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Prières au Saint Sacrement Ave verum
Honneur à toi, vrai corps né de la Vierge Marie :
tu as réellement connu la souffrance,
immolé sur la croix pour le salut des hommes.
De ton côté transpercé ont coulé le sang et l'eau.
Sois pour nous, à l'heure de la mort, l'avant-goût du ciel.
O bon Jésus !
O Jésus compatissant !
O Jésus, Fils de Marie !
Livre de Prières de ReichenauO vous qui m'aimez tant
O vous qui m'aimez tant, Jésus ! Ici véritablement Dieu caché, écoutez-moi, je vous implore.
Que votre bon plaisir soit mon plaisir, ma passion, mon amour !
Donnez-moi de le chercher, de le trouver, de l'accomplir. Qu'à toute heure, Jésus, mon âme prenne vers Vous, son envol : que ma vie ne soit qu'un acte d'amour.
Toute oeuvre qui ne vous honore pas, faites-moi bien sentir qu'elle est morte !
Que ma piété soit moins une habitude qu'un élan habituel du coeur.
Saint Thomas d'AquinSalut
Salut, Salut du monde ! Salut, Verbe éternel du Père, Hostie vivante, Vie sans fin !
Salut, ô très précieux trésor des coeurs purs, ô la nourriture vivante des anges, ô le pain très excellent du ciel !
Vous êtes, ô mon Dieu, vous êtes le solide espoir des fidèles, le secours des pénitents, le médecin des malades, la très douce consolation des malheureux et des pauvres.
Soyez donc béni, très-aimé Seigneur Jésus ! A vous les anges, à vous les chérubins, à vous les séraphins, avec toutes les créatures, chantent un cantique d'action de grâces.
Parce que vous êtes descendu du ciel par amour pour nous, parce que vous vous êtes offert pour nous, offert en sacrifice sur l'autel de la croix ; parce qu'enfin, vous avez pour nous, de retour en votre ciel, laissé ici-bas votre corps vivant et immortel comme une consolation, comme un salut, comme un gage de votre extrême amour.
Et nous aussi, nous crions, à cause de cette grande miséricorde : Gloire à Dieu, mille et mille fois, gloire à Dieu !
Saint Pierre CanisiusRegardez, Seigneur
Regardez, Seigneur, du fond de votre sanctuaire, du haut des cieux où vous habitez, et voyez cette très-sainte Hostie que le grand Pontife, votre divin Fils, Jésus Notre-Seigneur, vous offre pour les péchés de ces frères.
Laissez-vous toucher par cette offrande, malgré l'excès de notre malice. Voici la voix du Sang de Jésus, notre Frére, qui crie vers vous du haut de la croix.
Exaucez-nous, Seigneur ; apaisez votre courroux, considérez notre détresse, et suspendez votre indignation. Ne différez plus, ô mon Dieu, de nous secourir, pour l'amour de vous-même, parce que cette ville sainte et ce peuple sont à vous et qu'ils ont la gloire de porter votre nom.
O Dieu, traitez-nous selon votre infinie miséricorde ! Amen.
Saint Gaétan de ThienneActe sur l'image du Très-Saint Sacrement
J'adore, Père éternel, les respects et les devoirs que votre Fils vous rend à l'intérieur de son âme au Très-Saint-Sacrement.
Je vous supplie de les recevoir de lui pour moi, puisqu'il vous les présente à mon intention et à ma place. Je vous les offre de tout mon coeur, comme les plus grands sujets de complaisance et de joie que vous prenez au ciel et en la terre.
Je vous prie, Fils de Dieu, d'établir en mon âme, ces mêmes devoirs d'amour et de religion envers votre Père ; car je ne puis espérer aucun vrai sentiment de crainte et de respect qu'en participation de votre intérieur, qui porte en soi la plénitude de la perfection chrétienne.
En votre sainte vertu, Esprit divin, je me prépare à suivre tous les devoirs qui me sont expliqués en cette image ; la Foi m'apprend que je suis obligé de les rendre à Dieu en Jésus-Christ, l'unique religieux de son Eglise.
Jean-Jacques OlierSource de l'amour
O sacrement où l'Amour se cache pour être cherché plus purement, où il se laisse voir à demi pour être désiré avec plus d'ardeur !
O secret merveilleux de l'Amour de mon Dieu ! Qu'ai-je fait pour mériter vos faveurs ? Que ferai-je pour m'en rendre digne ? Que ferai-je, Seigneur, moi qui n'ai, par dessus les autres pécheurs que l'abus de vos grâces, des lumières inutiles et le poids d'une vie pleine d'ingratitudes ? Tous me manque en moi ; mais faites tout.
