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LE ROSAIRE, ABREGE de TOUTE la RELIGION CHRETIENNE
 
Parmi toutes les formes de dévotion à la Sainte Vierge, il n'en est pas de plus connue ni de plus répandue que celle du Rosaire.
A la fin du XIXe siècle, les exhortations fortes et pressantes de Léon XIII ont beaucoup contribué à répandre et à valoriser cette prière mariale. Si, à une époque récente, elle a été quelque peu délaissée en certains milieux, il semble qu'elle retrouve maintenant sa place privilégiée dans la piété chrétienne, spécialement parmi les jeunes. L'exemple et les paroles de Jean Paul II sont un puissant stimulant pour donner ou redonner à tous les Þdèles le goût d'une pratique traditionnelle et toujours actuelle.

Une tradition séculaire
Sans trop se soucier des origines historiques de cette dévotion, les souverains pontifes se font l'écho d'une tradition séculaire qui attribue à saint Dominique et à ses fils un rôle déterminant dans la diffusion du Rosaire.
Jusqu'au XVIe siècle, la pratique en était très variée et c'est seulement sous saint Pie V qu'a prévalu la forme que nous connaissons avec son double élément : la récitation des Ave Maria et la méditation des quinze mystères, c'est-à-dire des principaux événements de la vie du Christ et de la Sainte Vierge.
Chaque dizaine d'Ave est précédée du Notre Père et suivie d'une brève gloriÞcation des trois Personnes divines.
La somme des quinze dizaines correspond au nombre des psaumes et a valu au Rosaire le nom de « Psautier de la Vierge ».
Les mystères sont répartis en trois séries de cinq, appelés respectivement joyeux, douloureux et glorieux.

Un regard de foi et d'amour sur l'oeuvre de notre Salut
La répétition de ces paroles simples et faciles à réciter de mémoire constitue une excellente manière de prier. Empruntées surtout à la sainte Écriture et recommandées par l'Église, elles ont en elles-mêmes une grande valeur. Comme toutes les formules souvent redites, elles pourraient devenir monotones et lassantes. De là l'objection : à quoi bon répéter indéfiniment les mêmes paroles ? Est-il possible de penser constamment à ce que l'on redit ainsi des dizaines et des centaines de fois ?
Mais la contemplation des différents mystères est précisément destinée à soutenir l'attention. Il ne s'agit pas de considérations purement intellectuelles, mais d'un regard de foi et d'amour sur la réalisation concrète de l'oeuvre de notre Salut.
Tout ce que Marie a médité dans son coeur en le vivant, nous le méditons à notre tour avec elle pour y entrer plus profondément. Quant à l'usage de compter les Ave à l'aide de grains enfilés dans une corde ou une chaînette, c'est aussi un bon moyen d'empêcher l'esprit de s'égarer. Les moines orientaux et les musulmans utilisent un instrument analogue à notre chapelet pour accompagner l'invocation du nom de Jésus ou des noms d'Allah.

Le Rosaire : l'abrégé de toute la religion chrétienne
Prière très simple, le Rosaire est aussi une prière très complète à tous points de vue. L'homme s'y engage corps et âme, par sa voix, sa main, son esprit et son coeur. Toutes les formes de prière s'y intègrent : adoration, louange, demande, intercession, action de grâces. Les mystères médités embrassent tout l'ensemble du mystère du Christ, toutes les vérités de notre foi : la Sainte Trinité, l'Incarnation, la Rédemption. Léon XIII y voyait « l'abrégé de toute la religion chrétienne » et « le résumé de tout l'Évangile ». Bien que ce ne soit pas une prière liturgique, c'est cependant une prière qui a un caractère quasi officiel dans l'Église, du fait qu'elle a été exaltée de façon extraordinaire par les papes et institutionnalisée d'une certaine manière en diverses formes d'association.
Ordinairement récité en privé et individuellement, le Rosaire est aussi récité et médité souvent en commun, surtout dans les lieux de pèlerinage. Bien des congrégations religieuses gardent encore le Rosaire comme prière communautaire, la jugeant particulièrement apte à rythmer et à sanctifier une vie simple et humble au service de Dieu et des hommes.

Une prière qui a fait ses preuves
L'une des raisons de l'excellence du Rosaire est assurément la place qu'y tient la Vierge Marie, Mère et Médiatrice de toute grâce.
C'est à la fois une belle manière d'honorer Notre Dame, et la meilleure façon d'obtenir ce que nous demandons en priant avec elle. Le Rosaire est une prière qui a fait ses preuves, Léon XIII et ses successeurs l'ont prôné comme le meilleur remède aux maux dont souffre le monde moderne, que ce soit au niveau des individus et des familles, ou sur le plan des relations sociales et internationales.
Reprenant une parole de Jean XXIII, Paul VI souhaitait qu'il soit « une grande prière publique et universelle en face des besoins ordinaires ou extraordinaires de la sainte Église, des nations et du monde entier ». Cette prière convient en effet dans toutes les nécessités, à toutes les époques, en tous pays. Elle est adaptée à tous les âges, à toutes les conditions sociales et états de vie ; elle est à la portée des plus simples et appréciée aussi des plus savants.
À l'époque même où les petits bergers de Fatima récitaient le chapelet en gardant leur troupeau, le maréchal Foch en faisait autant à la tête de ses armées. C'est vraiment la prière de tous, et chacun y trouve l'aliment de sa piété personnelle selon ses dispositions, ses capacités et les grâces propres reçues de Dieu.

