Serviam remercie vivement le Districte de France de la Fraternité
Sacerdotale St Pierre pour son aimable accord de reproduction
de cet article paru dans la revue " Tu es Petrus " ( février 2005
)
------------------------------------------------------------

Bienheureux Charles Ier dAutriche : le déroulement de sa cause
de béatification
Par Me Andrea Ambrosi, Postulateur de la cause de béatification
(Traduit de litalien par M. Georges Bret)
Comme cest souvent le cas, tandis que se répandait la renommée
de sa vie parfaitement intègre et de sa sainte mort, la dévotion
envers Charles a mûri dabord parmi le peuple, au sein des gens
simples ; puis, les témoignages de ceux qui lavaient connu, et
des écrits le concernant, contribuèrent à le faire apprécier.
Enfin, de tous ces centres dintérêt a surgi lidée dune action
organisée en vue de sa sanctification. Cest surtout la Gebetsliga,
ou Union de prière, qui a uvré dans ce but ; celle-ci sétait
constituée vers 1915 à partir dun premier groupe de dévotion,
qui sétait rassemblé auprès du couvent des Ursulines à Sopron,
à linitiative de la Mère archiduchesse Maria Josefa - alors que
Charles était encore en vie - dans le but de le soutenir dans
ses difficiles devoirs dhomme détat, puis de souverain.
Les adhésions ayant augmenté très vite - elle comptait déjà plus
de dix mille membres en 1938 -, dès la fin des opérations de la
seconde guerre mondiale, la Gebetsliga sattacha à promouvoir
puis devint partie prenante du procès canonique de béatification,
qui fut inauguré officiellement à Vienne en 1949. Outre le procès
ordinaire qui y fut instruit, ce furent au moins sept procès rogatoires
qui souvrirent en tous les lieux où lon savait quexistaient
des témoins importants à interroger, à savoir exactement dans
les villes suivantes : Luxembourg, New York, Fribourg, Paris,
Le Mans et Funchal, où il fut inhumé et repose encore. Quatre-vingt
cinq témoins furent entendus, dont soixante-dix ont déposé en
se fondant sur leur connaissance personnelle et approfondie de
lempereur. Inutile de préciser que les témoins les plus qualifiés
furent invités à déposer : son épouse Zita et ses enfants, fils
et filles, ses petits-enfants et autres familiers, comme ses oncles
et ses cousins, ses conseillers et ses généraux. En définitive,
compte tenu du fait que lempereur est mort à moins de trente-cinq
ans, on peut dire quil y a eu des témoins directs pour presque
sa vie entière. A cet important ensemble de témoignages est venu
sajouter une quantité plus grande encore de documents ; leur
exploitation nétait dailleurs pas achevée le 22 mai 1954, quand
les actes du procès furent transmis à ce qui était alors la Congrégation
des Rites - aujourdhui de la Cause des saints -, elle sest en
effet enrichie dans les années qui ont suivi détudes admirables
et importantes, qui dépassent de loin les mille pages.
Une étude particulière de Mme le Docteur Elisabeth Kovàcs sur
la " Conformité entre les textes et les documents ", qui fait
partie intégrante de la Positio elle-même, en même temps que treize
autres études spécifiques, préparées par des membres éminents
de la commission historique, conclut de la manière suivante :
" Comme on la déjà constaté, tous les faits historiques dont
font état les témoignages oraux concordent avec les connaissances
révélées par lenquête " (Summ., Docc., II, p. 521).
Des recherches et des documents importants ont été consacrés à
faire la lumière sur le fondement de certaines accusations portées
sciemment contre lEmpereur. En effet, comme cest souvent le
cas à légard dun souverain régnant, le Bienheureux Charles fut
en butte à des calomnies ignobles et de bas étage ; celles-ci
trouvaient leur source dans des groupes et des mouvements opposés
à celui qui était, à cette époque, le souverain le plus catholique
dEurope et le plus fidèle à lEglise de Rome. Au cours du procès
de béatification, la teneur de ces calomnies a été étudiée de
façon approfondie et, le 31 octobre 1977, Mgr Amato Pietro Frutaz,
sous-secrétaire de la Congrégation pour la Cause des saints, déclarait
que :
" Les calomnies répandues à dessein pour ternir lhonneur de lEmpereur
et le discréditer au sein du peuple firent beaucoup souffrir le
Serviteur de Dieu, précisément parce quelles étaient sans fondement.
