesse implore encore votre grâce et votre miséricorde : faites que je sache, chaque jour, examiner ma vie et y trouver les raisons de vous demander pardon pour mes fautes et de vous rendre grâce pour vos bienfaits ; faites que je trouve plus de satisfactions à faire votre sainte volonté que dans je n'en ai trouvé dans les faux plaisirs que j'ai cherchés avec tant d'ardeur ; soutenez-moi par votre main puissante afin de me garantir des chutes auxquelles je suis sujet. O Seigneur, envoyez en moi votre Esprit pour qu'il m'apprenne à choisir les vérités que vous m'avez révélées, plutôt que mes propres raisonnements, à observer les commandements que vous m'avez donnés, plutôt que ma propre volonté, à recevoir les secours que vous m'avez préparés, plutôt que mes propres remèdes. Pour ne pas succomber à la tentation, être délivré du mal et rester pardonné, je veux sanctifier votre Nom par la conversion de mon coeur, faire advenir votre règne par la conversion de mon intelligence, faire votre volonté par la conversion de mes habitudes ; je veux recevoir le pain quotidien de votre grâce et apprendre à pardonner. Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu et ma Mère, je me réfugie en vous : protégez-moi, instruisez-moi et guidez-moi. Selon le merveilleux exemple que vous nous avez donné, apprenez-moi à ne plus considérer mes seuls intérêts mais à connaître que le bien que fais et le mal que je souffre servent pour le salut du monde. Mon bon ange gardien, à qui la divine Providence m'a confié, éclairez-moi, protégez-moi, dirigez-moi et gouvernez-moi, aujourd'hui, tous les jours de ma vie et à l'heure de ma mort. |
Abbé c.p. Chanut