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du Rosaire
COMMENT RECITER LE CHAPELET
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- La prière du Rosaire est composée
d'un préambule et de trois chapelets.
Le préambule commence par le signe de la croix, fait avec
la croix du chapelet qu'on embrasse.
Suit la récitation du Je crois en Dieu et d'un Notre Père.
Puis, en raison de l'intimité de Marie
avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit, on dit trois
Je vous salue Marie.
On termine par un Gloire au Père, en l'honneur à
la Sainte Trinité.
Viennent ensuite les
trois chapelets, chacun étant divisé en cinq parties
ou dizaines.
Chaque dizaine est composée d'un Notre Père, de
dix Je vous salue Marie et d'un Gloire au Père.
A la Þn de chaque dizaine, on peut ajouter la prière
que la Sainte Vierge enseigna aux enfants de Fatima :
Ô bon Jésus,
pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous
du feu de l'enfer.
Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont
le plus besoin de votre miséricorde.
A la Þn du Rosaire,
on peut dire trois fois :
Ô Marie, conçue
sans péché.
Priez pour nous qui avons recours à vous.
On termine en embrassant à nouveau la
croix du chapelet.
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Le Rosaire est l'occasion de méditer les mystères
de la vie du Christ, qui ont été groupés
en :
cinq mystères joyeux, médités
respectivement pendant les cinq dizaines du premier chapelet
: l'Annonciation, la Visitation, la Nativité de Jésus,
la Présentation, le Recouvrement de Jésus ;
cinq mystères douloureux, médités
respectivement pendant les cinq dizaines du deuxième chapelet
: l'Agonie de Jésus, la Flagellation, le Couronnement
d'épines, la Montée au Calvaire, la Mort en Croix
;
cinq mystères glorieux, médités
respectivement pendant les cinq dizaines du troisième
chapelet : la Résurrection, l'Ascension, la Pentecôte,
l'Assomption, le Couronnement de la Vierge.
Si l'on ne dit qu'un chapelet,
on conserve le préambule, et l'on médite l'un des
trois groupes de mystères.
Si le temps
manque, on peut dire seulement une partie du chapelet, et même
se restreindre à une dizaine de Je vous salue Marie.
Tout chrétien devrait avoir un chapelet, et
le porter sur lui. On peut réciter son chapelet en entier
ou seulement une dizaine, à n'importe quel moment de la
journée, même si nos mains sont occupées.
Dans tous les cas, l'intention profonde doit être
de faire plaisir à notre bonne Mère du Ciel.
Des moyens très simples
Le chapelet peut se dire sur un rosaire, un chapelet, un dizainier
(dizainier à grains, dizainier scout ou dizainier-bague),
avec dix fèves ou dix cailloux (voir ci-après),
sur dix noeuds dans un cordon, sur les dix doigts, dans son coeur
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- Le Vietnamien Marcel Van (1928-1959),
à l'âge de sept ou huit ans, était véritablement
persécuté par le catéchiste Vinh, un maître
vicieux et impitoyable. Celui-ci, après l'avoir écarté
de la communion quotidienne, voulut l'empêcher de réciter
le chapelet.
Vinh devinait quelle joie Van puisait
dans le Coeur de Marie, et quelle force il tirait de la récitation
du chapelet.
Il le lui enlève. Van demeure
fidèle. En enfant béni de Marie, il n'est nullement
arrêté : dix fèves noires, qu'il fait passer
d'une poche à l'autre, feront fonction de chapelet. Mais
le surveillant remarque le procédé, et lui subtilise
les fèves.
Van trouve autre chose : dix
noeuds dans le cordon qui lui sert de ceinture. Vinh découvre
encore l'astuce, et gifle l'enfant par trois fois sous prétexte
de son impolitesse envers la Sainte Vierge.
Comme
un détenu de goulag, Van est alors réduit à
user de ses mains :
« N'ayant plus d'autres moyens, écrivait-il, j'ai
dû me servir des phalanges de mes doigts pour compter les
Ave. Ce me semblait pratique, car je pouvais ainsi dire mon chapelet
partout sans que personne s'en aperçoive. Et je me disais
: même s'il faut sacrifier les dix bouts de mes doigts,
jamais je ne cesserai d'exprimer mon amour à Marie par
la récitation du chapelet ».
Il ajoutait
: « C'est grâce à cette pratique que Marie
ma Mère est toujours venue à mon secours, forçant
le démon à me craindre, si bien qu'il n'a jamais
réussi à me vaincre. »
Van voyait dans le chapelet une manière d'exprimer son
amour à Marie, sa Mère.
En retour,
la Vierge était toujours son secours contre les attaques
du démon ; bien plus, le démon lui-même craignait
Van.
(Voir MarieMichel, L'amour ne peut mourir
Vie de Marcel Van, coll. Témoins de la Lumière
(Le Sarment-Fayard, Paris, 1990), p. 82).
Les clausules
De nombreuses manières de réciter le chapelet ont
été utilisées.
Il faut mentionner la méthode des « clausules ».
Elle permet une méditation plus circonstanciée
des mystères du salut. Cette méthode est apparue
au début du XVe siècle dans la région de
Trèves, sous l'influence d'un chartreux, Dominique de
Prusse. Elle jouit actuellement en France d'un regain de faveur,
et de nombreux Þdèles en tirent un vrai profit.
Il s'agit d'introduire au milieu du Je vous salue Marie une petite
phrase rappelant le mystère médité.
Voici par exemple ce qui peut être dit pour la Résurrection
de Jésus :
Je vous salue Marie,
pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes
bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit
de vos entrailles, qui est sorti vivant et glorieux du tombeau,
est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour
nous, etc.
Ou encore :
qui vous a révélé
le triomphe de sa Résurrection
qui est apparu à Madeleine
qui est apparu aux Saintes Femmes
qui a rompu le pain pour les disciples d'Emmaüs
qui a montré ses plaies à l'Apôtre Thomas.
On peut varier le contenu des clausules selon son goût.
Les indulgences accordées à
la récitation du Chapelet
L'indulgence est la rémission devant Dieu des peines temporelles
dues pour les péchés. Cela suppose une vraie démarche
spirituelle de conversion.
Pour obtenir une indulgence, il faut :
- n'avoir aucune attache au péché, même véniel,
- faire une confession sacramentelle,
- faire une communion eucharistique,
- réciter une prière à l'intention du Souverain
Pontife.
On peut obtenir chaque jour une indulgence plénière
des péchés aux conditions générales
des Indulgences en récitant le chapelet :
- soit dans une église ou un oratoire,
- soit en famille, dans une communauté religieuse ou dans
une pieuse association.
En dehors de ces conditions, l'indulgence est partielle.
Remarque.
La richesse des mots qui composent
l'Ave Maria se transpose mal d'une langue à l'autre. Aucune
traduction française ne rend la plénitude de ce
texte initial. Depuis quelque temps, on a modiÞé,
ici ou là, la version habituelle. Le tutoiement qui veut
marquer la tendresse, a été, en certains cas, préféré
au vouvoiement qui veut exprimer davantage le respect. Plutôt
que « Je vous salue, Marie », on a dit « Réjouis-toi,
Marie ». Chacun demeure libre dans ce domaine, mais pour
la récitation commune, nous conseillons la formulation
habituelle, qui a l'avantage de l'unité.
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