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Serviam remercie vivement l'Ecole d'Evangélisation JEUNESSE LUMIERE, Pratlong, 81330 - VABRE,
de son aimable accord de reproduction

Une oeuvre née du coeur du Padre Pio:.
" La Maison du Soulagement de la Souffrance "

Le grand hôpital qui se dresse à côté du couvent de San Giovanni Rotondo, sur le flanc de la montagne, dont le nom est " Maison du Soulagement de la Souffrance " est une oeuvre née de la compassion que le Padre Pio ressentait pour les nombreux malades qui se pressaient autour de lui, lui demandant des grâces. Seul l'Amour pouvait lui donner une idée aussi folle et la possibilité de la réaliser. Tout seul dans sa communauté. Sans avoir un seul lobby financier derrière lui. Une aventure unique en son genre va prendre corps prêt de ce petit couvent de San Giovanni Rotondo, grâce à la présence d'un Ami de Dieu.
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Autour du couvent: un désert depuis des siècles; sur le plateau une étendue de champs au sol aride et pierreux. La proche montagne est flanquée de durs rochers entre lesquels pousse une herbe sauvage bonne pour les moutons. Le village est lointain avec ses traditions sympathiques, un grand attachement aux saints, avec en tête la Vierge des Grâces, qui unie le couvent et le village en culte séculier.

Peu à peu en ce début de XX° siècle, avec quelques maisonnettes au milieu des amandiers, le désert commence à reculer. Une véritable route, l'eau aux fontaines publiques, l'électricité, d'autres signes de changement, grâce à Padre Pio qui, par sa présence, brise l'isolement du plateau du reste du monde.

Pour tout le monde le projet de bâtir un hôpital en une zone dépourvue d'industries, sur le dos d'une montagne rocheuse et sans bailleurs de fonds est une idée dénuée de bon sens. Pas pour tout le monde, cependant. Padre Pio porte le projet dans sa prière. La prière, il l'a voulu comme fondement de son oeuvre. Il enseigne que le soulagement de la souffrance sans la spiritualité chrétienne de l'amour pour les souffrants ne donne pas de plénitude à l'assistance hospitalière.

Oui, l'oeuvre est née exclusivement de l'amour de Dieu pour les hommes à travers le coeur d'un homme choisi pour cela: Padre Pio. Elle a été réalisée grâce à la générosité d'une multitude incalculable de fidèles qui continuent à l'alimenter et elle a pour fondement la spiritualité du Padre Pio.

La prière, fondement de l'oeuvre de la " Maison du Soulagement de la Souffrance ".
Les fondements de l'oeuvre de la Maison du Soulagement de la Souffrance reposent depuis son origine sur la prière intense et jamais interrompue des Groupes de Prière de Padre Pio, dont voici l'histoire.

Après la seconde guerre mondiale au XX° siècle, le Pape Pie XII invite les catholiques à se réunir en de petites communautés de prière, pour implorer du Seigneur, toute grâce nécessaire pour la construction morale de la société, après la cruelle tragédie meurtrière, qui laisse le monde abattu et bouleversé jusqu'au désespoir.

Padre Pio recueille le message du Pape et propose à ceux qui viennent à San Giovanni de se réunir en de petits groupes sous la conduite d'un prêtre, pour élever au Seigneur la prière la plus ardente de façon communautaire, suivant les indications du Pape. Dès 1950, ces groupes de prière s'intensifient en centaines. Padre Pio ne se soucie pas de donner une véritable organisation, mais au moment d'inaugurer son oeuvre, la Casa Sollievo della Sofferenza, il mobilise ses Groupes pour obtenir des prières pour la réussite de l'oeuvre qui va surgir.