Le secret du succès du Rosaire
En définitive, le Rosaire n'est pas seulement une prière, c'est un moyen merveilleux de sanctification et de progrès spirituel, une école des plus efficaces de vertu et de vie chrétienne. Il est évident qu'on ne peut contempler assidûment les mystères de la vie de Jésus et de Marie sans être entraîné à mettre en pratique les leçons que nous y découvrons. Comme le disait Pie XII, « l'âme s'y sent doucement stimulée à suivre la voie tracée par le Christ lui-même et par sa Mère ». Mais, en même temps, cette Mère aimable et admirable vient à nous, elle nous prend par la main et nous apprend à vivre comme elle a vécu elle-même ici-bas auprès de son Fils, selon l'Évangile. Tel est bien le charme du Rosaire et le secret de son succès : il « nous met en communion vivante avec Jésus à travers le Coeur de sa Mère » (Jean Paul II).

Dom Édouard Clerc, , moine de Solesmes
Le Rosaire dans l'enseignement des papes
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Un enfant nous est né, un fils nous a été donné
et le signe de sa royauté repose sur son épaule... ( Isaïe 9-5 )

La prière est le souffle de l'âme, la respiration nécessaire à sa vie. Et le pape Pie XII a écrit : " Une famille qui prie est une famille qui vit "

Le Rosaire est la prière quotidienne la plus chère à la Sainte Vierge. L'une des premières grâces qu'elle accorde à ses fidèles est que plus on le récite et plus on s'y attache. Une autre est qu'il attire sur la famille tous les bienfaits de Dieu, et par les indulgences qui y sont attachées participe à la rédemption des âmes du Purgatoire. Le chapelet sous-tend ainsi toute prière de demande, mais il est aussi le support le plus efficace de toute action de grâces, comme de tout honneur dédié à la Bienheureuse Mère du Sauveur .

D'où nous vient l'usage du "chapelet" ? Il tire son nom de la couronne, ou plus exactement du petit chapeau (chapel) dont on coiffait, il y a fort longtemps, la statue de la Vierge et qui s'ornait d'une croix. Mais son origine est plus ancienne : chez les brahmanes, le collier de grains enfilés, ou "guirlande de prières", était en usage dans l'Inde longtemps avant qu'il ne fut connu en Occident.
On dit qu'il aidait les ascètes à ne pas s'égarer dans les litanies Dans toutes les sectes brahmaniques, le chapelet se passait, et se passe encore, au cou de l'enfant dès sa préparation à l'initiation. Il faut pourtant reconnaître que si la plupart des Hindous continuent à le porter ainsi en collier, c'est autant pour se parer que pour la dévotion.

En Occident, dans la Chrétienté, l'usage de réciter des Ave sur les grains du chapelet remonte à la première Croisade (1095-99) : Pierre l'Ermite le répandit parmi les croisés dès son retour d'Orient. Vers la même époque, la récitation en fut imposée sous le nom de "psautier laïque" aux frères lais des monastères. Plus tard, Saint Dominique fut le grand apôtre de cette dévotion et confia à son ordre, dès 1215, le soin de la propager.

Le Rosaire tient son nom du fait que les gros grains du chapelet s'appelaient autrefois des "roses", parce qu'ils étaient constitués, dit-on, de petits fruits d'Orient séchés et durcis au feu.
La Fête de Notre-Dame du Rosaire, célébrée le premier dimanche d'octobre, a été instituée par Grégoire XIII en mémoire de la victoire de Lépante (7 octobre 1571), bataille navale où la flotte de la Chrétienté décima celle des Maures du sultan Sélim, brisant ainsi l'essor de l'Islam conquérant.

La récitation du chapelet a toujours été l'une des dévotions les plus en faveur parmi les fidèles. Même quand il fut imposé à titre de pénitence! Ainsi, le pape Clément VIII, lorsqu'il ratifia l'abjuration du roi Henri IV, en 1595, lui imposa l'obligation d'offrir chaque jour un chapelet à la Vierge. Ce que le Roi fit d'abord par obéissance, ensuite par attachement à Notre Dame

Et la Bienheureuse Vierge Marie a dit elle-même, à Fatima, le 13 octobre 1917 : " Je suis Notre dame du rosaire. je viens vous demander de dire tous les jours le chapelet et de changer de vie... "

ALORS, PRIONS LE ROSAIRE, EN SUIVANT LES TEXTES DES EVANGILES...

R.S., Association canonique St charles borromée