Les plus graves dentre elles sont : les maîtresses, livresse,
labsence de bonheur matrimonial et donc son infidélité conjugale.
Les " Mémoires " de la demoiselle Lauffer, malheureuse prostituée,
agressive et menteuse, que le Tribunal a définie comme " suspecta
et fide non digna ", ne sont autres quun amas de faits et dobscénités
privés de tout fondement, dans le but de gagner de largent au
moyen dun ignoble chantage.
Le Tribunal Ordinaire de Vienne, par le biais dauditions de témoins
qui étaient à même de connaître la vie publique et privée du Serviteur
de Dieu, a fait la lumière sur tous les racontars rappelés plus
haut et a recueilli des informations extrêmement claires et probantes.
Tous les faits calomnieux imputés au Serviteur de Dieu se sont
révélés privés de fondement et en nette contradiction avec la
manière de vivre décrite par les quatre-vingt cinq témoins ".
(Summ. Test. Add pp. 125-126).
En 1964, lUnion de prière rassemblait plus de trente-deux mille
membres, disséminés en de nombreux pays du monde entier ; on comptait
parmi eux sept évêques. Pour appuyer laffaire auprès des dicastères
romains, on organisa lenvoi au Vatican de lettres postulatoires
implorant louverture de la cause ; provenant du monde entier,
émanant de personnes de toutes les catégories socailes et de tous
les états de vie, on en dénombra en 1994 plus de cinquante mille.
En sa qualité de membre de la Congrégation pour la Cause des saints,
cest le Père Ambrogio Eszer OP. qui, en 1984, a été nommé rapporteur
de la Cause et qui, actuellement, occupe la charge de rapporteur
général auprès du même dicastère pontifical.
Peu après sa nomination, en qualité davocat de la cause, jai
commencé à travailler avec lui. Ce travail de professionnel, consacré
dabord à la Positio super virtutibus - qui remplissait plus de
deux mille cinq cent pages - puis à la Positio super miraculo,
sest poursuivi durant dix-huit années, jusqu'à son achèvement
en 2003, bien que la tâche nait jamais connue dinterruption.
Il faut noter quavec la disparition prématurée de Mgr Winfried
Schulz, qui avait postulé la cause pendant tant dannées, lauteur
de ces lignes a été légalement désigné par la Gebetsliga, le 5
mars 1998, postulateur de la Cause de béatification de lEmpereur
Charles dAutriche.
En conclusion, jajoute brièvement que toutes les discussions
qui se sont déroulées à Rome ont trouvé une heureuse issue ; en
particulier, en ce qui concerne la Positio super virtutibus, on
peut signaler les étapes suivantes :
- la réunion des consulteurs historiques, le 31 janvier 1995
- la réunion des consulteurs théologiques, le 29 octobre 2002
- la congrégation ordinaire des cardinaux et évêques, le 4 février
2003
- la lecture du décret devant le Saint-Père, le 12 avril 2003.
Pour ce qui regarde la Positio super miraculo, il y a eu ces heureuses
déclarations :
- lassemblée médicale, le 13 mars 2003
- la réunion des consulteurs théologiques, le 15 juillet 2003
- la congrégation ordinaire des cardinaux et évêques, le 11 novembre
2003
- enfin la lecture du décret devant le Saint-Père, le 20 décembre
2003.