Dans son discours du premier anniversaire en mai 1957, Padre Pio dit: " Les fils de l'oeuvre, qui en toutes les parties du monde se réunissent pour prier en commun, selon l'esprit du Séraphique Père saint François et selon les directives et les intentions du Pape, devront trouver ici la maison commune de leurs Groupes de Prière. ".
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Au dixième anniversaire de l'oeuvre, le 5 mai 1966, il insiste:  " Mon souvenir et ma pensée paternelle s'adressent de façon toute particulière aux Groupes de Prière... Avec la " Casa Sollievo ", ils sont les positions avancées de cette Citadelle de la charité, des pépinières de la foi, des foyers d'amour, dans lesquels le Christ en personne est présent chaque fois qu'ils se réunissent pour la prière et l'Agape Eucharistique, sous la conduite de leurs Pasteurs et Directeurs spirituels.
C'est la prière cette force qui unie toutes les âmes bonnes qui fait tourner le monde, qui renouvelle la conscience, qui soutient la " Casa ", qui réconforte les personnes qui souffrent, qui guérit les malades, qui sanctifie le travail, qui élève l'assistance médicale, qui donne la force morale et la résignation chrétienne à la souffrance humaine, qui répand le sourire et la bénédiction de Dieu sur chaque faiblesse.
Priez beaucoup, mes fils, priez toujours sans jamais vous lasser, parce que c'est justement à la prière que je confie cette oeuvre, que Dieu a voulue et qui continuera à exister et à prospérer, grâce à l'aide de la Divine Providence et à la contribution spirituelle et de la charité de toutes les âmes qui prient ".

Ces paroles du Padre Pio sont claires et expliquent, sans équivoque, pourquoi il a voulu les Groupes de Prière installés dans son oeuvre et il en a donné l'explication: l'oeuvre de charité, telle la " Casa Sollievo della Sofferenza " ne se soutient que par la prière.

Les Groupes après la mort de Padre Pio se sont répandus dans le monde entier et sont plusieurs milliers. Le Saint Siège a approuvé le 3 mai 1986 les Statuts des Groupes de Prière du Padre Pio..
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Où il n'y a que le désert... vie et charité explosent de toute part !.
Entre la montagne aride et des champs stériles, sur un morceau du promontoire du Gargano, le petit couvent en solitude de San Giovanni Rotondo. Un jour, y arrive un simple frère, qui déjà a fait parler de lui dans les communautés capucines de sa province monastique, à partir du Samnium jusqu'au Molise et aux Pouilles, à cause de ses qualités spirituelles, mais aussi à cause des étranges phénomènes se produisent en sa personne et autour de lui. Santé délicate, on l'envoie à San Giovanni Rotondo pour changer d'air en plein été.

Comme en d'autres lieux, il commence à attirer l'attention de personnes pratiquantes fréquentant le couvent solitaire, loin de deux kilomètres de l'agglomération urbaine. Il se forme autour de lui un petit cercle de femmes auxquelles il tient des entretiens spirituels.
Ce sont elles qui s'aperçoivent, les premières, au début de 1918, que quelque chose de mystérieux s'est produit en sa personne, parce qu'il essaye de cacher les mains dans les bords de sa bure. Le 20 septembre, il a reçu les stigmates de la crucifixion. La chose se répand, et le couvent est assiégé par des foules de tous les villages, et beaucoup de malades lui demandent des grâces. L'humanité souffrante l'assiège, et commence à mûrir en lui l'idée d'un hôpital à bâtir sur la montagne.
Un long mûrissement qui émerge au début de 1940 par la constitution d'un comité pour trouver les fonds nécessaires, en répandant partout l'initiative. Mais il faut attendre la fin de la guerre pour passer aux faits. Les premiers travaux commencent, sur sollicitation du Padre Pio, avec un tracé de route au bas de la pente de la montagne.