FénelonLouange à l'Eucharistie
O digne et admirable institution, qui passez la capacité de l'entendement humain, que les anges ne peuvent qu'admirer et que nulle langue ne peut exprimer, ni nul entendement comprendre, combien tu es digne de grande vénération ! Qu'un Dieu infini veuille tant se rabaisser que de se laisser contenir par une créature finie, que celui que le ciel ne peut comprendre, qui est porté sur les ailes du vent, veuille abréger son admirable grandeur dans une pauvre chétive âme, que le soleil même retire sa splendeur dans un petit antre creux de la poitrine humaine !
Non, c'est chose qui ne se peut ni ne se doit seulement penser ; car qu'y a-t-il de si extraordinaire au monde !
L'on voit bien le père laisser son bien à ses enfants, s'exposer au danger de la mort pour leur conservation ; mais de leur donner son corps à manger, il ne s'en trouve point.
Saint Vincent de PaulVous êtes mon Seigneur Jésus
Vous êtes mon Seigneur Jésus, dans la Sainte Eucharistie ! Vous êtes là à un mètre de moi, dans ce Tabernacle ! Votre corps, votre âme, votre humanité, votre divinité, votre être tout entier est là, dans sa double nature ! Que vous êtes près, mon Dieu ! mon Sauveur ! mon Jésus, mon frère, mon époux, mon Bien-Aimé !
Vous n'étiez pas plus près de la Sainte-Vierge pendant les neuf mois qu'elle vous porta dans son sein que vous ne l'êtes de moi quand vous venez sur ma langue dans la communion ! Vous n'étiez pas plus près de la Sainte-Vierge et de Saint Joseph dans la grotte de Bethléem, dans la maison de Nazareth, dans la fuite en Egypte, pendant tous les instants de cette divine vie de famille, que vous ne l'êtes de moi en ce moment, et si, si souvent, dans ce Tabernacle !
Sainte Madeleine n'était pas plus près de vous assise à vos pieds à Bethanie, que je ne le suis au pied de cet autel !
Vous n'étiez pas plus près des apôtres quand vous étiez assis au milieu d'eux que vous n'êtes près de moi maintenant, mon Dieu !
Charles de FoucauldO Pain des anges
O pain des Anges, descendu du ciel, qui avez voulu vous faire l'aliment de nos âmes, afin qu'elles ne défaillent pas le long du chemin, agréez le tribut d'amour, de vénération et d'adoration que, comblés par vous de tant de privilèges, nous voulons vous offrir.
Vous qui êtes l'objet des aspirations et le centre de toutes les âmes, attirez-les à vous et nourrissez-les de votre chair et de votre sang, afin qu'elles demeurent fermes dans le combat spirituel de chaque jour et ne dévient pas du droit chemin au milieu de tant de pièges et d'embûches. Ainsi, la jeunesse grandira saine et pure, la famille se maintiendra stable et unie, et toutes les classes sociales se sentiront un seul et même corps appelé à une destinée commune qu'elles doivent réaliser même sur cette terre dans une fraternelle collaboration...
Et parce que vous êtes Père et Fils, Protecteur et Ami, daignez enfin tourner un regard de bienveillance particulière vers ceux qui parmi nous peinent encore si durement, afin que le pain quotidien ne leur fasse pas défaut.
Ce pain, donnez-le leur abondamment ; quant à nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Amen.
Pie XIIO Jésus, pain de Vie
O Jésus, Pain de Vie, unique et seul aliment vraiment substan-iel de l'âme, accueille tous les peuples à ta table.
Elle est sur la terre, divine réalité, gage des faveurs célestes, certitude d'une heureuse entente entre les peuples et d'une compétition pacifique en vue du vrai progrès et de la civilisation.
Nourris par Toi et de Toi, les hommes, ô Jésus, seront forts dans la foi, joyeux dans l'espérance, actifs dans la charité.
Les bonnes volontés triompheront de l'égoïsme, de la paresse. Et les hommes droits et craignant Dieu entendront s'élever de la terre, dont l'Église Militante veut être l'image, les premiers échos mystérieux et suaves de la Cité de Dieu.
Tu nous mènes à la pâture, tu nous protèges ! Montre-nous, ô Jésus, les biens de la terre des vivants
Jean XXIII