--------------------------------------------------------------------------------------------
Le miracle qui a permis la béatification du Bienheureux Charles
Ier dAutriche
Par Me Andrea Ambrosi, Postulateur de la cause de béatification
(Traduit de litalien par M. Georges Bret)
Ce miracle est survenu en Amérique du Sud, à Curitiba, dans lEtat
brésilien du Paranà ; ceci est déjà un fait singulier, qui dénote
à quel point est étendue - on pourrait même dire universelle -
sa réputation de sainteté. Il sest produit sur la personne dune
religieuse missionnaire, des Filles de la Charité de saint Vincent
de Paul, originaire de Pologne ; il nest pas inutile ici de rappeler
que si lactuel Souverain Pontife porte le prénom de Charles,
cest précisément en raison de la dévotion que nourrissait son
père pour le Bienheureux.
Lintéressée est née le 4 avril 1894, et est morte de vieillesse
à lâge de 95 ans.
Il faut signaler que dès sa jeunesse, elle percevait à la longue,
en marchant, une certaine douleur, tant à la jambe droite quà
la jambe gauche : on lui disait à loccasion quil sagissait
de varices, pour lesquelles on ne connaissait pas de traitement
particulier.
Le début véritable de la maladie se situe en lannée 1944, et
à un moment bien précis, comme le rapporte le médecin :
" Tandis quelle descendait lescalier pour se rendre à léglise
paroissiale, elle eut limpression de recevoir un coup à la jambe
droite, accompagné dune forte douleur. Elle gravit cependant
les soixante marches pour atteindre léglise située très en hauteur
et participa à la sainte messe, au cours de laquelle la douleur
ne cessa daugmenter. La jambe avait pris une coloration noire,
et on dut donc ramener la sur à la maison en voiture et lallonger
sur son lit. Il ny avait pas de médecin dans le pays où elle
se trouvait et la maladie fut donc traitée pendant environ quinze
jours au moyen de compresses imbibées deau blanche. Après cette
brève période de soins, la patiente fut à même de se lever. Bien
que les douleurs subsistent et que loedème ne régresse pas, elle
reprit sa tâche habituelle grâce à un bandage entourant le jambe
malade. En 1946, sur Maria Zita fut nommée mère supérieure de
lhôpital " Nossa Senhora Aparecida " (à Marcelino Ramon, Rio
Grande do Sul) et en 1947, elle passa comme mère supérieure, au
nouveau " Santuario Medico-Crirurgico " de Partao (Curitiba, Paranà).
Peu de temps après, à lâge denviron 53 ans, il se forma un ulcère
suintant sur la face antérieure et dans le tiers inférieur de
la jambe droite. Jusqualors, la patiente navait jamais demandé
lintervention dun médecin ; elle sétait contentée de suivre
les conseils de la sur infirmière. Pour soigner lulcère, de
date plus récente, on appliqua une pommade et on banda la jambe,
sans obtenir que la douleur diminue ni que lulcère régresse ".
Le médecin traitant de sur Maria Zita était le docteur Oswaldo
Segundo De Oliveira, lequel, concernant le diagnostic, a déclaré
que la patiente " souffrait dun ulcère variqueux situé à la partie
antérieure de la jambe gauche et de boutons de chaleur à la même
jambe ".
Après quelques années, la situation empira au lieu de saméliorer,
si bien quau cours de la décennie 1944-1954 le diagnostic a reçu
la définition suivante : en 1944, lépisode thrombo-phlébitique
de la jambe droite, soigné de façon inopportune a abouti avec
le temps à une ulcération suintante ; puis en 1954, sur Maria
Zita a présenté un épisode du même genre à la jambe gauche avec
également formation dun ulcère.
En ce qui concerne la thérapie, on constate que le membre inférieur
a été immédiatement soigné rationnellement de façon convenable
au moment de lapparition de lulcère, et donc guéri complètement
et de façon durable.
En revanche, pour ce qui regarde le membre inférieur droit, sur
lequel le symptôme morbide sétait manifesté en 1944 et sest
poursuivi en deux phases pathologiques successives, (état de fortes
douleurs, ulcères, incapacité de marcher), il a été, dès le début,
traité de façon inappropriée ; on a en effet utilisé une thérapie
empirique locale qui non seulement na sans doute pas résolu le
problème mais la au contraire aggravé, étant donné quà un certain
moment on a sest abstenu de faire appel à un médecin, pour éviter
la prescription dun repos complet.