L'automne 1947, Barbara Ward, journaliste anglaise de l'important quotidien " The Economist ", accompagné à San Giovanni Rotondo par un ami de Padre Pio, Bernardo Patrizi, s'étant rencontré avec Padre Pio, prend à coeur l'oeuvre naissante et elle promet de l'aider.
Quelques mois après, le Congrès des Etats-Unis d'Amérique, sur une proposition de Mr. Jackson, conseiller délégué de l'UNRRA, fiancé à Barbara Ward, accorde au Padre Pio une donation de quatre cent millions de lires pour son hôpital, pour honorer la mémoire d'un illustre pouillais, Fiorello La Guardia, fameux maire de New York, président de l'UNRRA, décédé depuis peu. Une somme considérable dont le gouvernement italien confisque cent cinquante millions.
Barbara Ward revient à San Giovanni Rotondo en octobre 1950 avec Mr. Jackson, désormais son mari, et elle peut voir le fruit concret de son intérêt pour l'oeuvre. Dans la petite chapelle de l'hôpital, le vitrail représente la Vierge à l'Enfant, celle-ci a le visage de Barbara Ward.

Les collaborateurs du Padre Pio pour la Maison du Soulagement de la Souffrance sont nombreux. Pour n'en citer que deux: Angelo Lupi de Pescare, génial auteur du projet, rude à l'apparence mais riche en sentiments, c'est le providentiel constructeur matériel de l'oeuvre. Guglielmo Sanguinetti, médecin, le chef charismatique qui donne l'impulsion aux groupes de prière, à la revue La Casa et à tout le substrat moral et idéologique de l'oeuvre. Tous les amis du Padre sont mobilisés pour son oeuvre.

Ainsi, il a suffit que la Providence place Padre Pio dans ce désert du Gargano, pour qu'une transformation extraordinaire s'y produise. Voici ce que rapporte un témoin de l'époque Paolo Nomade. Il revient à San Giovanni Rotondo 9 ans après les débuts de la seconde mondiale. Cette région est restée " depuis un temps immémorable, dans une immobilité hiératique ", mais s'il retrouve " le couvent pauvre et sans prétentions ", la montagne n'était plus la même: "... du côté de la montagne qui servait de paroi à l'agglomération et montait en haut comme une muraille antédiluvienne, s'élevait un palais enchanté, un palais né en ce bien tourmenté après-guerre, surgi dans la déchirure du plus ingrat terrain qu'ait les Pouilles. La foi avait remué la montagne ! "

" La Maison du Soulagement " est inaugurée le 5 mai 1956. Le nombre des hospitalisés est tellement élevé que Padre Pio pour le premier anniversaire demande que l'on double le nombre de lits et l'on passe à 600. L'année suivante, troisième anniversaire d'inauguration, il donne lui-même le coup d'envoi des travaux: de la clinique, il appuie sur un bouton du détonateur et fait éclater une mine sur la montagne. A plusieurs reprises les agrandissements ont lieu. En 2001, est fêté 45 ans d'expansion de la clinique.
Aujourd'hui, elle comporte 2500 lits et un personnel de 2500 effectifs. Elle vit des dons des bienfaiteurs, est propriété du Vatican selon la volonté expresse de Padre Pio. Ainsi, le 25 mai 1985, le Saint Père Jean-Paul II bénit la première pierre de la Maison pour personnes âgées et la Polyclinique. A la petite chapelle initiale est venue s'ajouter une grande chapelle contemporaine.

Qui a choisi de travailler à l'hôpital du Padre Pio ne peut ignorer ou trahir les principes desquels s'inspire l'assistance au malade pour donner le soulagement à la souffrance. L'essence de la pensée du Padre Pio se trouve dans les paroles qu'il dit aux médecins qui vont prendre leur service à sa clinique: " vos médicaments ne servent à rien, si vous ne portez pas l'amour au lit du malade ". Dans son discours inaugural la pensée du Père surgit avec évidence et sans aucune hésitation: son hôpital doit être " temple de prière et de science ". Non un hôpital quelconque, celui tant désiré par le " Padre ", mais un hôpital caractérisé par une haute qualification humaine et chrétienne: au malade portez l'amour.