A partir de ce moment, étant donné que lulcère variqueux de la
jambe droite était devenu chronique et suppurait, le pronostic,
au terme dun développement dépassant maintenant les seize années,
devait se tenir très réservé qoad valetudinem. Il vaut la peine
de lire le précieux témoignage de Sur Severina Seraglio, consoeur
de la Sur Maria Zita et son infirmière, qui, en se rapportant
aux entretiens quelle avait eu avec le médecin au sujet du diagnostic,
a mis en évidence cette reconstitution précise :
" Quand nous, sur Anna Kaminska et moi, demandions aux médecins
ce que lon devait faire pour sur Zita, et quelles possibilités
de guérison il pouvait y avoir, ils répondaient chaque fois que
celle-ci nétait plus possible à cause de lancienneté et de la
profondeur de la plaie, de lâge de la sur et de la position
particulière de la plaie infectée ainsi que de la nécrose des
tissus. La plaie se trouvait sur la partie antérieure de la jambe
droite, sur le tibia, quelques centimètres au-dessus de la malléole,
là où il y avait peu de tissu, parce que los nest protégé que
par la peux et par peu de muscles. Au moins deux fois jai entendu
dire aux docteurs Oswaldo et Aroldo quil ny avait aucune thérapie
et aucun médicament à même de guérir cette plaie ; ils prescrivaient
des médicaments uniquement pour apaiser les douleurs. Je me rappelle
très bien que nous, les soeurs dans la salle de réunion des médicaments
de lhôpital, avons souvent demandé aux médecins ce quils pensaient
de la maladie de notre Mère supérieure, et on nous répondait toujours
de la même façon, cest-à-dire quil nexistait aucune possibilité
de guérison mais seulement des médicaments pour apaiser les douleurs.
Moi également, comme infirmière, javais la même conviction et
je ne croyais pas à la possibilité dune guérison de ce cas, parce
que, dans mon activité dinfirmière, avec beaucoup dautres cas
identiques, je nai jamais vu une plaie de ce genre et qui se
soit cicatrisée et ait guéri dans de telles conditions. De son
côté, sur Anna Kaminska était du même avis. Je ne lai cependant
jamais dit à sur Zita parce que la déontologie de notre profession
exige de ne jamais dire à un malade que son mal est incurable.
Naturellement, toutes les autres soeurs de la communauté savaient
ce que pensaient les médecins, et en particulier quil ny avait
aucune possibilité de guérison pour sur Zita ".
Après de nombreuses années de grandes souffrances, au mois de
décembre 1960, les douleurs de la jambe droite étaient devenues
vraiment insupportables et il ny avait aucun remède en mesure
de soulager une telle situation. Cest par suite de cette situation
que linvocation à Charles dAutriche se fit jour, comme la sur
Maria Zita sen est très bien souvenue :
" La douleur était constante et je gardai le lit durant tout le
mois de novembre et une partie de décembre de lannée 1960. Un
jour, vers la fin de cette période, mes consoeurs se rendirent
à un service liturgique dans la chapelle du Collège des Surs
de la Congrégation régulière de Saint François, qui étaient nos
voisines à Canoinhas. Après la sainte messe, au cours dun entretien,
elles donnèrent à notre sur Anna Kaminska différents petits écrits
sur le Serviteur de Dieu Charles Ier dAutriche, pour que nous
priions en vue de sa béatification. Cependant, sur Anna Kaminska,
qui mavait apporté le feuillet du Serviteur de Dieu, me dit :
Petite sur essaie de prier le Serviteur de Dieu, lempereur
Charles Ier dAutriche ; il est possible quil obtienne la grâce
de cicatriser et de guérir la plaie . Et elle me conseilla de
faire la neuvaine. - Je ne lui répondis rien, non pas parce que
cela me déplaisait ; mais, je pensais in petto : Nous avons tant