Padre Pio a voulu que sa " Maison du Soulagement ", ne soit pas qu'un lieu de soin pour les maladies du corps, mais aussi et surtout un " temple de prière ". Avant que l'oeuvre ne commence à fonctionner, il y a destiné un aumônier, son confrère, pour qu'il s'occupe des besoins spirituels des hospitalisés, mais aussi du personnel. De ce seul et unique aumônier, on est passé, avec l'évolution de l'hôpital, aux actuels cinq prêtres, tous de l'Ordre des Capucins.
Il a voulu avoir aussi, avant que l'hôpital ne soit ouvert, une communauté de religieuses, responsables des divers services hospitaliers, mais aussi de la formation du personnel. Cela a pu se réaliser en 1958, avec l'institution de l'école-pensionnat pour infirmières professionnelles, auxquelles se sont ajoutés ensuite les élèves infirmiers.
Dès lors cette école a donné le diplôme à des centaines de filles et de garçons, dont une partie est entrée dans les cadres de l'hôpital et les autres répandus un peu partout. A l'école des infirmières et des infirmiers s'est ajoutée celle des sage-femmes et des techniciens en radiologie. Durant la formation, en plus des connaissances professionnelles sont données des normes de conduite morale et des enseignements religieux desquels les élèves tirent un grand profit.

Le Bienheureux Padre Pio nous a donné de son coeur blessé, de ses mains et pieds ensanglantés durant 50 ans, une oeuvre de miséricorde et le soulagement de la souffrance humaine: ce beau palais blanc adossé au flanc de la montagne, visible de très loin en s'approchant de San Giovanni Rotondo. Comme un signe, un signe pour ne pas oublier que nous cheminons tous ensemble vers un passage incontournable celui de notre mort et qu'une des étapes, parfois la dernière, peut être la maladie. Mais en ce lieu, l'on ressent de suite par une sorte de contact invisible permanent que tout souffrant est aimé, corps et âme.
Les soignants sont aussi les signes de cette charité ambiante qui reconnaît à l'homme blessé toute sa dignité, sa capacité à aimer et être aimer. La spiritualité du bienheureux Padre Pio se transmet à travers les générations qui se succèdent en ce lieu. Elles y véhiculent toujours le même courant de spiritualité chrétienne, souvent absent car inconnu en d'autres lieux similaires. Dans les couloirs de ce grand palais blanc, passe " quelque chose " de vraiment surnaturel qui donne à cet endroit tout le sens profond de son nom: la Maison du Soulagement de la Souffrance.
Et c'est un homme qui a souffert physiquement, moralement et spirituellement durant toute sa vie terrestre qui nous l'a donnée par amour. De sa blessure d'Amour et de sa constante prière ont coulé les plus belles grâces de compassion pour ses frères souffrants en humanité, dont le Christ nous a fait les héritiers sur la croix.

Jean-Louis Bru.
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Padre Pio:

" On a déposé dans la terre une graine qu'IL réchauffera de ses rayons d'amour. Une nouvelle milice faite de renoncements et d'amour est en train de naître pour la gloire de Dieu et pour le réconfort des âmes et des corps infirmes. Ne nous privez pas de votre aide, collaborez à cet apostolat de soulagement de la souffrance humaine, et la Charité divine qui ne connaît pas de limites et qui est la lumière même de Dieu et de la Vie Eternelle accumulera pour chacun de vous un trésor de grâces dont il nous a fait héritiers sur la croix ".

5 mai 1956 à l'inauguration de la Casa Sollievo

" Cette oeuvre, si elle était seulement soulagement des corps, serait seulement la constitution d'une clinique modèle, faite avec les moyens de votre charité, extraordinairement généreuse. Mais elle est stimulée et pressée à être un rappel actif à l'amour de Dieu, au moyen du rappel de la charité.
La personne qui souffre doit vivre en elle l'amour de Dieu au moyen de la sage acceptation de ses douleurs, de la méditation sereine de son destin à Lui. En elle l'amour pour Dieu devra se fortifier dans l'esprit du malade, grâce à l'amour envers Jésus&-Christ, qui émanera de ceux qui assistent l'infirmité de son corps et de son esprit. Ici, hospitalisés, médecins, prêtres seront des réserves d'amour, qui plus sera abondant chez quelqu'un, plus il pourra être communiqué aux autres ".

5 mai 1957, au premier anniversaire de l'inauguration.

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