de saints déjà canonisés, et celui-ci ne lest pas encore. Eh
bien, non ! et je ne pensai plus à laffaire. Le jour même,
le soir, alors que je me préparais à dormir, sur Anna Kaminska,
comme toujours, vint pour soigner ma plaie, vers 21 heures : elle
retira la bande, longue dun mètre environ, mit de leau oxygénée
pour détacher la gaze, nettoya la plaie avec des tampons dalcool,
imbibés deau oxygénée, y mit du méthiolate et, il me semble,
également de la pommade ; je ne me rappelle pas bien lordre de
la médication. En attendant, elle me donna un calmant et me dit
: Vous dormirez bien, parce que le calmant est très fort . La
plaie suppurait toujours et il métait toujours très douloureux
de menlever le pansement. On le faisait deux fois par jour, le
matin, après le café, et le soir, avant de mendormir. Ce soir
là, alors que je me préparais à dormir, après les soins, la plaie
me fit souffrir dune souffrance régulière, comme toujours. Mais
au bout dune heure ou deux, elle commença à me faire souffrir
dune souffrance si terrible que je ne savais comment ni où poser
ma jambe. Je la serrais entre les mains, pleurais et me lamentais
de cette détresse. Je navais pas le courage dappeler mes soeurs,
et dailleurs, comment auraient-elles pu maider ? Depuis si longtemps
elles faisaient ce quelles pouvaient... sans aucun résultat.
Il séleva en moi la pensée suivante : peut-être le Christ décidera-t-il
de guérir ma jambe par lintermédiaire de son Serviteur Charles
Ier, empereur dAutriche ? Cependant, honnêtement, jusqu'à maintenant,
je ne me suis tournée vers aucun saint en vue de la guérison de
ma jambe. Puis, assise sur mon lit et tenant ma jambe entre mes
deux mains, je me suis adressée au Serviteur de Dieu Charles dAutriche
avec ces simples paroles : Avant toute chose, je vous prie de
me pardonner davoir si peu apprécié votre intercession et je
vous prie dintercéder pour moi auprès de Jésus, pour quil guérisse
ma jambe, si telle est la volonté de Dieu. Et à cet instant même
je mendormis, car je ne me souviens plus de rien ".
Daprès un rapide calcul des heures écoulées, en se basant sur
les témoignages, on a déduit que cest vers 23 heures que sur
Maria Zita a supplié le Bienheureux Charles dintercéder pour
elle ; et, à son réveil, après deux heures à peine, elle saperçut
que, pour la première fois depuis tant dannées, elle ne ressentait
plus aucune douleur. Après quatre autres heures, réveillée à nouveau,
lévénement extraordinaire se présentait à ses yeux dans toute
sa stupéfiante évidence : pour le première fois, elle remuait
librement la jambe, se levait toute seule de son lit, pouvait
marcher de façon normale, et la plaie sétait même fermée !
Elle eut entièrement la force de se rendre à la chapelle, comme
le relate une de ses soeurs : " Elle sest agenouillée, ce qui
ne lui était plus possible depuis si longtemps. Grande fut la
stupeur et nombreuses les questions ; mais elle se contenta de
dire : Je vais bien, jai été guérie par lempereur Charles.
Il ma aidée ! Quant à la plaie, elle était fermée, et elle
pouvait se passer du pansement ".
A partir de ce moment et dans les trente-quatre années qui suivirent,
cest-à-dire jusqu'à sa mort, sur Maria Zita na plus ressenti
aucune gêne à la jambe droite : de cette façon, elle put reprendre
sa vie normale, qui était plutôt fatigante puisquelle était supérieure
de la maison, sans plus ressentir dincommodités ou de faiblesses
à cause de limportante affection dont elle avait souffert.
A lunanimité, tant de la part des médecins que de celle des théologiens
qui ont examiné son cas à Rome, cette guérison a été déclarée
scientifiquement inexplicable, et due à la prière adressée au
Bienheureux Charles dAutriche.